• Accueil
  • > Recherche : transhumanisme danger

Résultats de votre recherche

Extrait du livre « de la gnose au transhumanisme »

Posté par Auteur le 22 février 2018

Extrait du livre

Pour découvrir l’extrait, avec sa mise en page, au format PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-extrait-30-pages.pdf

Copyright © 2017 Stéphane B.
Tous droits réservés
Œuvre protégée par horodatage électronique

L’histoire de la Gnose

Avant le Christianisme

Le monde avant le Christ était plongé dans la violence des ténèbres. La force physique prévalait sur toutes les vertus de l’esprit. L’humanité était donc en proie à la violence animale qui se décuple lorsque les pulsions ne sont pas maîtrisées par l’esprit. La Rome antique avec ses empereurs païens et tyranniques sont la représentation matérielle de cette cruauté. L’empereur se définissait comme le maître de la civilisation qui devait être adoré à l’image d’une idole païenne. La cruauté d’un tel dominateur était limitée à son caractère et à sa capacité d’imagination. Autant dire que lorsqu’un tyran s’érigeait à la tête d’un tel empire, l’ensemble des organes de la civilisation se mettait au service de sa cruauté.

Pour nous donner une idée de l’horreur de la condition des esclaves féminins au temps de la Rome païenne, découvrons un texte de Gougenot des Mousseaux.

L’esclavage des femmes sous Rome

La réalité vient encore ici briser une à une toutes nos illusions. Un caprice cruel et sanguinaire constituait le fond de l’humeur des dames romaines. Cela était vrai surtout aux heures critiques consacrées à réparer les oublis de la nature ou les injures des ans. Blasées sur les assassinats du cirque et de l’amphithéâtre, endurcies dès l’enfance au spectacle des punitions sanglantes infligées aux esclaves, ces douces matrones faisaient peser sur leur entourage ces petites et lâches vengeances dont les plus frivoles contrariétés faisaient bouillir en leur sang le désir. Malheur à ces pauvres esclaves, si le billet galant, attendu avec anxiété le matin, laissait s’écouler en vain l’heure cruelle de l’attente ! Si l’intrigue, habilement ourdie, mais dérangée sur sa route par les caprices de l’imprévu, venait à se délier sans résultat ; si le rendez-vous, donné dans le temple d’Isis, sanctuaire des turpitudes de l’adultère (Vouer chasteté à Isis pour tant de nuits pendant lesquelles on se livrait à la débauche), n’avait pu s’accomplir qu’en promesses et en vœux. Malheur à elles, enfin, si le miroir, dans sa franchise brutale, décelait de nouvelles et fâcheuses floraisons sur le visage de la maîtresse, ou bien une de ces altérations subites que la débauche y empreint, comme un témoin de son passage.

Dans les maisons de haut parage, plus de deux cents esclaves, attachées au service personnel de la matrone, expiaient le malheur de leur condition en payant de leurs larmes et de leur sang tout incident qui provoquait la quinteuse et farouche humeur du despote féminin. C’était dépouillées jusqu’à la ceinture qu’elles approchaient de leurs maîtresses, soit à l’heure de la toilette, soit au moment où elles recevaient l’ordre de comparaître pour se prêter aux corrections, dont l’instrument vulgaire était un fouet de fil d’archal garni à ses extrémités de nœuds ou de petites boules de métal. Des épingles, longues de plusieurs pouces, jouaient un rôle habituel dans ces vengeances de la coquetterie ; et lorsqu’une boucle importune persistait à contrarier l’aspect qu’elles prétendaient imposer à leur visage, ces fières matrones ne parvenaient à calmer leur impatience qu’en les dardant au sein ou dans les bras de leur coiffeuse.

Ovide, ce trop savant conseiller des belles, leur donne l’avis de maîtriser leur cruauté et leur emportement lorsque l’œil de l’amant suit les progrès de leur toilette. Que ton esclave alors n’ait rien à craindre de tes ongles ! Je hais l’humeur sanguinaire qui lui perce le bras avec des épingles !… Lalage, dit Martial, jette le miroir à la tête de sa malheureuse esclave ; elle la bat, lui arrache les cheveux et la renverse à terre. Faveur insigne cependant, tant il est heureux pour l’accusée de recevoir les coups de la main furibonde de sa maîtresse ! Sinon la punition revêt un caractère autrement terrible. Une esclave, endurcie aux rigueurs de ce ministère, accourt aux éclats de voix de la matrone, saisit sans pitié la délinquante et la suspend par les cheveux, tantôt à une colonne, tantôt au montant d’une porte ; puis, dans cette posture, elle lui sillonne le dos à l’aide de courroies de cuir de bœuf, ou avec des cordes garnies de nœuds pénétrants. Le supplice dure jusqu’à ce que, l’exécuteur tombant de fatigue, la maîtresse s’écrie d’une voix de tonnerre : Assez, disparais.

Une criminelle insigne attend son arrêt. Qu’a-t-elle fait ?… Elle a laissé tomber sur les pieds de sa maîtresse l’étui d’un miroir. Va-t-on lui attacher aux jambes un anneau de fer et une chaîne telle que la traînent les galériens ? Mais qu’y aurait-il alors d’exquis dans sa torture ? Des milliers d’esclaves en supportent de pareilles, sans avoir provoqué le moindre châtiment, et par cela seul qu’elles sont esclaves, que l’usage le veut. Que sera-ce donc ? La voici garrottée à un bloc pesant et creusé des deux côtés, qui l’enserre, se fixe aux cuisses, au-dessus du genou, lui sert de siège et la suit partout, jour et nuit, péniblement traîné. Fermons les yeux aux détails de ce supplice, car il ne répugne pas moins à la juste délicatesse des sens qu’il n’afflige le cœur. Pour l’apprécier, sachons que les jeunes épouses le réservaient de préférence aux esclaves qui avaient eu le malheur de plaire au maître avant son mariage et de se trouver leurs rivales par anticipation. Et comment craindre d’exagérer le récit de la tyrannie des matrones, dans cet âge de fer, où les poètes, l’histoire des mœurs domestiques, le langage vulgaire nous offrent à chaque instant les noms génériques et variés des instruments et des modes de torture spécialement affectés à ces êtres de douleur.

Réglant ses actes sur ses croyances, l’homme du paganisme, qui se figurait descendre des dieux ou des héros, eût-il été raisonnable de s’abaisser à voir un frère dans son esclave ? La doctrine de l’égalité morale, transmise seulement par la religion qui enseigne à l’homme l’unité de la race humaine, ne pouvait descendre de génération en génération avec le sang. Et trop souvent les bourreaux d’esclaves, exaltés par la fortune, oubliaient qu’eux-mêmes ou leurs pères avaient vécu sous le fouet et la chaîne, jusqu’à ce que plus de bonheur ou d’infamie les eût arrachés à l’esclavage.

(Gougenot des Mousseaux, 1845, p. 36 à 39)

Toutefois, la civilisation romaine était bel et bien supérieure aux peuplades barbares qui n’étaient pas organisées mais soumises à l’esprit de meute. Nous retrouvons ces vérités dans les écrits des Pères de l’Église : des hordes déferlaient sur les villages. La cruauté guerrière des Normands peut aider à se représenter la violence des Goths.

Pillage de Hambourg en 845

Les Normands attaquèrent aussi le royaume de Louis cette même année 845. Ils donnèrent trois combats en Frise : dans le premier ils furent abattus ; mais ils eurent l’avantage dans les deux autres. Ils entrèrent dans l’Elbe avec six cents bâtiments, sous la conduite de Roric leur roi, descendirent à Hambourg, et surprirent tellement les habitants en l’absence du comte, qu’on n’eut pas le loisir d’assembler les gens du pays. L’archevêque S. Anscaire, qui y résidait, voulut d’abord défendre la place, en attendant un plus grand secours, mais voyant qu’il ne pouvait résister aux ennemis, qui assiégeaient déjà la ville, il songea à sauver les reliques : ses clercs se dispersèrent de côté et d’autre, et lui-même échappa à peine sans manteau. Le peuple s’enfuit de tous côtés, quelques-uns furent la plupart tués : les barbares, étant arrivés le soir à Hambourg, y demeurèrent un jour entier et deux nuits, pillèrent et brûlèrent tout. Cet incendie consuma l’église que le saint évêque avait fait bâtir avec grand soin, le monastère et la bibliothèque, composée entre autres de livres très-bien écrits, donnés par Louis le Débonnaire. Enfin il ne resta que ce que chacun trouva sous sa main et put emporter avec lui. S. Anscaire, ayant ainsi perdu en un moment tout ce qu’il avait amassé depuis son épiscopat, ne témoigna aucun chagrin, mais répéta souvent ces paroles de Job : Le Seigneur me l’a donné, le Seigneur me l’a ôté.

(Abbé Fleury, aux alentours de 1691, p.279)

Cependant, la victoire de ces tribus put avoir lieu après la décadence de Rome, donc au début de l’ère chrétienne.

Le Christianisme

Prenons conscience de l’importance de Jésus-Christ qui vint instruire les Hébreux de la vérité du Père. Le vrai Dieu créateur engendra notre monde et tout y fut parfait. Regardons autour de nous pour prendre conscience de la beauté du monde : les paysages, les minéraux, les végétaux, les animaux et les hommes. L’équilibre de la nature est surprenant : tout y est réglé.

L’extrême n’existe pas dans le règne animal, les animaux mangent pour vivre et non l’inverse. Il leur manque deux éléments fondamentaux pour ressembler à l’être humain : la parole et le pouce.

Ainsi, l’animal n’est pas en mesure de créer des structures évoluées. Sa conscience est certainement limitée à ses capacités physiques, bien sûr, il ne s’agit que d’une simple spéculation. Mais l’homme, quant à lui, est responsable de chacun de ses actes parce qu’il possède une conscience développée qui lui permet de formuler des mots. Ainsi, l’homme peut comprendre les notions abstraites et accéder aux lois invisibles qui régissent et organisent le monde. Dieu nous a permis de comprendre Ses lois.

Ajoutons à ceci le pouce applicable aux autres doigts et l’homme est en mesure de créer. Dieu nous a donné une capacité créatrice qui est, heureusement, limitée au travail de la matière. Si seulement l’homme contemporain prenait conscience de tout ceci, il saurait se comporter dignement pour rendre hommage à Son créateur.

Jésus-Christ, modèle pour l’humanité

Il faudrait commencer par la vie de Jésus-Christ même : il est le modèle comme la source de toute perfection. Il nous a donné l’exemple, afin que nous fassions comme il a fait ; et c’est en des grands biens de l’incarnation, que le Verbe se soit rendu sensible, pour être non-seulement l’objet de notre admiration, mais la règle sur laquelle il faut redresser nos mœurs. Je sais bien que cette vie si divine n’a pu être écrite dignement, que par ceux qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie, qui l’avaient ouï de leurs oreilles et touché de leurs mains, et qui étaient animés de son esprit ; mais du moins chacun peut-il remarquer, selon sa portée, ce qui lui semble le plus propre à être imité par les hommes, laissant aux autres à y en découvrir infiniment davantage, selon qu’ils sont plus avancés dans l’oraison et dans la pratique des vertus chrétiennes.

(Abbé Fleury, 1682, p. 179)

Jésus-Christ, Fils de Dieu, est le réformateur de l’humanité. Il a mis un terme à la barbarie en enseignant aux apôtres l’amour de Dieu et la charité applicable envers son prochain. Il s’agit des deux plus grandes lois divines. Découvrons Sa vie grâce à l’extrait, de l’un des ouvrages de l’abbé Fleury, intitulé « les mœurs des Israélites et des chrétiens ».

La vie de Jésus-Christ

Comme la religion chrétienne n’est pas une invention des hommes, mais un ouvrage de Dieu, elle a eu d’abord sa perfection, aussi bien que l’univers. Il faudrait avoir perdu la raison, dit Tertullien, pour s’imaginer que les apôtres aient ignoré quelque vérité utile au salut, et que dans la suite des siècles on n’ait rien trouvé, touchant les mœurs et la conduite de la vie, de plus sage et de plus sublime, que ce que Jésus-Christ leur a enseigné. Mais cette doctrine si excellente a produit différents effets, suivant la différente disposition des hommes qui l’ont reçue, et les différentes mesures de grâces dont Dieu l’a accompagnée. Les vrais Israélites déjà instruits par la tradition de leurs pères, et par la lecture des écritures saintes, élevés dès le berceau dans la connaissance du vrai Dieu et l’observation de sa loi, se trouvèrent disposés à la pratiquer dans sa perfection, sitôt que cette perfection leur eut été découverte, et qu’ils eurent compris quel salut le Messie leur devait procurer, quel devait être son royaume. Il était bien plus difficile d’amener à la perfection les Gentils, qui avaient vécu jusque-là sans Dieu et sans loi, accoutumés à se laisser mener comme des bêtes devant des idoles insensibles, et à se plonger dans le crime. C’est donc chez les chrétiens de la première église de Jérusalem, qu’il faut chercher l’exemple de la vie la plus parfaite, et par conséquent la plus heureuse qui puisse être sur la terre.

Il faudrait commencer par la vie de Jésus-Christ même : il est le modèle comme la source de toute perfection. Il nous a donné l’exemple, afin que nous fassions comme il a fait ; et c’est en des grands biens de l’incarnation, que le Verbe se soit rendu sensible, pour être non-seulement l’objet de notre admiration, mais la règle sur laquelle il faut redresser nos mœurs. Je sais bien que cette vie si divine n’a pu être écrite dignement, que par ceux qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie, qui l’avaient ouï de leurs oreilles et touché de leurs mains, et qui étaient animés de son esprit ; mais du moins chacun peut-il remarquer, selon sa portée, ce qui lui semble le plus propre à être imité par les hommes, laissant aux autres à y en découvrir infiniment davantage, selon qu’ils sont plus avancés dans l’oraison et dans la pratique des vertus chrétiennes.

D’abord nous voyons dans Jésus-Christ les vertus de l’enfance. Il était docile et soumis à ses parents, il se rendait aimable à tout le monde. Car il est dit qu’à mesure qu’il croissait en âge, il croissait aussi en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes. De tout le reste de sa jeunesse jusqu’à l’âge de trente ans, nous n’en savons autre chose, sinon qu’il demeura dans la petite ville de Nazareth, passant pour le fils d’un charpentier, et charpentier lui-même. Ce silence de l’histoire exprime mieux qu’aucun discours l’état de retraite et d’obscurité où Jésus-Christ a voulu passer la plus grande partie de sa vie, lui qui n’était venu que pour éclairer le monde. Il a donné trente ans à la vie privée, et seulement trois ou quatre ans à la prédication et au ministère public, pour montrer que le devoir général de tous les hommes est de travailler en silence, et qu’il n’y en a qu’un petit nombre qui doivent se donner aux fonctions publiques, seulement pour autant de temps que l’ordre de Dieu et la charité du prochain les y oblige.

Le métier qu’il choisit, est digne de réflexion. Vivre du travail de ses mains, est un état plus pauvre que d’avoir des terres à cultiver ou des bestiaux à nourrir. Soit qu’il travaillât pour les bâtiments, soit qu’il fit des charrues et d’autres instruments pour le labourage, comme porte une ancienne tradition, toujours est-il constant que son métier était rude et pénible, mais utile, et même nécessaire à la société, et par conséquent plus honnête que ceux qui servent pour le luxe et pour le plaisir. Il passa aussi toute sa jeunesse attaché à sa famille et au lieu où il avait été élevé, menant une vie libre et honnête, mais sérieuse et occupée, portant la peine imposée à tous les hommes en la personne d’Adam, et donnant continuellement des exemples des deux vertus qu’il a le plus recommandées, la douceur et l’humilité.

Avant que de commencer l’ouvrage de sa mission, il s’y prépare par le baptême, la prière et le jeûne. Il n’avait pas besoin de ces préparations, c’était, comme il dit lui-même, pour accomplir toute justice, et nous en donner l’exemple. Son jeûne de quarante jours et de quarante nuits sans manger, est ordinairement regardé comme un miracle, aussi bien que ceux de Moïse et d’Élie. Mais je ne sais si nous connaissons bien les forces de la nature.

Saint Augustin dit avoir appris de personnes dignes de foi, que quelqu’un était arrivé à quarante jours sans prendre aucune nourriture ; et Theodoret témoigne que saint Simon Stylite avait déjà passé vingt-huit carêmes de la sorte, après être arrivé par degrés à cette prodigieuse abstinence. On voit encore aujourd’hui des Indiens idolâtres être des vingt jours et plus sans prendre de nourriture.

Pendant ce jeûne, et dans cette affreuse solitude, à quoi s’occupait Jésus-Christ, sinon à prier ? Mais qui oserait parler de son oraison ? Méditons humblement ce que l’Écriture nous en rapporte ; entre autres cette adorable prière que nous voyons dans saint Jean, et ne perdons rien de tout ce qui nous est dit de sa manière de prier. Il priait la nuit, et quelquefois les nuits entières. Il priait à découvert, dans un jardin, sur les montagnes, dans les déserts, seul et à l’écart ; il levait les yeux et les mains au ciel ; il se mettait à genoux et se prosternait contre terre, marquant en tout son profond respect pour son père.

Il souffre d’être tenté pour nous animer, par son exemple, à combattre contre le démon ; et il ne se défend contre ses attaques, que par des passages de l’Écriture, pour nous apprendre entre autres choses à la méditer sans cesse, et y chercher les règles de notre conduite, pour nous déterminer en toutes les occasions.

Il commence ensuite à paraître, et à mener une vie qui est le modèle de celle des prêtres, des évêques et de toutes les personnes publiques. Son occupation principale est d’instruire et de convertir. Il est venu, comme il dit lui-même, chercher et sauver ce qui était perdu. Il attire les yeux et les cœurs de tout le monde, par les guérisons des malades et les autres miracles, qui d’ailleurs étaient nécessaires pour établir sa mission. C’est ce que les saints évêques ont imité, même sans avoir le don des miracles, en s’attirant le respect et l’amour des peuples par les grandes aumônes, par la protection des personnes opprimées, par l’accord des différends, et les autres bienfaits sensibles. Mais les miracles mêmes ont donné à Jésus-Christ la matière de bien des vertus imitables ; de simplicité, d’humilité, de patience. Il faisait ses miracles sans empressement, sans faste, sans ostentation, sans se faire prier que rarement, pour exercer et faire paraître la foi de ceux qui les demandaient. Il cachait ses miracles avec autant de soin que les autres hommes cachent leurs crimes. Il semble attribuer les guérisons plutôt à la foi des malades qu’à sa puissance. Aussi fit-il très peu de miracles à Nazareth, à cause de l’incrédulité du peuple. Il en rend toute la gloire à son père : je ne puis rien faire, dit-il ; mon père qui demeure en moi, est celui qui fait ces œuvres.

Quelle patience ne fallait-il point pour supporter cette multitude incroyable de malades, pauvres et misérables pour la plupart, qui le suivaient continuellement, qui s’empressaient pour le toucher, et qui se jetaient sur lui ? On le voit lorsqu’il guérit la femme affligée d’une perte de sang, et lorsqu’il dit à ses disciples de se servir d’une barque, de peur qu’il ne fût accablé de la foule. S’il était dans une maison, toute la ville s’amassait à la porte ; on l’y assiégeait, on ne lui donnait pas le temps de manger. Il fut réduit à ne pouvoir entrer dans les villes qu’en cachette, et à demeurer le plus souvent dehors dans les déserts, où toutefois le peuple ne laissait pas de s’assembler autour de lui en grandes troupes, comme il paraît par les cinq mille hommes qu’il y nourrit. De là vient qu’il se retirait sur les montagnes pour prier, qu’il y employait les nuits, qu’il dormait en passant lorsqu’il le pouvait, comme dans la barque pendant la tempête. Sa vie était alors plus pénible que quand il travaillait de ses mains. Car il n’en avait plus le loisir, puisqu’il souffrait que des femmes le suivissent pour le servir de leurs biens, et qu’il gardait quelque argent, dont Judas était le dépositaire ; tant Jésus estimait peu l’argent. Du peu qu’il en avait, il donnait l’aumône ; mais il en manquait, lorsqu’il fut obligé de faire trouver à saint Pierre, par miracle, de quoi payer le tribut des premiers-nés : qui n’était qu’un demi-sicle, c’est-à-dire environ seize sous de notre monnaie.

En effet, il vécut toujours dans une grande pauvreté. Il dit lui-même qu’il n’avait pas où reposer sa tête : c’est-à-dire qu’il ne logeait que par emprunt, chez ceux qui voulaient bien le retirer. À sa mort, on ne voit pas qu’il eût d’autres biens que ses habits. Il dit qu’il n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. Il voyageait à pied, et quand il monta sur un âne, pour entrer à Jérusalem, on voit bien que ce fut une action extraordinaire. Il marchait par le chaud du jour. Quand il rencontra la Samaritaine, il est dit qu’il était environ midi, et qu’il se reposait sur le puits, étant fatigué du chemin. Car bien qu’il fût le maître de la nature, on ne voit point qu’il ait fait de miracles pour sa commodité particulière ni pour s’épargner de la peine. Il est dit une seule fois que les anges vinrent le servir ; pour montrer ce qui lui était dû, s’il eût voulu en user.

En cette même rencontre de la Samaritaine, on voit son extrême modestie, puisqu’il est dit, que ses disciples s’étonnaient qu’il parlât à une femme. Aussi ses ennemis n’ont jamais osé inventer aucune calomnie qui attaquât sa pureté. Ce n’était point toutefois une modestie contrainte : rien n’était feint ni affecté dans celui qui était l’ennemi déclaré de l’hypocrisie, et la vérité même. Ses manières étaient simples, aisées, naturelles, vives. Il regardait les gens en face, comme ce jeune homme qu’il prit en affection, pour la bonne volonté qu’il témoignait. Il est dit souvent qu’il étendit la main, ou qu’il fit quelque autre geste marqué. Quelquefois par ses regards et par ses paroles il faisait paraître de l’étonnement, de l’indignation, de la colère, de la peine à souffrir l’incrédulité des hommes ; d’autrefois il montrait de la tendresse, comme quand il faisait approcher des enfants, leur imposait les mains et les embrassait, pour recommander l’innocence et l’humilité.

Son extérieur n’avait rien de singulier, rien qui le distinguât en apparence des autres Juifs, des simples particuliers et des hommes du commun, comme il se nomme lui-même ; car c’est ce que veut dire le fils de l’homme. Sa vie était dure et laborieuse, mais sans aucune austérité particulière. Il mangeait comme les autres, il buvait du vin, et ne faisait point de difficulté de se trouver à de grands repas, comme aux noces de Cana, et au festin de saint Matthieu. Cependant il était si peu touché de la nourriture, que ses disciples, l’invitant à manger dans une occasion où manifestement il en avait besoin, il leur répondit : J’ai une autre viande que vous ne connaissez pas ; ma nourriture est de faire la volonté de mon père.

Avec cet extérieur si simple, Jésus-Christ conservait une merveilleuse dignité. Il était très sérieux. On le voit pleurer en deux occasions, mais il n’est point dit qu’il ait ri ; non pas même qu’il ait souri doucement, comme remarque saint Chrysostome. Il ne demandait rien à personne, puisqu’il aima mieux faire un miracle, que d’emprunter le statère qu’il voulait payer : toutefois, quand il envoie quérir l’âne pour son entrée, et retenir le cénacle pour faire la Pâque, il parle comme sachant bien que l’on ne lui pouvait rien refuser. Il agissait suivant la maxime : Que c’est un plus grand bonheur de donner que de recevoir, puisque, répandant continuellement tant de bienfaits, il recevait si peu de chose. Tout le monde le cherchait et courait après lui, et il ne cherchait personne en particulier. Mais allant de ville en ville, il exhortait tout le monde à la pénitence. Il était de facile accès aux malades et aux pécheurs qui voulaient se convertir. Il se rendait condescendant pour ceux-ci, jusqu’à manger avec eux, et loger chez eux, jusqu’à souffrir qu’une femme le touchât et lui parfumât les pieds ; ce qui semblait une délicatesse fort opposée à sa vie pauvre et mortifiée.

Comme il était venu instruire tout le genre humain, il enseignait continuellement en public et en particulier. Il avait accoutumé, les jours de sabbat, d’expliquer l’Écriture-Sainte dans la synagogue, comme faisaient les docteurs des Juifs, d’où vient qu’on lui donnait le même nom, l’appelant Maître ou Rabbi…. Mais il avait une autorité qui le distinguait bien d’eux. Il parlait comme ayant puissance ; et on admirait les paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.

Son discours est simple et clair, sans autres ornements que des figures vives et naturelles, qui ne manquent jamais à celui qui est bien persuadé, et qui sont les plus efficaces pour persuader les autres. Ses discours, dit saint Justin, étaient courts et succincts ; parce que ce n’était pas un sophiste, mais la vertu et le verbe de Dieu. Quelquefois il répond plus par les actions que par les paroles, comme quand il dit aux disciples de saint Jean-Baptiste : Allez dire à Jean ce que vous avec ouï et ce que vous avez vu. Il établit de grands principes, sans se mettre en peine de les prouver ni d’en tirer les conséquences. Ces principes ont par eux-mêmes une lumière de vérité, à laquelle on ne peut résister que par un aveuglement volontaire : et c’est pour punir cette mauvaise disposition du cœur qu’il parle quelquefois par paraboles et par énigmes. S’il emploie des preuves, ce sont des raisonnements sensibles et des comparaisons familières. Ses miracles et ses vertus étaient des preuves plus fortes et plus proportionnées à toutes sortes d’esprits, que tous les syllogismes des philosophes ; les savants, comme Nicodème, et les ignorants, comme l’aveugle-né, étaient également frappés de ces preuves. Il y joint souvent les autorités de la loi et des prophètes, montrant que sa doctrine vient de la même sagesse, et ses miracles de la même puissance ; que l’ancien et le nouveau Testament sont fondés sur la même autorité divine. C’est pour cela qu’il emploie si souvent les anciennes écritures, soit par des citations expresses, soit par des allusions fréquentes, que découvrent ceux qui sont versés dans la lecture des livres sacrés.

Il forme ses disciples dans cet esprit de soumission à l’autorité divine : bien éloigné de l’esprit de dispute et de contention, dans lequel les philosophes nourrissaient leurs sectateurs, sous prétexte de chercher avec eux la vérité. Jésus-Christ ne cherche point, il ne doute point comme Socrate ; il parle sûrement, et possédant pleinement la vérité, il la découvre comme il lui plaît. Afin que ses disciples profitassent de tous ses exemples, il vivait avec eux en commun, ne faisant qu’une famille, ils le suivaient partout, ils mangeaient et logeaient avec lui, ils avaient lieu de l’étudier continuellement. Il leur faisait imiter sa pauvreté, les envoyant sans argent et sans aucune provision ; et même étant avec lui la faim les réduisait quelquefois à prendre ce qu’ils trouvaient dans la campagne, comme les épis qu’ils arrachèrent le jour du sabbat.

Il prenait grand soin de les instruire. Ce qu’ils n’avaient pas compris dans ses discours publics, il le leur expliquait en particulier ; les traitant comme ses amis, et leur disant tout ce qu’il avait appris de son père, autant qu’ils étaient capables de l’entendre. Toutefois, il ne donne rien à leur curiosité. Tantôt il l’arrête expressément ; comme quand ils lui demandaient le temps de la fin du monde, avant et après sa résurrection ; et quand saint Pierre voulait savoir ce que saint Jean deviendrait. D’autres fois il se contente de ne rien répondre à leurs questions ; comme quand saint Jude lui demandait pourquoi il ne se manifesterait point au monde. Il souffrait avec une extrême patience leur grossièreté, leur ignorance, leur vanité et tous leurs défauts, et travaillait sans cesse à les corriger.

Par ses disciples, j’entends ici les douze qu’il avait choisis pour être avec lui ; mais l’Écriture nomme aussi disciples tous ceux qui suivaient sa doctrine, et qui avaient reçu son baptême. Ils étaient en grand nombre, puisqu’il y en avait six-cent-vingt enfermés avec les apôtres à l’élection de saint Mathias ; et qu’il y en eut plus de cinq cents qui virent Jésus-Christ tous ensemble après sa résurrection. L’Église était donc dès lors composée de deux parties ; du peuple fidèle, que l’on nommait simplement les disciples ou les frères, et de ceux que Jésus-Christ avait choisis pour le ministère public, savoir : les douze apôtres et les soixante-douze disciples, qu’il envoyait deux à deux devant lui dans les lieux où il devait arriver.

On voit dans ces distinctions, divers degrés de charité bien dignes de réflexion. Jésus-Christ nous apprend que tout homme est ce prochain que nous devons aimer comme nous-mêmes : et en effet, il a donné sa vie pour tous les hommes. Mais il aimait particulièrement ses disciples, et ses apôtres entre les autres, et entre eux, saint Pierre et les deux frères, fils de Zébédée, et surtout saint Jean. Je n’examine point les raisons que nous pouvons connaître de ces distinctions, et les différentes marques d’affection qu’il a données à saint Pierre et à saint Jean. Il suffit d’observer que, par son exemple, il a autorisé et sanctifié les affections naturelles, et les liaisons particulières d’inclination et d’amitié, qui se peuvent former entre les hommes, sans préjudice de la charité générale. Il avait encore d’autres amis que ses apôtres. Il aimait Lazare et ses deux sœurs ; il le nomme lui-même son ami : et il témoigna assez sa tendresse, en le pleurant mort, lorsqu’il allait le ressusciter.

Qui peut douter qu’il n’aimât tendrement sa sainte mère, vu principalement le soin qu’il en prit en mourant ? Et toutefois il semble lui parler rudement quand elle le trouva au milieu des docteurs, et quand elle l’avertit que le vin manquait aux noces. Il reprend la femme qui la louait simplement comme sa mère, et témoigne ne connaître pour mère ni pour parents que ceux qui font la volonté de son père. C’est qu’il savait comment il fallait traiter cette âme forte ; et voulait montrer que la chair et le sang n’avaient aucune part dans ses affections.

Sa charité s’étendait sur tout le monde. Venez à moi, disait-il, vous tous qui souffrez, et qui êtes chargés, et je vous soulagerai. Il avait pitié des troupes qui le suivaient, les voyant affligées et délaissées comme des brebis sans pasteur. Ce fut la compassion qui l’obligea par deux fois à multiplier les pains ; ce fut la compassion qui l’obligea à ressusciter le fils de la veuve de Naïm. Il aimait sa patrie, le peuple d’Israël et la ville de Jérusalem, comme bon citoyen. Il pleura sur elle au milieu de son triomphe, prévoyant les malheurs qu’elle s’attirait par ses crimes. Il enseignait l’obéissance au prince, et le respect aux prêtres et aux docteurs de la loi, quelque corrompus qu’ils fussent ; et lui-même observait exactement les lois et les cérémonies de la religion, quoiqu’il vînt abolir ces cérémonies, et qu’il fût maître et du sabbat et de toutes les lois. Jamais il ne voulut prendre aucune autorité touchant les choses temporelles ; non pas même pour être arbitre entre deux frères. Étant interrogé juridiquement, il répondit à ses juges, suivant ce qui était de leur compétence ; au pontife sa qualité de Christ et de fils de Dieu ; à Pilate, sur celle de roi. Il déclara que son royaume n’était point de ce monde ; et par conséquent, que sa doctrine ne changeait rien à l’ordre des choses humaines. Ce serait une trop grande témérité de prétendre remarquer toutes ses vertus ; la considération en est infinie, et les saintes âmes qui méditent attentivement l’Évangile, y découvrent toujours plus de merveilles. Ajoutons seulement un mot de sa passion, où il donna les plus grands exemples et les plus utiles, puisqu’il n’y a rien de si ordinaire dans la vie que les souffrances.

L’état pitoyable où Jésus-Christ fut réduit au jardin des Olives, montre bien qu’il était sensible, comme les autres hommes, à la crainte et à la tristesse ; et par conséquent que ce fut par effort de vertu qu’il souffrit ensuite de si grands maux. Comme il nous était semblable en tout, hors le péché, il a éprouvé toutes les incommodités de la vie, la faim, la soif, la lassitude, la douleur : il est vrai que nous ne voyons point qu’il ait été malade ; peut-être parce que la maladie est ordinairement l’effet de quelque excès, au moins de travail ; et rien ne pouvait être déréglé dans un corps conduit par la sagesse même. Dans sa passion, il souffre avec une constance invincible, sans se défendre, sans résister, sans rien refuser à ceux qui le tourmentent. Il demeure comme un rocher inébranlable aux coups et aux outrages. Son silence surtout était admirable : il n’ouvre pas la bouche, lui qui d’une parole pouvait confondre ses accusateurs, les faux témoins et les juges mêmes ; parce qu’il savait qu’ils n’étaient pas capables de rien entendre pour sa justification. Enfin sur la croix et dans les horreurs du supplice, il conserve la liberté d’esprit toute entière, et même la tranquillité. Il prie pour ses bourreaux, il récompense la foi du bon larron, il pourvoit à la consolation de sa mère, il achève d’accomplir les prophéties, il recommande son esprit à Dieu. Les apôtres, ayant reçu le Saint-Esprit, furent comme des images vivantes de Jésus-Christ, sur lesquelles tous les fidèles devaient se former. Ils ne feignirent point de le dire : Soyez mes imitateurs (dit saint Paul), comme je le suis de Jésus-Christ. Et ailleurs : Soyez mes imitateurs, et observez ceux qui se conduisent suivant la forme de vie que je vous ai donnée.

Aussi, quelque appliqués qu’ils fussent à enseigner, ils le faisaient plus par leurs exemples que par leurs discours. Entre les fidèles, ils choisissaient des disciples, qu’ils instruisaient plus particulièrement, comme Jésus-Christ les avait instruits eux-mêmes. Ceux-là étaient attachés à leurs personnes, et vivaient avec eux en famille, mangeant en même salle, et couchant en même chambre : au moins c’est ainsi que l’auteur des Récognitions nous décrit saint Pierre vivant avec ses disciples ; et cet ouvrage est ancien, quoi qu’il ne soit pas authentique. Ces disciples suivaient les apôtres dans leurs voyages, et demeuraient pour gouverner les églises à mesure qu’elles se formaient.

Ainsi nous voyons auprès de saint Pierre saint Marc qu’il nomme son fils, saint Clément si fameux par toute l’église, saint Evode qui lui succéda à Antioche, saint Lin et saint Clet qui lui succédèrent à Rome. Auprès de saint Paul, nous voyons saint Luc, saint Tite, saint Timothée, et le même saint Clément. Auprès de l’apôtre saint Jean, nous voyons saint Polycarpe et saint Papias. Ces saints s’appliquaient à retenir la doctrine des apôtres dans leur mémoire, plutôt que dans des écrits, et l’enseignaient plus par la pratique que par des discours. C’est ainsi qu’en imitant leurs maîtres, ils se rendaient eux-mêmes, comme dit saint Paul, les exemples des fidèles par la parole et les bonnes œuvres, la foi, la charité, la chasteté, la gravité et toute leur manière de vivre. Ils faisaient plus, ils formaient eux-mêmes des disciples capables d’en instruire et d’en former d’autres. C’est ce que saint Paul recommande à Timothée. Ce que vous m’avez ouï dire devant plusieurs témoins, confiez-le à des hommes fidèles qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. Et voilà la tradition, plus propre à perpétuer une doctrine que l’écriture, de l’aveu même des philosophes qui ont tant écrit.

(Abbé Fleury, 1682, les mœurs des chrétiens)

Avons-nous, aujourd’hui, conscience du rôle majeur de Jésus-Christ sur l’humanité ? Il semble bien que non puisque notre siècle est le résultat d’une longue décadence qui a fait perdre de vue le Christocentrisme, c’est-à-dire le monde centré sur le Christ.

Les successeurs immédiats de Notre-Seigneur préservèrent soigneusement Ses enseignements.

La perfection de la religion chrétienne

Comme la religion chrétienne n’est pas une invention des hommes, mais un ouvrage de Dieu, elle a eu d’abord sa perfection, aussi bien que l’univers. Il faudrait avoir perdu la raison, dit Tertullien, pour s’imaginer que les apôtres aient ignoré quelque vérité utile au salut, et que dans la suite des siècles on n’ait rien trouvé, touchant les mœurs et la conduite de la vie, de plus sage et de plus sublime, que ce que Jésus-Christ leur a enseigné. Mais cette doctrine si excellente a produit différents effets, suivant la différente disposition des hommes qui l’ont reçue, et les différentes mesures de grâces dont Dieu l’a accompagnée. Les vrais Israélites déjà instruits par la tradition de leurs pères, et par la lecture des écritures saintes, élevés dès le berceau dans la connaissance du vrai Dieu et l’observation de sa loi, se trouvèrent disposés à la pratiquer dans sa perfection, sitôt que cette perfection leur eut été découverte, et qu’ils eurent compris quel salut le Messie leur devait procurer, quel devait être son royaume. Il était bien plus difficile d’amener à la perfection les Gentils, qui avaient vécu jusque-là sans Dieu et sans loi, accoutumés à se laisser mener comme des bêtes devant des idoles insensibles, et à se plonger dans le crime. C’est donc chez les chrétiens de la première église de Jérusalem, qu’il faut chercher l’exemple de la vie la plus parfaite, et par conséquent la plus heureuse qui puisse être sur la terre.

(Abbé Fleury, 1682, p. 179)

L’orgueil est à l’origine des hérésies

Les opposants de Jésus-Christ se sont manifestés dès le premier siècle de notre ère. L’orgueil de Ses détracteurs les pousse à amoindrir ou à nier la divinité du Christ. Laissons Blaise Pascal nous l’expliquer dans un autre contexte : l’homme ment pour obtenir des faveurs. Pour aller plus loin, le menteur amoindrit, par son comportement, la divinité de Jésus-Christ.

Le mensonge selon Pascal

La nature de l’amour-propre et de ce moi humain est de n’aimer que soi et de ne considérer que soi. Mais que fera-t-il ? Il ne saurait empêcher que cet objet qu’il aime ne soit plein de défauts et de misères. Il veut être grand et il se voit petit ; il veut être heureux et il se voit misérable ; il veut être parfait et il se voit plein d’imperfections ; il veut être l’objet de l’amour et de l’estime des hommes et il voit que ses défauts ne méritent que leur aversion et leur mépris. Cet embarras où il se trouve produit en lui la plus injuste et la plus criminelle passion qu’il soit possible de s’imaginer, car il conçoit une haine mortelle contre cette vérité qui le reprend et qui le convainc de ses défauts. Il désirerait de l’anéantir et, ne pouvant la détruire en elle-même, il la détruit, autant qu’il peut, dans sa connaissance et dans celle des autres, c’est-à-dire qu’il met tout son soin à couvrir ses défauts, et aux autres et à soi-même, et qu’il ne peut souffrir qu’on les lui fasse voir ni qu’on les voie.

C’est sans doute un mal que d’être plein de défauts ; mais c’est encore un plus grand mal que d’en être plein et de ne les vouloir pas reconnaître puisque c’est y ajouter encore celui d’une illusion volontaire. Nous ne voulons pas que les autres nous trompent ; nous ne trouvons pas justes qu’ils veuillent être estimés de nous plus qu’ils ne méritent. Il n’est donc pas juste aussi que nous les trompions et que nous voulions qu’ils nous estiment plus que nous ne méritons.

Ainsi, lorsqu’ils ne découvrent que des imperfections et des vices que nous avons en effet, il est visible qu’ils ne nous font point de tort puisque ce ne sont pas eux qui sont en cause, et qu’ils nous font un bien puisqu’ils nous aident à nous délivrer d’un mal qui est l’ignorance de ces imperfections. Nous ne devons pas être fâchés qu’ils les connaissent et qu’ils nous méprisent, étant juste qu’ils nous connaissent pour ce que nous sommes et qu’ils nous méprisent si nous sommes méprisables.

Voilà les sentiments qui naîtraient d’un cœur qui serait plein d’équité et de justice. Que devons-nous donc dire du nôtre, en y voyant une disposition toute contraire ? Car n’est-il pas vrai que nous haïssons la vérité et ceux qui nous la disent, que nous aimons qu’ils se trompent à notre avantage, et que nous voulons être estimés d’eux, autres que nous sommes en effet ?

En voici une preuve qui me fait horreur. La religion catholique n’oblige pas à découvrir ses péchés indifféremment à tout le monde ; elle souffre qu’on demeure caché à tous les autres hommes. Mais elle en excepte un seul, à qui elle commande de découvrir le fond de son cœur et de se faire voir tel qu’on est. Il n’y a que ce seul homme au monde qu’elle nous ordonne de désabuser et elle l’oblige à un secret inviolable, qui fait que cette connaissance est dans lui comme si elle n’y était pas. Peut-on imaginer rien de plus charitable et de plus doux ? Et néanmoins la corruption de l’homme est telle, qu’il trouve encore de la dureté dans cette loi ; et c’est une des principales raisons qui a fait révolter contre l’Église une grande partie de l’Europe.

Que le cœur de l’homme est injuste et déraisonnable pour trouver mauvais qu’on l’oblige de faire à l’égard d’un homme ce qu’il serait juste, en quelque sorte, qu’il fît à l’égard de tous les hommes ! Car est-il juste que nous les trompions ?

Il y a différents degrés dans cette aversion pour la vérité. Mais on peut dire qu’elle est dans tous en quelque degré parce qu’elle est inséparable de l’amour-propre. C’est cette mauvaise délicatesse qui oblige ceux qui sont dans la nécessité de reprendre les autres, à choisir tant de détours et de tempéraments pour éviter de les choquer. Il faut qu’ils diminuent nos défauts, qu’ils fassent semblant de les excuser, qu’ils y mêlent des louanges et des témoignages d’estime et d’affection. Avec tout cela, cette médecine ne cesse pas d’être amère à l’amour-propre. Il en prend le moins qu’il peut, et toujours avec dégoût, et souvent même avec un secret dépit envers ceux qui la lui présentent.

Il arrive de là que, si on a quelque intérêt à être aimé de nous, on s’éloigne de nous rendre un office qu’on sait nous être désagréable ; on nous traite comme nous voulons être traités : nous haïssons la vérité, on nous la cache ; nous voulons être flattés, on nous flatte ; nous aimons à être trompés, on nous trompe.

C’est ce qui fait que chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité parce que l’on appréhende plus de blesser ceux dont l’affection est plus utile et l’aversion plus dangereuse. Un prince sera la fable de toute l’Europe et lui seul n’en saura rien. Je ne m’en étonne pas : dire la vérité est utile à celui à qui on la dit mais désavantageux à ceux qui la disent parce qu’ils se font haïr. Or, ceux qui vivent avec les princes aiment mieux leurs intérêts que celui du prince qu’ils servent ; et ainsi ils n’ont garde de lui procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes.

Ce malheur est sans doute plus grand et plus ordinaire dans les plus grandes fortunes ; mais les moindres n’en sont pas exemptes parce qu’il y a toujours quelque intérêt à se faire aimer des hommes. Ainsi la vie humaine n’est qu’une illusion perpétuelle ; on ne fait que s’entre-tromper et s’entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie ; et peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas, quoiqu’il en parle alors sincèrement et sans passion.

L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l’égard des autres. Il ne veut pas qu’on lui dise la vérité, il évite de la dire aux autres ; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son cœur.

(Blaise Pascal, 1662, article VI. Faiblesse de l’homme)

Qu’est-ce que la gnose selon Dom Guéranger et Jean Vaquié

Les hérésies sont très nombreuses (ébionisme, marcionisme, docétisme, montanisme, gnosticisme, manichéisme, arianisme, donatisme, macédonianisme, nestorianisme, monophysisme, pélagianisme, iconoclasme, catharisme, etc.).

Introduisons la gnose des premiers siècles grâce aux écrits inspirés du noble Dom Guéranger, moine bénédictin du XIXe siècle. Son texte au ton doux et délicat nous transporte littéralement dans les premiers siècles du Christianisme.

L’histoire de la gnose racontée par Dom Guéranger

Il serait impossible de déterminer avec certitude les autres régions que Pierre évangélisa dans le cours de cette période ; mais nous savons par une lettre du pape saint Agapet (535) qu’il fonda des églises dans la Thrace. Enfin le moment arriva où il dut songer à revoir les contrées de l’Occident. Rome en particulier avait besoin de lui. Pierre apprenait que l’ivraie était semée dans le champ qu’il avait cultivé. L’hérésiarque Simon le Mage, qu’autrefois il avait confondu à Samarie, et qui, en diverses circonstances, s’était attaché à ses pas, après avoir essayé de répandre ses impies systèmes et ses pratiques impures dans les chrétientés de l’Orient, venait d’aborder à Rome. Son but était d’y faire des prosélytes à son hérésie, qui réunissait en faisceau un christianisme tronqué, un débris de la mythologie grecque, avec les rêveries panthéistiques de l’Orient. Plus tard, ces éléments se condensèrent, et formèrent la prétendue gnose, qui couvrit tant d’ignobles mystères. Simon avait tout préparé, et il se promettait, en employant quelques termes chrétiens et en flattant la curiosité superstitieuse par l’appât d’initiations secrètes, d’attirer à sa suite un nombre plus ou moins grand des disciples de Pierre, dont il se posait comme le rival. Pierre ne voulait être que le vicaire du Christ : Simon se donnait pour la vertu même de Dieu. Pierre venait purifier les mœurs du genre humain, en relevant la famille et en faisant revivre la dignité de la femme : Simon traînait

Publié dans Article | Pas de Commentaires »

Les risques sous-estimés de la nanorobotique

Posté par Auteur le 27 mai 2014

risques_nanorobotique_lobbies_transhumanisme

Nous avons abordé bon nombre de sujets à travers les derniers articles sans s’attaquer à la nanotechnologie qui est pourtant l’un des moteurs du transhumanisme, cela pour plusieurs raisons. La nanotechnologie est un sujet d’inquiétude pour la communauté scientifique, c’est un phénomène tout à fait légitime et partagé parce que le réalisme s’impose. Quant à elle, la doctrine transhumaniste se veut naïve et faussement optimiste. Elle réduit l’homme à un être composé d’un corps charnel et d’un esprit issu de mécanismes simples. Cette réduction outrancière est meurtrière parce qu’elle permet l’acceptation globale de l’homme transhumain, hybride et artificiel. Cela fait de lui, par conséquent, un être non pas « amélioré » mais seulement « modifié ».

Ce que les transhumanistes semblent vouloir faire de l’être humain laisse penser que ce sont des apprentis-sorciers très peu informé de la complexité de notre structure biologique. L’être humain ne peut pas être un terrain d’expérimentation, sinon cela ferait de lui un cobaye soumis à une doctrine totalitaire sous couvert d’humanisme bio-technologique. Malheureusement, les scientifiques fous semblent de plus en plus nombreux, cela s’explique par le fait que le transhumanisme se positionne comme foncièrement libéral. Selon ses théoriciens, la loi du marché est l’une des conditions nécessaires à l’épanouissement de cette doctrine.

Les scientifiques fous sont de plus en plus nombreux parce que la loi du marché n’impose pas de barrières morales. Le fait de vendre ou d’acheter est devenu une liberté fondamentale depuis la Révolution française. C’est ainsi que cette liberté s’étendra, en tout logique, à la marchandisation de l’être humain. Nous sommes confrontés à un grand danger sous-jacent qui ne saute pas aux yeux immédiatement mais qui est bel et bien . Si nous avons des individus supérieurs cela implique qu’il existe également des individus inférieurs. La question des « races humaines » a été occultée au profit de l’augmentation des individus. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le racisme s’est déplacé, non plus sur une hérédité, mais sur une volonté d’acceptation. Insidieusement, les individus seront incités à accepter le transhumanisme avec tous ses risques fondamentaux sous peine de devenir les parias du nouveau monde. Ce racisme pernicieux est ingénieux parce qu’un individu non amélioré sera facilement repéré. Il ne possédera aucun implant technologique dans le corps.

Penchons-nous maintenant sur les risques inhérents à la nanotechnologie elle-même. La science s’applique à concevoir des nanorobots suffisamment petits pour pénétrer dans le corps humain, suffisamment mobiles pour se déplacer vers un lieu stratégique, suffisamment autonomes pour être en mesure d’agir par eux-mêmes. Ce sont évidemment les étapes ultimes du perfectionnement de cette nanotechnologie.

En ce qui concerne le premier point, les nanorobots ont déjà atteint une taille infinitésimale, le problème est donc réglé.

En ce qui concerne le second point, les nanorobots seront, initialement, certainement apportés, par des vecteurs, vers un endroit approprié. On peut penser que ces vecteurs seront des bactéries ou des virus modifiés jusqu’à ce que les nanorobots sachent se transporter eux-mêmes à travers le corps humain.

En ce qui concerne le troisième point, les nanorobots seront très certainement guidés, au début, à distance par un intervenant humain à travers un logiciel. Ces minuscules machines seront, dans tous les cas, connectées à l’Internet. À terme, ces nanorobots seront soit totalement autonome, c’est-à-dire suffisamment intelligents pour agir seuls, mais toujours en lien avec l’Internet, soit semi-autonome car guidés par une intelligence artificielle située en dehors du corps humain.

Les transhumanistes souhaiteront probablement que le cloud soit porteur de cette intelligence artificielle. L’hypothèse selon laquelle les nanorobots soient automatiquement contrôlée par un logiciel intelligent et autonome ne semble pas illogique. Cependant, nous ne connaissons pas encore les tenants et les aboutissants. Nous devons, par conséquent, nous contenter de cette fragile probabilité.

Il se peut également que les nanorobots agissent en totale autonomie sur les tâches techniques mais qu’une intelligence artificielle leur donne des instructions générales, notamment en ce qui concerne la stratégie et le lieu sur lequel ceux-ci doivent se rendre.

D’emblée, il y a plusieurs questions cruciales à se poser. Est-ce que cette intelligence artificielle sera totalement autonome. Si oui, contrôlera-t-elle l’ensemble des nanorobots simultanément à la manière d’une architecture informatique traditionnelle « client/serveur » ? Si non, quel groupe d’influence contrôlera cette intelligence artificielle ? Quels individus, ce groupe d’influence, ciblera-t-elle ? Sur quels critères ?

Le logiciel de contrôle, qu’il soit intelligent et autonome ou non, sera-t-il exempt de bugs ? Qui nous dit qu’il ne pourra pas commettre des erreurs et modifier malencontreusement le comportement des nanorobots ? Dans cette hypothèse plus ou moins globale de contrôle par le cloud, les nanorobots devraient forcément être, au minimum, partiellement autonomes. Cela implique d’embarquer un minimum d’intelligence artificielle à l’intérieur de ces nanorobots. Cependant, un programme étant forcément obsolète à un moment ou à un autre, il faudrait que celui-ci puisse se mettre à jour automatiquement à partir du cloud. Dans ce cas, qui éditera ce logiciel ? L’équipe chargée du développement du programme dépendra-t-elle d’un lobby transhumaniste, d’une multinationale ou d’un groupement d’intérêt ?

Abordons maintenant les risques de cette nanotechnologie. Est-ce que la matière dans laquelle les robots seront constitués sera suffisamment résistante pour ne pas se dissoudre ? Est-ce qu’il n’y a pas un risque de développement de cancer à cause de ces intrus ou de dommages collatéraux insoupçonnés ? Comment extraire ces nanorobots s’ils se mettaient à agir malencontreusement ? Existe-t-il au minimum un moyen d’extraction ? Cela semble plutôt improbable parce qu’il faudrait être en mesure de repêcher les robots défaillants dans le corps humain. Comment la technologie pourrait-elle facilement repérer de minuscules engins aussi éparpillés qu’en panne ?

Nous ne pouvons pas écarter le risque de piratage informatique. Si un groupe prenait possession du contrôle des nanorobots, il pourrait très bien, par exemple, demander une rançon sous peine de détruire des cellules critiques chez les porteurs visés. Ces pirates auraient, par conséquent, le contrôle absolu des individus. Leur moyen de pression serait gigantesque. Qui nous dit que ce ne serait pas certains dirigeants qui auraient choisi de prendre illégalement le contrôle des nanorobots ? En matière de sécurité informatique, nous ne sommes jamais assez prudent, tout peut arriver. La moindre faille entraîne, bien souvent, un système d’information altéré à la déroute. Il est nécessaire, alors, de revoir sa stabilité ainsi que son architecture car l’intrusion a ouvert une brèche incommensurable dans le « mur de la ville ».

La nanorobotique ressemble fortement à une utopie de milliardaire qui se réalisera, simplement parce qu’ils ont les moyens techniques et financiers de la mettre en œuvre. Ce que ces élites ont oublié c’est que, bien souvent, avant d’être des techniciens ce sont des rêveurs bornés. Si les élites étaient réalistes, elles ne confondraient pas la vitesse avec la précipitation. Un projet d’une telle envergure demande de la patience, de la rigueur, des tests sur quelques individus pendant plusieurs longues années. Les objets de leur passion ne sont plus des choses inertes mais des êtres humains, par conséquent, il est indispensable d’être rigoureux et de prévoir un plan de retour afin d’être en mesure de faire marche arrière si l’opération s’avérait désastreuse.

À les entendre, ce projet déboulera à toute vitesse pour venir se greffer dans notre corps à la manière d’une fléchette empoisonnée par inadvertance. On est en mesure de penser que les élites souhaitent imposer quelque chose de manière anticipée. Visent-ils, avant toute chose, des intérêts purement financiers ? Là est la question.

On dit que certains nanorobots seraient en mesure de contrôler les hormones de notre cerveau, c’est, paraît-il, un sujet d’étude militaire depuis une dizaine d’années. Je ne m’avancerai pas davantage pour éviter de déborder sur des suppositions, même si elles paraissent plus que probable. Dans tous les cas, avant de se voir implanter des nanorobots, il faudrait avoir la preuve de leur efficience. Tant que rien n’est démontré par de solides preuves, accepter de se faire injecter des nanorobots reviendrait à s’abaisser au rang de cobaye. Nous ne sommes pas des objets d’étude, et surtout, personne n’a le droit de nous imposer une telle volonté. Cependant, si les nanorobots pouvaient pénétrer dans notre organisme par les voies aériennes, nous serions directement confrontés au problème sans pouvoir le contrecarrer.

Si ces nanorobots étaient détournés de leur mission initiale, pour n’importe quelle raison, cela pourrait entraîner la mort simultanée de leurs porteurs. Cette hypothèse risque de ne jamais être officiellement abordée objectivement parce que les élites voudront rassurer la population afin de pouvoir vendre cette technologie le plus largement possible. Les masses seront très probablement invitées à payer pour recevoir dans leur organisme ces nanorobots parce qu’il semble évident que rien ne sera gratuit dans un monde libéral préconisé par la doctrine transhumaniste elle-même. Avant d’être améliorés, ces individus seront des clients. Ainsi les bénéfices permettront aux élites de financer davantage de recherches. Quel est l’intérêt de tout cela dans un monde déshumanisé et surtout artificiel ?

Nous sommes devant de sombres perspectives et ce ne sont pas les scientifiques de bonne volonté qui me contrediront. Pour conclure sur une note d’humour, à la manière de cette publicité des années 80, je dirai « les nanorobots ne passeront pas par moi ». Sur ce, soyez vigilants mais surtout, n’oubliez jamais de vous poser les bonnes questions.

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2014/05/27/les-risques-sous-estimes-de-la-nanorobotique/

Publié dans Article | Pas de Commentaires »

Big Data, les données informatiques sont le nouveau pétrole

Posté par Auteur le 24 mai 2014

big-data-petrole-analyse-google-publicites-glass-frigo-voitures

Avant de commencer cet article, il est indispensable de donner une définition du Big Data. Concrètement, il s’agit des données générées par les applications basées sur l’Internet. Par exemple, les réseaux sociaux créent de gigantesques flux d’informations qu’il n’est pas possible de traiter avec des logiciels standards comme des bases de données PostGreSql, Mysql, Oracle ou autre. Il est nécessaire d’utiliser des outils solides capables de traiter ces énormes flux mondiaux. Le secteur est très porteur depuis quelques années déjà.

À présent, l’analyse des données du Big Data a le vent en poupe. Grâce ces énormes flux, il est possible d’effectuer des analyses prédictives. Cependant, il est indispensable de raffiner ces données pour qu’elles soient valorisées sur le marché. C’est le travail de nombreux supercalculateurs qui analysent et trient ces volumes gigantesques de données en temps réel. Ce sont les algorithmes développés par les entreprises innovantes qui sont en mesure de fournir cette valeur ajoutée. Ainsi, ces nouvelles données se transforment en pétrole raffiné.

Le traitement des données concernant les déplacements des personnes ciblées est effectué, en priorité, à des fins mercantiles. Ainsi, le but est de prédire quels sont les achats que le consommateur lambda effectuera dans un futur immédiat ou proche. C’est à ce moment qu’une publicité ciblée apparaîtra, idéalement, sur l’appareil utilisé. Celui-ci pourrait être tout aussi bien un smartphone, qu’un véhicule dernier cri, un appareil électroménager ou, finalement, n’importe quel gadget futuriste connecté à l’Internet. Par exemple, un néo-citoyen qui aurait faim dans sa voiture dernier cri alors qu’il passerait devant un fast-food aurait droit à une publicité, affichée sur l’écran de son véhicule, ventant les mérites de ses sandwichs afin de l’inciter à s’arrêter à proximité.

Autre chose, il est important de savoir que « si vous utilisez un logiciel gratuit sur internet, c’est que vous êtes le produit ». Cela signifie que les utilisateurs de Facebook, Twitter, Google+ ou tout autre site de partage gratuit sont la « matière brute » exploitée par des sociétés que l’on appelle des « Data Broker ». Celles-ci analysent avec une grande pertinence les données des utilisateurs. Par exemple, la société Acxiom, créée en 1969 aux États-Unis, annonce qu’elle est « expert de la donnée client, de l’analytique et des services marketing. S’appuie sur une solide expérience de 40 ans dans l’exploitation de la richesse des données clients pour renforcer les connexions entre consommateurs et annonceurs sur l’ensemble des médias. »

Les données analysées, décortiquées et finalement traitées offrent une forte valeur ajoutée, d’un point de vue mercantile, c’est pour cela qu’elles sont revendues à des sommes astronomiques, c’est-à-dire plusieurs centaines de milliards de dollars. Bien évidemment, les consommateurs ne reçoivent pas d’argent parce qu’ils sont eux-mêmes les cibles de ces sociétés. L’analyse de données issues du Big Data tend à devenir une science en soi, il faut savoir que ses applications sont de plus en plus nombreuses.

Par exemple, Barak Obama s’est servi des données issues du Big Data pour faire sa campagne électorale de 2012. Rayid Ghani a été chargé de la campagne numérique du président américain actuel. Cela a permis de sélectionner et d’influencer ceux qui étaient intéressés par Obama mais qui restaient relativement indécis. Cinquante informaticiens ont sélectionné ces électeurs afin de les influencer en faveur du président. Le Big Data a permis d’extraire les données politiques de ces individus grâce aux traces qu’ils ont laissées sur les réseaux sociaux. Là est le secret de la campagne du président américain. Autant dire que cette élection semble subitement moins démocratique puisqu’il y a eu un ciblage et une influence sur la décision finale des électeurs supposés être libres de leur choix.

En France, l’équipe de François Hollande a utilisé la même stratégie, il s’avère que cette dernière s’est annoncée payante. Cela a permis aux équipes chargées du porte à porte de cibler les personnes à influencer en faveur du président français. Il paraît évident qu’un certain nombre d’électeurs rencontrés personnellement auront davantage tendance à voter pour la personne désignée. C’est ainsi que le libre-arbitre s’est vu subtilement dévié à la manière d’un bateau qui recevrait, au moment critique, un nouveau commandant de bord. La bonne question à se poser est la suivante. Est-ce que ce procédé est entièrement démocratique puisque ce n’est plus le hasard qui a dirigé les équipes chargées du porte à porte mais les données issues du Big Data ?

Pour continuer un peu sur le terrain politique, Nathaniel Read Silver alias Nate Silver est un statisticien américain expert en prédiction. Pour lui, l’avenir est composé d’équations mathématiques qu’il faut savoir analyser de manière rationnelle. Il explique qu’une campagne politique est stable et prédictive mais rarement passionnelle. Les politiciens souhaitent travailler avec cet homme mais celui-ci refuse afin de conserver son indépendance. Le problème c’est qu’il existera forcément d’autres personnages du même genre que Nate qui se spécialiseront probablement dans les données du type « Précrime » comme dans le film Minority Report, dans lequel joue Tom Cruise. Sauf que les oracles ne seront pas des devineresses, mais, bel et bien des machines intelligentes et connectées sur l’Internet. Dans ce cas, des dérives seraient statistiquement possibles.

D’autant plus que deux millions de personnes devraient être embauchées avant 2020 dans le secteur des analyses prédictives. Comment seront répartis ces emplois, nul ne le sait. Il faut savoir que Nate Silver a récemment choisi de travailler pour des journaux sportifs spécialisés dans le base-ball et le football américain. Autant dire que ce genre de génie est volatile et peut rapidement changer d’employeur. Par conséquent, tout est possible, pour le meilleur ou pour le pire. Il semble inéluctable que les futurs talents se positionneront sur les secteurs dans lesquels il y aura de fortes demandes, reste à savoir quels seront ceux les plus attirants.

Les données du Big Data seront forcément utilisées par les futurs logiciels dédiés à l’Intelligence Artificielle. L’architecture système contemporaine est le support nécessaire pour ceux qui souhaitent mettre en place le transhumanisme. Sans données, une Intelligence Artificielle reste lettre morte parce qu’elle a besoin d’une entropie élevée, c’est-à-dire, qu’elle a besoin de récolter des informations variées pour progresser dans l’analyse et l’apprentissage. Indéniablement, le transhumanisme et l’Intelligence Artificielle sont interconnectés.

En effet, sans un support logistique roboti, le transhumanisme resterait vain. L’humain sera nécessairement épaulé par ce que l’on peut appeler, pour vulgariser, une Tour de Contrôle, c’est-à-dire un cerveau artificiel installé au cœur du système. Le transhumanisme s’appuie sur tous les projets de haute technologie qui sont nécessaires à son instauration. Plus la progression technologique serait élevée, c’est la loi de la singularité, plus la civilisation serait transcendée par celle-ci. Le transhumanisme est, par conséquent, le but ultime que les élites milliardaires souhaitent atteindre. Que les populations concernées approuvent ou non le projet importe peu pour ceux qui dirigent le navire technologique.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que le Big Data n’est seulement qu’une étape dans l’évolution de notre société. Lorsque le pallier nécessaire aura été atteint, une nouvelle technologie viendra remplacer les « Data Broker ». Les robots remplaceront alors les humains positionnés sur ce secteur. Cela aura pour effet d’amplifier la progression technologique en même temps qu’elle modifierait certainement désavantageusement la société humaine. Ainsi, la civilisation occidentale connaîtra potentiellement un développement fulgurant. Cela rejoint la maxime qui affirme que l’« on n’arrête pas le progrès ». Ainsi, cet essor serait incontrôlable et ne pourrait pas être arrêté. Le danger est bel et bien réel, nous dépendons déjà tellement des machines que nous ne pouvons pas les écarter du système sous peine de voir la bourse s’effondrer. Tout cela est proprement terrifiant et nous, les citoyens, sommes impuissants face à ce phénomène.

Ce n’est pas le peuple qui a décidé de cette avancée technologique, ce sont les élites dirigeantes. Il s’avère que nous sommes bien les « sujets », et non pas les « acteurs », de la civilisation occidentale contemporaine. La suprématie du peuple est devenue la dernière préoccupation de nos dirigeants, c’est là un constat décevant mais bel et bien réaliste. Cela s’explique par le fait que l’argent est devenu la source de motivation primordiale de nos capitaines. L’humain est en train de devenir la base de la nouvelle société de consommation dans laquelle, probablement, une majorité d’entre nous seraient des consommateurs de leur propre amélioration.

Par conséquent, le transhumanisme empêcherait potentiellement l’effondrement complet du système actuel puisqu’il engendrerait une refonte complète du libéralisme en une société mercantile de haute technologie. Si cette étape est bien gérée par les élites dirigeantes, ils obtiendraient le privilège de devenir encore plus riches qu’ils ne le sont pendant que les populations deviendraient les consommés, autrement dit les dindons de la farce, améliorés par la technologie. Les dirigeants sont loin d’être idiots, ils savent que notre civilisation est au bord de la faillite. Ils tentent de tenir le Titanic à flots en espérant réparer ses parties endommagées grâce aux différentes étapes annonçant le transhumanisme qui deviendrait alors une gigantesque rustine.

Soit nous sommes à la veille d’un effondrement total de notre civilisation, soit nous sommes à la veille de sa transformation radicale. Dans la première hypothèse, nous retournerions inéluctablement à l’âge de pierre. Dans la seconde, l’humanité se transformerait en autre chose. Nos descendants seraient des mutants bio-technologiques qui risqueraient de ne plus conserver grand-chose de leur humanité initiale si ce n’est leur cerveau. Il est nécessaire de conserver un œil ouvert sur les actualités afin d’être informé à temps du krach potentiel ou de la réussite du virage technologique amorcé.

Notre futur semble entaché de nombreuses difficultés, cependant il est nécessaire de rester confiant et d’espérer un retour à la raison de ceux qui nous dirigent. Ceci est évidemment une note optimiste car il semble très improbable que ceux qui ont lancé la transformation de notre civilisation acceptent de faire machine arrière. Il est à souhaiter qu’une troisième hypothèse s’ouvre, celle dans laquelle l’humanité évoluerait vers la sagesse, le pardon et l’amour mais seul l’avenir nous le dira. Je vous souhaite une agréable journée. Pour conclure sur une note d’humour, vous pouvez maintenant vous faire un Big Bisou.

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2014/05/24/big-data-les-donnees-informatiques-sont-le-nouveau-petrole/

Publié dans Article | Pas de Commentaires »

Réflexions sur la théorie du genre

Posté par Auteur le 16 mai 2014

theorie_du_genre_transhumanisme

La théorie du genre ne peut pas être acceptée telle quelle par les individus qui possèdent un esprit critique et heureusement qu’il y en a encore beaucoup. Nous constatons qu’un illogisme impératif siège au cœur de la théorie du genre. Pour accepter qu’un homme soit physiquement identique à une femme, il est nécessaire de gommer les barrières naturelles. Si un homme devenait identique, en tout point, à une femme, ce serait seulement possible dans le cadre de l’androgynie, il deviendrait, symboliquement parlant, un être asexué.

Un homme reste un homme et une femme reste une femme, quoi qu’il en soit, il s’agit d’un état de fait. C’est leur complémentarité qui permet de donner la vie, par la procréation naturelle, c’est-à-dire, l’enfantement. Il est évident qu’une volonté politique essaye de faire disparaître cette complémentarité. Pourquoi existe-il une telle ambition ? Nous allons essayer d’y répondre dans le cadre de cet article.

Le mythe de l’androgyne est un délire historique. Il s’agit d’une théorie qui s’oppose fondamentalement à la conception naturelle parce qu’elle remet en cause les fondements de notre civilisation. De tous temps, les hommes et les femmes ont eu une place particulière dans la société. Il existe tout aussi bien les sociétés matriarcales (amérindiens, mosos, khasis) que les sociétés patriarcales, les deux avaient des avantages et des inconvénients mais l’organisation de ces sociétés était précise et rigoureuse.

L’androgynie efface l’histoire de l’humanité en faisant éclater, pour la première fois, le genre masculin ou féminin. Il s’agit d’une théorie pratiquement schizophrène qui transforme les individus en n’importe quoi. Un homme pourrait très bien être habillé en jupe avec une énorme barbe alors qu’une femme pourrait être vêtue d’un kilt et se raser la tête en se faisant pousser une moustache à force de se raser les poils du visage. Il est évident que dans ce cadre précis, les normes n’existent plus. Cela signifie que l’on fait exploser le passé pour entrer exclusivement dans une nouvelle société futuriste abreuvée de technologie.

Si l’on suit directement cette logique, on tombe, en amont, sur le transhumanisme et cela pour plusieurs raisons. Le transhumanisme fait voler en éclat tous les codes moraux du passé. Avant que la société n’accepte cette nouvelle conception technologique et marchande de l’humanité, il est nécessaire de lui faire perdre sa logique. L’androgynie est une arme formidable pour déverrouiller les bastions moraux.

En transformant progressivement les individus en des êtres métrosexuels, ceux-ci formeront de plus en plus de couples homogènes qui ne seront plus en mesure de procréer naturellement. Le transhumanisme propose des embryons parfaits pour la modique somme de 1500€. Les clients pourront choisir sur catalogue les caractéristiques de leur enfant. En empêchant la procréation naturelle, la vente d’embryons explosera parce que le marché sera immense et potentiellement sans limite. Pour y parvenir, il est indispensable de détruire la moralité et les théories matriarcales ou patriarcales.

Le problème majeur de la procréation artificielle et du transhumanisme dans son ensemble, c’est que ces concepts sont payants puisqu’il s’agit de la marchandisation de l’être humain. Google travaille sur de nombreux projets scientifiques qui révolutionneront le monde en faisant disparaître, comme nous l’avons vu, l’héritage historique et sociétal de l’humanité. Le transhumanisme est une théorie qui demande aux individus de se plier au marché et, par conséquent, à la volonté des entreprises innovantes se positionnant sur ce secteur particulièrement porteur.

Un individu rationnel, aimant l’humanité, ayant soif de liberté et de justice ne peut que rejeter le transhumanisme et cela pour plusieurs raisons. Le transhumanisme impose son dogme tout puissant sur les esprits, il s’agit d’un véritable fascisme latent et sournois qui fonctionne en attirant le client grâce à l’« augmentation » qu’il obtiendra après avoir accepté de se faire poser tel ou tel implant technologique.

Il paraît évident que l’individu pauvre ne sera pas en mesure de se faire « améliorer » et cela par manque d’argent. Ce n’est pas tout, le libertaire, l’idéaliste, le communiste, le citoyen passionné ou encore le religieux, ces anciens ennemis, s’allieront dans un même front devant la privation de leur liberté essentielle. Les uns auront soif de liberté, d’autres de justice et d’autres de liberté de culte. Le comble, c’est que les irréductibles se trouveront pêle-mêle dans une même volonté de s’affranchir de cette société technologique avilissante.

Auparavant, la dictature du transhumanisme aura déjà broyé les individus les plus faibles en leur faisant croire qu’être « augmenté » c’est « cool », « fashion », « à la mode », « tendance », etc… Ceux qui ont toujours suivi le troupeau seront les premiers à vouloir se faire augmenter parce qu’ils auront été aveuglés par une technologie brillante et sûre d’elle. Le danger réside bel et bien là. Les plus naïfs sont, bien souvent, ceux qui se disent intégrés.

On se réveille un peu lorsqu’on prend conscience que le nivellement par le bas imposé sur les bancs des écoles a l’avantage de libérer sur le marché de l’emploi, si l’on peut encore parler de celui-ci, des jeunes sans esprit critique parce que trop soumis à l’américanisation galopante de notre civilisation occidentale. On les aura faits entrer dans un moule sans qu’ils rechignent cet état de fait puisqu’ils auront été aveuglés depuis bien longtemps.

L’effondrement des valeurs morales, scientifiques, politiques et religieuses ouvre la porte royale au transhumanisme, à ses robots ainsi qu’à ses clones de tous poils. La société est en pleine mutation afin de lui faire accepter la robolution. Il paraît évident qu’il n’y aura aucune résistance officielle et même si c’était le cas, elle serait brisée par ceux qui tiennent les rênes du marché de l’être humain, c’est-à-dire, Google et ses consœurs.

Notre société va très certainement plonger dans une sorte de chaos civilisationnel afin de la faire céder. C’est en travaillant au cœur un matériau que celui-ci prend la forme désirée. La chanteuse Conchita Wurst, grande gagnante de l’eurovision, est la digne représentante de l’ère pré-transhumaniste, c’est un peu, à la fois, le modèle d’exposition et l’indicateur qui annonce le virage amorcé par la société contemporaine.

Attachez vos ceintures car notre liberté de pensée et d’expression va bientôt disparaître afin de nous pousser à acheter un embryon blond aux yeux bleus à 1 500 €, des lunettes virtuelles Google Glass, un bras bionique, un sexe de secours ainsi qu’une oreille artificielle nous permettant d’entendre les indélicatesses que chuchotent notre voisin de pallier.

Nous aurons également le choix de faire cloner notre chien en y rajoutant quelques options lui permettant de bêler ou de miauler pour plus d’amusement. Le monde à l’envers dans lequel tout sera vendu, c’est pour demain et nous sommes les premiers cobayes de cette plongée vers l’enfer technologique.

L’air que nous respirons sera taxé grâce à un compteur implanté dans notre chair, si nous sommes trop consommateurs d’air, il faudra apprendre à respirer toutes les dix secondes afin d’alléger la facture énergétique ainsi que la taxe écologique transmises directement par l’Internet grâce à l’intelligence artificielle conçue par Google et ses sbires.

Le monde parfait, on y vient. Sur ce, j’espère que vous saurez apprécier vos derniers instants de liberté. Finalement, il vaut mieux rire pendant qu’on peut encore le faire car prochainement la censure Google nous interdira d’écrire un tel billet.

Pour finir en beauté, je publie ici les paroles de la chanson de Raphäel, « Cela nous aurait suffi », parce qu’elles valent la peine d’être lues et conviennent particulièrement à notre époque.

On n´avait pas appris à marcher
que déjà on tombait
on n´avait pas appris l´enfance
que déjà on grandissait
on n´avait pas appris le rire
que déjà on pleurait
on n´avait pas appris à croire
que déjà on doutait

on n´avait pas appris à aimer
qu´déjà on haïssait
on n´avait pas appris à parler
que déjà on jurait
on n´avait pas appris l´aisance
qu´il fallait tout quitter
on manque d´humour dans la famille
on manque d´humour dans la famille

pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
quelle chance de vivre du bon côté
quelle chance quelle chance

apprendre à marcher
cela nous aurait suffi
apprendre l´enfance
cela nous aurait suffi
apprendre à sourire
cela nous aurait suffi
apprendre à croire
cela nous aurait suffi
apprendre à aimer
cela nous aurait suffi
apprendre à parler
cela nous aurait suffi
si tu nous avais appris
cela nous aurait suffi

pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
quelle chance de vivre du bon côté
quelle chance quelle chance

Image de prévisualisation YouTube

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2014/05/16/reflexions-sur-la-theorie-du-genre/

Publié dans Article | Pas de Commentaires »

La « robolution » ou la fin de la sacralisation du travail

Posté par Auteur le 28 avril 2014

robots_danger_pour_humanite

La « robolution » est un projet plus qu’ambitieux. Selon Bruno Bonnell, président de Robopolis et ex-président d’Infogrames, « la robotique va émerger, à l’instar d’Internet dans les années 90, comme une industrie à part entière avec un impact sur l’ensemble des secteurs d’activité ».

Bruno ne croit certainement pas si bien dire. Les robots sont actuellement en train d’évoluer de manière extraordinaire, leur comportement est semblable à celui d’un être humain. L’intelligence artificielle est en pleine explosion et les recherches sont soutenues par de nombreux laboratoires scientifiques mondiaux.

Les robots vont prochainement débarquer en France afin de remplacer les emplois les moins bien rémunérés. Par exemple, les caissières seront très certainement remplacées par des humanoïdes capables de compter et peut-être même de scanner les articles dans leur chariot. Si ce n’est pas des humanoïdes se seront potentiellement des caisses enregistreuses à l’intelligence artificielle particulièrement développée qui remplaceront aisément les hôtesses de caisse des supermarchés.

Les robots s’immisceront de partout et remplaceront également les infirmières à domicile, les aides-soignantes et permettront de développer le service à la personne de manière non conventionnelle. L’industrie en sera également transformée, les emplois de manutentionnaires, de caristes et de préparateurs de commande sont amenés à disparaître avec l’avènement de ces machines particulièrement douées.

Le marché du travail sera prochainement en pleine mutation et le chômage va croître d’une manière phénoménale en même temps que la violence. Cela ne sera certainement plus un problème avec les humanoïdes « policiers » chargés d’assurer la sécurité et la surveillance du territoire. Il paraît évident que la sécurité sera imposée par des machines qui ne chercheront pas à dialoguer avec les humains frondeurs.

L’homme devra céder sa place aux robots, sur le marché du travail, pour une bonne et simple raison. Un robot génère un coût à l’achat, son « employeur » n’aura plus qu’à l’entretenir sans avoir besoin de lui verser un salaire puisqu’une machine est un travailleur à la fois obéissant et infatigable. Seuls des frais de maintenance préventive et curative seront à verser aux entreprises spécialisées dans la réparation des robots. Mais qui dit que les réparateurs de robots ne seront pas eux-mêmes des humanoïdes ?

Notre société va changer en profondeur dès 2015. L’homme devra revoir son comportement ainsi que ses habitudes puisqu’il risque d’être relégué au rang de chômeur. L’ennemi du travailleur sera bel et bien un « étranger mécanique ». Comment lutter contre des hordes de robots qui prendront la place des travailleurs ? Quels seront les revenus versés aux êtres humains relégués au second plan ?

Si un individu naît de parents pauvres et ne possède pas de talent particulier, que fera-t-il dans une société cadencée au rythme des machines? Devra-t-il accepter de se faire poser un implant dans le cerveau afin de développer une nouvelle intelligence artificielle ? Faudra-t-il accepter de perdre son humanité pour vivre raisonnablement dans la société de demain ?

Nous devons nous préparer à nous poser des questions philosophiques et éthiques qui généreront des débats particulièrement houleux. La société occidentale de demain ne sera certainement pas heureuse puisque la technologie va supplanter la « naturalité ». Les êtres humains risquent de devenir rapidement un sous-produit d’une technologie développée par des hommes…

La science sera très certainement au service d’une élite plus préoccupée par les questions financières que morales. Nous devons nous attendre à rentrer de plain-pied dans une ère nouvelle ouvrant la voie à la fin des libertés individuelles pour rentrer dans la dictature des machines.

Le transhumanisme s’imposera logiquement, l’homme sera très certainement obligé de se plier à la logique implacable des machines. Ce sera forcément générateur de profit pour les sociétés de génie scientifique et médical. Ainsi, si un individu souhaite se frayer une place dans la société de demain, il devra accepter de devenir un être amélioré en « achetant » un « implant cérébral », des « bras bioniques » ou je ne sais quoi d’autre pour être en mesure de se confronter aux machines. Il paraît évident que dans une telle société la moralité n’existera pas et l’humain sera relégué au second plan. Comment donner du crédit à un tel projet de civilisation ?

Plus sérieusement, si ces élites souhaitent appliquer leur vision du monde, ils ont tout intérêt à créer une guerre mondiale afin de pouvoir imposer leurs ambitions. C’est en massacrant des millions de personnes qu’ils pourront imposer, à la fin de la guerre, leur solution de robotisation de la société afin d’empêcher de nouveaux conflits.

Finalement, il est tout de même étrange qu’un début de conflit soit apparu en Ukraine au mois de mars… A bientôt pour un nouvel article !

Fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2014/04/28/la-robolution-ou-la-fin-de-la-sacralisation-du-travail/

Publié dans Article | Pas de Commentaires »

 

Exactly What A Dallas Proce... |
tohubohu |
Plombier Argenteuil 95100 V... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Littsocmontesquieu
| Bonjour, c'est la CGT ...
| Villaines-les-Rochers