Les risques sous-estimés de la nanorobotique

Posté par Auteur le 27 mai 2014

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Nous avons abordé bon nombre de sujets à travers les derniers articles sans s’attaquer à la nanotechnologie qui est pourtant l’un des moteurs du transhumanisme, cela pour plusieurs raisons. La nanotechnologie est un sujet d’inquiétude pour la communauté scientifique, c’est un phénomène tout à fait légitime et partagé parce que le réalisme s’impose. Quant à elle, la doctrine transhumaniste se veut naïve et faussement optimiste. Elle réduit l’homme à un être composé d’un corps charnel et d’un esprit issu de mécanismes simples. Cette réduction outrancière est meurtrière parce qu’elle permet l’acceptation globale de l’homme transhumain, hybride et artificiel. Cela fait de lui, par conséquent, un être non pas « amélioré » mais seulement « modifié ».

Ce que les transhumanistes semblent vouloir faire de l’être humain laisse penser que ce sont des apprentis-sorciers très peu informé de la complexité de notre structure biologique. L’être humain ne peut pas être un terrain d’expérimentation, sinon cela ferait de lui un cobaye soumis à une doctrine totalitaire sous couvert d’humanisme bio-technologique. Malheureusement, les scientifiques fous semblent de plus en plus nombreux, cela s’explique par le fait que le transhumanisme se positionne comme foncièrement libéral. Selon ses théoriciens, la loi du marché est l’une des conditions nécessaires à l’épanouissement de cette doctrine.

Les scientifiques fous sont de plus en plus nombreux parce que la loi du marché n’impose pas de barrières morales. Le fait de vendre ou d’acheter est devenu une liberté fondamentale depuis la Révolution française. C’est ainsi que cette liberté s’étendra, en tout logique, à la marchandisation de l’être humain. Nous sommes confrontés à un grand danger sous-jacent qui ne saute pas aux yeux immédiatement mais qui est bel et bien . Si nous avons des individus supérieurs cela implique qu’il existe également des individus inférieurs. La question des « races humaines » a été occultée au profit de l’augmentation des individus. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le racisme s’est déplacé, non plus sur une hérédité, mais sur une volonté d’acceptation. Insidieusement, les individus seront incités à accepter le transhumanisme avec tous ses risques fondamentaux sous peine de devenir les parias du nouveau monde. Ce racisme pernicieux est ingénieux parce qu’un individu non amélioré sera facilement repéré. Il ne possédera aucun implant technologique dans le corps.

Penchons-nous maintenant sur les risques inhérents à la nanotechnologie elle-même. La science s’applique à concevoir des nanorobots suffisamment petits pour pénétrer dans le corps humain, suffisamment mobiles pour se déplacer vers un lieu stratégique, suffisamment autonomes pour être en mesure d’agir par eux-mêmes. Ce sont évidemment les étapes ultimes du perfectionnement de cette nanotechnologie.

En ce qui concerne le premier point, les nanorobots ont déjà atteint une taille infinitésimale, le problème est donc réglé.

En ce qui concerne le second point, les nanorobots seront, initialement, certainement apportés, par des vecteurs, vers un endroit approprié. On peut penser que ces vecteurs seront des bactéries ou des virus modifiés jusqu’à ce que les nanorobots sachent se transporter eux-mêmes à travers le corps humain.

En ce qui concerne le troisième point, les nanorobots seront très certainement guidés, au début, à distance par un intervenant humain à travers un logiciel. Ces minuscules machines seront, dans tous les cas, connectées à l’Internet. À terme, ces nanorobots seront soit totalement autonome, c’est-à-dire suffisamment intelligents pour agir seuls, mais toujours en lien avec l’Internet, soit semi-autonome car guidés par une intelligence artificielle située en dehors du corps humain.

Les transhumanistes souhaiteront probablement que le cloud soit porteur de cette intelligence artificielle. L’hypothèse selon laquelle les nanorobots soient automatiquement contrôlée par un logiciel intelligent et autonome ne semble pas illogique. Cependant, nous ne connaissons pas encore les tenants et les aboutissants. Nous devons, par conséquent, nous contenter de cette fragile probabilité.

Il se peut également que les nanorobots agissent en totale autonomie sur les tâches techniques mais qu’une intelligence artificielle leur donne des instructions générales, notamment en ce qui concerne la stratégie et le lieu sur lequel ceux-ci doivent se rendre.

D’emblée, il y a plusieurs questions cruciales à se poser. Est-ce que cette intelligence artificielle sera totalement autonome. Si oui, contrôlera-t-elle l’ensemble des nanorobots simultanément à la manière d’une architecture informatique traditionnelle « client/serveur » ? Si non, quel groupe d’influence contrôlera cette intelligence artificielle ? Quels individus, ce groupe d’influence, ciblera-t-elle ? Sur quels critères ?

Le logiciel de contrôle, qu’il soit intelligent et autonome ou non, sera-t-il exempt de bugs ? Qui nous dit qu’il ne pourra pas commettre des erreurs et modifier malencontreusement le comportement des nanorobots ? Dans cette hypothèse plus ou moins globale de contrôle par le cloud, les nanorobots devraient forcément être, au minimum, partiellement autonomes. Cela implique d’embarquer un minimum d’intelligence artificielle à l’intérieur de ces nanorobots. Cependant, un programme étant forcément obsolète à un moment ou à un autre, il faudrait que celui-ci puisse se mettre à jour automatiquement à partir du cloud. Dans ce cas, qui éditera ce logiciel ? L’équipe chargée du développement du programme dépendra-t-elle d’un lobby transhumaniste, d’une multinationale ou d’un groupement d’intérêt ?

Abordons maintenant les risques de cette nanotechnologie. Est-ce que la matière dans laquelle les robots seront constitués sera suffisamment résistante pour ne pas se dissoudre ? Est-ce qu’il n’y a pas un risque de développement de cancer à cause de ces intrus ou de dommages collatéraux insoupçonnés ? Comment extraire ces nanorobots s’ils se mettaient à agir malencontreusement ? Existe-t-il au minimum un moyen d’extraction ? Cela semble plutôt improbable parce qu’il faudrait être en mesure de repêcher les robots défaillants dans le corps humain. Comment la technologie pourrait-elle facilement repérer de minuscules engins aussi éparpillés qu’en panne ?

Nous ne pouvons pas écarter le risque de piratage informatique. Si un groupe prenait possession du contrôle des nanorobots, il pourrait très bien, par exemple, demander une rançon sous peine de détruire des cellules critiques chez les porteurs visés. Ces pirates auraient, par conséquent, le contrôle absolu des individus. Leur moyen de pression serait gigantesque. Qui nous dit que ce ne serait pas certains dirigeants qui auraient choisi de prendre illégalement le contrôle des nanorobots ? En matière de sécurité informatique, nous ne sommes jamais assez prudent, tout peut arriver. La moindre faille entraîne, bien souvent, un système d’information altéré à la déroute. Il est nécessaire, alors, de revoir sa stabilité ainsi que son architecture car l’intrusion a ouvert une brèche incommensurable dans le « mur de la ville ».

La nanorobotique ressemble fortement à une utopie de milliardaire qui se réalisera, simplement parce qu’ils ont les moyens techniques et financiers de la mettre en œuvre. Ce que ces élites ont oublié c’est que, bien souvent, avant d’être des techniciens ce sont des rêveurs bornés. Si les élites étaient réalistes, elles ne confondraient pas la vitesse avec la précipitation. Un projet d’une telle envergure demande de la patience, de la rigueur, des tests sur quelques individus pendant plusieurs longues années. Les objets de leur passion ne sont plus des choses inertes mais des êtres humains, par conséquent, il est indispensable d’être rigoureux et de prévoir un plan de retour afin d’être en mesure de faire marche arrière si l’opération s’avérait désastreuse.

À les entendre, ce projet déboulera à toute vitesse pour venir se greffer dans notre corps à la manière d’une fléchette empoisonnée par inadvertance. On est en mesure de penser que les élites souhaitent imposer quelque chose de manière anticipée. Visent-ils, avant toute chose, des intérêts purement financiers ? Là est la question.

On dit que certains nanorobots seraient en mesure de contrôler les hormones de notre cerveau, c’est, paraît-il, un sujet d’étude militaire depuis une dizaine d’années. Je ne m’avancerai pas davantage pour éviter de déborder sur des suppositions, même si elles paraissent plus que probable. Dans tous les cas, avant de se voir implanter des nanorobots, il faudrait avoir la preuve de leur efficience. Tant que rien n’est démontré par de solides preuves, accepter de se faire injecter des nanorobots reviendrait à s’abaisser au rang de cobaye. Nous ne sommes pas des objets d’étude, et surtout, personne n’a le droit de nous imposer une telle volonté. Cependant, si les nanorobots pouvaient pénétrer dans notre organisme par les voies aériennes, nous serions directement confrontés au problème sans pouvoir le contrecarrer.

Si ces nanorobots étaient détournés de leur mission initiale, pour n’importe quelle raison, cela pourrait entraîner la mort simultanée de leurs porteurs. Cette hypothèse risque de ne jamais être officiellement abordée objectivement parce que les élites voudront rassurer la population afin de pouvoir vendre cette technologie le plus largement possible. Les masses seront très probablement invitées à payer pour recevoir dans leur organisme ces nanorobots parce qu’il semble évident que rien ne sera gratuit dans un monde libéral préconisé par la doctrine transhumaniste elle-même. Avant d’être améliorés, ces individus seront des clients. Ainsi les bénéfices permettront aux élites de financer davantage de recherches. Quel est l’intérêt de tout cela dans un monde déshumanisé et surtout artificiel ?

Nous sommes devant de sombres perspectives et ce ne sont pas les scientifiques de bonne volonté qui me contrediront. Pour conclure sur une note d’humour, à la manière de cette publicité des années 80, je dirai « les nanorobots ne passeront pas par moi ». Sur ce, soyez vigilants mais surtout, n’oubliez jamais de vous poser les bonnes questions.

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