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L’humanité unisexe ou la schizophrénie occidentale

Posté par Auteur le 18 mai 2014

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C’est un peu « par hasard » que je suis tombé sur l’article de Jacques Attali « Vers l’humanité unisexe » que vous pourrez lire en cliquant ici. J’aimerai répondre à ce billet, parce que le débat d’idées est toujours une bonne chose, en suivant la trame des six points énoncés à l’intérieur de celui-ci.

unLa demande d’égalité. Jacques Attali explique que les hommes, les femmes, les hétérosexuels ainsi que les homosexuels souhaitent acquérir les mêmes droits. Là où je suis en profond désaccord, c’est que ces protagonistes sont les « sujets » de la politique menée par l’élite et non pas les « acteurs ». Cela signifie clairement que cette demande d’égalité est souhaitée par certains groupuscules. Que ces « sujets » soient d’accord ou non leur importe peu, finalement. Concrètement, ceux qui sont en tête, c’est-à-dire les « acteurs », utilisent des « boucs émissaires » pour faire avancer, coûte que coûte, leurs projets. Cette demande d’égalité ressemble fortement à un leurre parce qu’elle est entachée de sophisme.

deuxLa demande de liberté. Selon Jacques Attali, la liberté pousse les individus à refuser les contraintes et positionne sur un même plan les demandes de mariage et de divorce. L’auteur du billet annonce également que la sexualité se séparera de plus en plus de la procréation. Il annonce que la déloyauté sera à son comble. Je suis relativement d’accord avec ces propos surtout lorsqu’il annonce que la sexualité deviendra une finalité et que la procréation deviendra un sujet de préoccupation bien distinct. Ces propos ne sont pas anodins dans la bouche de l’ancien conseiller de François Mitterrand. La procréation artificielle, c’est-à-dire la marchandisation des fœtus, passe obligatoirement par le démantèlement de la famille. Un couple libre, homosexuel, transsexuel, bisexuel, trisexuel ou même folklorique devra nécessairement acheter un enfant choisi sur mesure. La liberté annoncée dans cet article est bien celle-ci mais elle n’est pas clairement affichée, elle est sous-entendue. La sexualisation débridée est un atout majeur pour ceux qui souhaitent légaliser le commerce humain. Cela ouvre grand les portes, comme je l’ai dit dans mon précédent article, au transhumanisme et à l’immortalité (théorique, seulement théorique).

troisLa demande d’immortalité, selon Jacques Attali, est un sujet de préoccupation majeur. Le transhumanisme est, selon certains théoriciens de Google, un moyen de rendre immortel un homme en transférant son « esprit » dans un support de haute technologie, autrement dit un robot. Après robocop, nous aurons droit à roborich, autrement dit, l‘immortalité assurée pour les milliardaires. Il est évident que c’est l’argent qui sera, dans la société voulue par l’élite, prédominant sur toutes les autres valeurs. Les pauvres deviendront les parias du futur, la population sera mise dans le même sac au nom de cette immortalité élitiste. Autrement dit, si vous êtes pauvre, vous êtes déjà la victime de ces nouvelles théories mais vous vous en apercevrez seulement le jour J. Le but ultime de cette élite étant de garder la population sous contrôle au nom de la liberté parce qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

quatreLes progrès techniques, selon Jacques Attali, découlent de ces valeurs. L’auteur aborde le sujet du clonage, de la procréation artificielle en annonçant clairement que ce ne sont pas ceux qui demandent leur liberté qui sont responsables de ces questions bioéthiques, j’aurai envie de répondre : « encore heureux ». On remet donc bien à leur place les « sujets » indispensables pour avancer masquer à la manière de ceux qui, dans les films comiques, évoluent sur le terrain derrière des arbres factices. Il est certain que la haute-technologie sera comme un train lancé à grande vitesse, elle détruira tout sur son passage, y compris et surtout les valeurs éthiques. L’auteur utilise le terme « si l’on n’y prend garde » comme si nous étions potentiellement acteurs de ce futur. Il est évident qu’il s’agit d’un doux sophisme chargé d’endormir les consciences. Le peuple est impuissant et ce ne sont pas nos décisions qui influeront sur le cours des choses parce que nous sommes seulement les « sujets » d’une volonté. Autrement dit, les responsables de ces progrès techniques sont seulement, encore une fois, les hauts dirigeants.

cinqL’humanité unisexe ou l’androgynie. Jacques Attali annonce que les hommes et les femmes resteront physiquement différents malgré leur stricte égalité. Les individus mettront en commun leurs gamètes, sans rapport physique, pour procréer artificiellement et personne ne portera les enfants. Le clonage pourra également être de la partie en outrepassant la conception naturelle. Il est évident que la société du futur, qui est en train de se mettre en place cette année, sera une dictature invisible parce qu’elle se cachera sous une notion de « liberté totale ». Cette « autonomie factice » ressemble fortement à l’univers de « 1984 », de «Le meilleur des mondes », de « Soleil vert », de « Total Recall » ou encore de « Demolition man ». Bien que ce ne soit pas dit ici, le démantèlement des anciennes valeurs de l’humanité est un impératif pour que la marchandisation de l’homme puisse avoir lieu. Ce qui compte c’est faire table rase du passé quitte à entraîner notre société dans une « danse de la Saint Guy », c’est-à-dire vers un chaos indomptable afin d’accélérer cet oubli en entraînant les individus dans un terrible vertige hallucinogène.

sixL’évolution artificielle de l’humanité. Jacques Attali nous explique que le cerveau est naturellement limité et que la naissance artificielle permettrait de décupler les potentialités cognitives. Autrement dit, ces embryons seraient génétiquement modifiés et très certainement couplés à de la haute-technologie biologique. Le transhumanisme c’est le projet rêvé de Google et de l’élite contemporaine. Jacques Attali termine le sixième point en affirmant que nous préparons une telle humanité par la faute de nos désirs individuels. Je ne suis pas d’accord sur ce qui est dit ici. La population n’est pas responsable de l’égoïsme et de l’individualisme imposés par une société contrôlée par les médias. C’est comme s’il affirmait que nous étions tous coupables d’être nés au XXe siècle. Cette manière de penser est terrifiante parce qu’elle a facilement tendance à faire basculer les citoyens dans une culpabilité douceâtre malgré le fait qu’ils subissent l’intégralité des faits. Jacques Attali n’a moralement pas le droit de nous rendre complice d’une telle société. Sa volonté se mêle aux propos de son article mais ce n’est pas la nôtre, l’auteur doit être seul capable d’assumer sa pensée. En tout cas, pour ma part, je refuse toute responsabilité qui aurait pu engendrer, de près ou de loin, ce « monde parfait ».

Conclusion

Jacques Attali conclut en annonçant que les Églises devraient réfléchir sur le devenir de la société. Il est évident que la religion n’existe plus dans un tel monde futuriste. Sa conclusion le dédouane des sujets abordés en transférant la responsabilité sur les différentes religions. Dans tous les cas, l’« amour » et l’« altruisme » ne peuvent pas exister dans un monde stérile, froid, rigide, liberticide et biotechnologique parce que ce monde-là est mort-né, autrement dit, c’est un ersatz d’humanité.

Seuls les souvenirs, s’ils ne sont pas contrôlés par les machines, permettront de se rappeler que le passé permettait aux hommes de vaquer librement dans la nature, de manger autour d’une table en s’esclaffant, de passer du bon temps allongé dans l’herbe en croisant les bras derrière la tête, d’apprendre en toute quiétude, d’élever des moutons et des chèvres dans des maisons de pierre sans aucune contrainte si ce ne sont celles de la nature elle-même. Dorénavant, les contraintes seront avant tout humaine ou plutôt inhumaine puisque ce sont les machines qui donneront le rythme à cette société glauque et moribonde. À cette allure-là, au pire nous foncerons droit dans le mur, au mieux nous passerons de force par un trou noir sans savoir ce qui se trouve de l’autre côté.

Seuls les hauts dirigeants seront en mesure de stopper cette schizophrénie, cependant, comment pourront-ils l’arrêter puisqu’ils en sont eux-mêmes les auteurs ? Si Jacques Attali pouvait répondre à cette question-là, ce serait formidable. La liberté d’expression est la première cause qu’un homme de bonne volonté souhaite défendre, j’espère sincèrement qu’il en fait partie.

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2014/05/18/l-humanite-unisexe-ou-la-schizophrenie-occidentale/

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