Tout ce que vous devez vraiment savoir sur Google

Posté par Auteur le 30 mai 2014

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Google n’est pas une entreprise comme les autres. Elle s’est positionnée, à la base, sur le secteur du moteur de recherche mais elle tend à se diversifier de manière beaucoup plus large. Google vise l’intelligence artificielle, la singularité, la robotique, le transhumanisme ainsi que de nombreux projets innovants qui vont modifier en profondeur notre civilisation. Les cadenas rouge et jaune représentés sur le logo de la photo de cet article servent à montrer que Google détient un immense savoir-faire sans toutefois le diffuser. Google fait de la rétention d’information comme toutes les multinationales.

L’entreprise a été fondée par Larry Page et Sergueï Brin le 4 septembre 1998 dans un garage, loué à une connaissance de Sergueï, situé à Menlo Park dans la Silicon Valley. L’entreprise est vite prospère et se développe rapidement. Dix années plus tard, Google, dont le siège est basé à Mountain View, valait déjà 210 milliards de dollars. Actuellement, la société est devenue un véritable Empire. Elle s’est officiellement spécialisée, notamment, dans de nombreux domaines comme la messagerie électronique, les systèmes d’exploitation, les réseaux sociaux, le partage de données, les navigateurs internet, le travail collaboratif. L’entreprise possède, en 2014, un immense parc informatique composé de plus d’un million de serveurs, ce qui en fait le parc le plus imposant au monde.

Sergueï Brin est actuellement le directeur technique de Google. Sa fortune personnelle est estimée à 19 milliards de dollars. Sergey épouse Anne Wojcicki en 2007. Elle est cofondatrice de 23andme.com, société de biotechnologie qui propose à ses clients une analyse de leur code génétique. Sergey a financé des recherches sur la maladie de Parkinson, maladie dont il est lui-même atteint.

Larry Page, quant à lui, est PDG de Google depuis 2011 à la suite d’Eric Schmidt. C’est un homme introverti, mystérieux, intransigeant et surtout très ambitieux. Il reste loin des médias, déteste les apparitions en public ainsi que les conférences de presse. Larry est passionné de kitesurf, de randonnées en Alaska et véritablement fanatique du festival Burning Man dont on voit, sur la photo de l’article, l’idole de bois en proie aux flammes. Ce festival est très révélateur de l’état d’esprit de Larry et plus généralement des passionnés de technologie. Nous allons, par conséquent, y revenir plus loin.

Larry Page avait prononcé un discours sur l’intelligence artificielle en octobre 2000, celui-ci n’est pas à prendre à la légère. Nous voyons aujourd’hui apparaître progressivement ce qu’il avait annoncé à l’époque. « Je pense que Google est génial parce qu’en fait, l’intelligence artificielle sera la version ultime de Google. Pour avoir un moteur de recherche parfait il faudrait qu’il comprenne tout sur le web. Il faudrait qu’il comprenne exactement ce que vous voulez, et vous amènerait la bonne information. Répondre à n’importe quelle question c’est évidemment construire une intelligence artificielle, parce que presque tout est sur internet, n’est-ce pas ? Nous sommes très loin de réaliser cela à l’heure actuelle. Cependant nous nous en rapprochons de manière incrémentale, c’est ce sur quoi nous travaillons. Et c’est extrêmement intéressant d’un point de vue intellectuel. »

Parlons maintenant de Google X Lab. Il s’agit d’un complexe secret appartenant à l’entreprise. Celui-ci travaillerait sur une centaine de projets futuristes mais, actuellement, nous n’en connaissons officiellement que douze. Le laboratoire tente de créer des lentilles permettant de détecter le taux de glucose chez les diabétiques. Il est en train de développer un implant cérébral permettant de répondre instantanément aux questions grâce aux informations issues de l’Internet. Les célèbres Google Glass proviennent également de ce même laboratoire. Ce n’est pas tout, l’entreprise travaille sur le décodage génétique, sur la création de robots divers et variés, sur des turbines volantes, des capsules spatiales de récupération de météorites, des voitures sans chauffeur, de la viande artificielle, des ballons stratosphériques connectés à l’Internet. Encore plus fort, Google se penche sur la lutte contre le vieillissement et les maladies dégénératives. Enfin, le laboratoire œuvre sur une division robotique en lien avec le Pentagone et le DARPA. Google n’est donc plus seulement une entreprise informatique classique, c’est une firme spécialisée dans les projets futuristes de pointe.

Google devient une gigantesque entreprise possédant un immense savoir-faire. Son influence est grandissante sur notre civilisation. Ses travaux secrets effectués dans le laboratoire Google X annoncent un changement sociétal majeur par la technologie. Il est bon de noter que la liste des acquisitions de Google est tout simplement stupéfiante, ce n’est pas moins de 153 entreprises achetées en 13 ans, la liste se trouve sur ce lien et sur celui-ci. On constate que Google investit dans toutes sortes d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle, la robotique, le e-commerce, le cloud computing, la sécurité informatique, les applications mobiles, la reconnaissance vocale, la voix sur ip, la compression vidéo, la publicité, l’analyse de trafic, l’analyse de carte, les réseaux sociaux, la reconnaissance faciale, le GPS, etc…

Google vient de dévoiler ses prototypes de voiture sans conducteur. Pour l’instant, elles sont opérationnelles pour rouler sur les routes de quelques États américains. Concrètement, ces voitures, ressemblant à des smart, sont totalement autonomes. Elles possèdent seulement deux sièges, sans tableau de bord ni volant, et roulent à une vitesse de 40 km/h. L’objectif de Google est d’inciter les constructeurs d’automobiles à produire de tels véhicules. Pour sa part, l’entreprise américaine souhaiterait se recentrer sur la publicité à diffuser pendant ces trajets. Les spots publicitaires seraient projetés sur le pare-brise de ces voitures automatisées, selon un courrier qu’elle aurait adressé à la Securities and Exchange Commission. Les frigidaires, thermostats, lunettes et montres seraient également victimes du penchant publicitaire de Google.

Il est important de rebondir là-dessus. L’homme façonné selon Google, deviendrait un consommateur passif qui se laisserait guider par les machines en regardant des spots publicitaires. Cela fait penser à l’univers du film « Demolition Man » dans lequel les citoyens chantonnent gaiement sur l’air des publicités du « géant vert ». Sur le long terme, de tels individus seraient tranquillement assis dans leur véhicule en savourant leur inactivité parfaite. On se demande quel serait l’intérêt d’un tel assistanat. Il semble plutôt évident que les anciens milliardaires, dans un tel monde, auraient quelque chose à gagner. Ils pourraient développer leur intelligence, mettre à exécution leur ambition pendant que les spectateurs-citoyens se transformeraient lentement en plantes vertes décérébrées sans que quiconque ne s’en offusque. Une dangereuse théorie qui sait vendre ses mérites est rarement accusée de tous les maux, c’est souvent dans le silence du peuple qu’elle évolue. Quelques têtes brûlées risqueraient de se rebiffer au début avant d’accepter, finalement, de se laisser porter par cette torpeur subtilement mortifère. La déchéance de ces individus risquerait alors de progresser en même temps que leur vigilance déclinerait.

Nous allons maintenant aborder le thème du festival favori du PDG de Google. Le concept du « Burning Man » est réinventé par Larry Harvey en 1986. Celui-ci propose de brûler un mannequin géant sur la plage de Baker Beach. Selon wikipedia, le « festival, qui a les traits d’une utopie temporaire mais aussi d’une fête païenne s’achevant en apothéose par le bûcher d’une grande effigie humaine, est sous-tendu néanmoins par une philosophie passablement élaborée, que les organisateurs ont tenté de structurer par l’énoncé de dix préceptes. »

C’est en 1990 que la fête se déroule dans une ville temporaire située en plein désert du Nevada, elle est baptisée Black Rock City. Le festival attire, en toute logique, des Américains, des Européens ainsi que des Asiatiques plutôt fortunés. Il paraît évident qu’il est indispensable d’avoir un certain confort de vie pour être en mesure de se rendre dans un tel endroit. À moins d’économiser pendant quelques années, ce n’est pas un salarié moyen, avec ses charges familiales, qui est en mesure d’y faire la fête. Cet immense festival se déroule dans un esprit de créativité et une ambiance hors norme dans laquelle la surenchère est une composante importante. Il est cependant indispensable de respecter son décalogue, c’est-à-dire ses dix lois que voici.

1) Radical inclusion : Tout le monde, sans exception, est accepté.
2) Gifting : Le don, sans attente de retour, est essentiel. Il peut être matériel (argent, objet, etc…) ou virtuel (service, poème, soin, etc…).
3) Decommodification : Le commerce est exclu, l’argent ne sert qu’à acheter de la glace ou du café.
4) Radical Self-Reliance : Chaque individu est invité à s’exprimer en utilisant ses ressources intérieures sans toutefois compter sur les autres, sauf, bien évidemment, en cas de problème.
5) Radical Self-Expression : La liberté d’expression est totale et chacun est invité à s’exprimer de la manière qu’il le souhaite.
6) Communal Effort : La collaboration, le bénévolat, l’entraide sont vivement encouragés afin que la ville du festival soit entretenue.
7) Civic Responsibility : Le comportement de chacun doit être respectueux envers les uns les autres.
8) Leave no trace : Il ne doit rester aucune trace, aucun déchet, du passage du festival. Chacun doit apporter avec lui ses affaires et ses aliments.
9) Participation : Les individus ne doivent pas être spectateurs mais véritablement acteurs pendant la durée du festival.
10) Immediacy : L’expérience immédiate dans la plus pure expression est encouragée.

Il faut compter au moins 1500€, pour quinze jours, par couple si l’on y inclut la voiture de location. Il faut avoir un minimum de budget, être disponible pendant deux semaines complètes, ne pas être accompagné d’enfants et apporter avec soi les accessoires suivants :

Un vélo par personne, des tenues vestimentaires nombreuses et variées pour être en mesure de se changer le jour et la nuit, une grande tente, des glacières et de la glace, du matériel de cuisine, des sacs de congélation, des chaussures fermées, des lampes, des piles, des batteries, un chapeau, des lunettes de soleil, de la crème solaire et de la biafine, des gourdes, des lunettes étanches au sable également appelées goggles, une ceinture fourre-tout, du scotch épais, des colliers en plastique, des lingettes pour bébé, de nombreux outils divers et variés, un appareil photo, une caméra, des talkies-walkies, un lecteur mp3, une trousse à pharmacie bien remplie, du mobilier de camping, de nombreux cadeaux à offrir, le nécessaire pour la douche, des habits chauds, un sac d’affaires pour le retour, des bâtons lumineux ainsi que de la peinture Fardel pour le corps.

Ces affaires demandent un investissement plutôt conséquent de l’ordre de 5 000€ à 8 000€. Un budget minimal de 7 000€ pour la première année, si l’on doit acquérir cet équipement, ne semble pas du luxe. Les personnes défavorisées, les travailleurs pauvres, les classes moyennes sont implicitement écartés de ce festival. Cela dénote un certain élitisme déguisé malgré la première loi appelée Radical Inclusion.

Pour mettre en valeur l’importance que représente, pour Larry Page, ce festival, il est nécessaire de citer une partie de son discours qu’il a prononcé en 2013 à la conférence annuelle Google I/O (Input/Output pour les non-informaticiens. Ce que l’on peut traduire par échanges d’informations). «Peut-être pourrions-nous mettre de côté une partie du monde. J’aime aller à Burning Man. En tant que technologue, j’estime que nous avons peut-être besoin de quelques endroits sûrs où nous pouvons essayer des choses nouvelles sans avoir à les déployer face au monde entier. »

Il faut savoir que le festival attire de plus en plus de geeks et autres passionnés de nouvelles technologies. Ce festival ne ressemble pourtant pas à ses ancêtres. Au départ, tout est issu du Suicide Club, inventé par Gary Warne et quelques amis, en 1977. Le but du groupe était de visiter des lieux urbains pour vivre des expériences fortes à travers des actions spectaculaires. Le club est arrêté en 1982 parce qu’il était devenu plutôt sectaire et ne correspondait plus à l’esprit de Gary. Suite à plusieurs d’années d’ennui, c’est en 1986 que les ex-membres du groupe décident de créer la Cacophony Society. Ce mouvement était beaucoup plus fédérateur que son prédécesseur parce qu’il s’ouvrait à toutes sortes d’initiatives loufoques, déjantées, anarchistes, spectaculaires, étranges, etc… Une réalité alternative en découlait, un nouveau monde temporaire était créé pendant le temps de l’événement. Le film « Fight Club » s’est d’ailleurs inspiré de cet étrange mouvance. C’est après cela que Burning Man est , mais, au fil des années, le mouvement s’est transformé en un rassemblement New Age, éclectique, technologique et capitaliste, cela même si le commerce y est interdit sur place.

C’est ce que confirme d’ailleurs John Law, l’un des cofondateurs de la Cacophony Society et du Burning Man, à travers ses propos. « Ça s’est professionnalisé, avec le contrôle renforcé qu’implique toute bureaucratie. C’est devenu un lieu de vacances pour les informaticiens. Beaucoup parlent de Burning Man comme d’une utopie, mais l’hédonisme ne me semble pas une bonne pierre d’angle pour édifier un mouvement. » « Agrandir une image centrale, même s’il n’y a pas de mauvaise intention derrière, je trouve ça répréhensible. Burning Man est devenu ce qu’il est parce que les gens ont réalisé qu’ils pouvaient faire leur propre création dans cet endroit extraterrestre. Et parce que l’environnement générait un nouveau genre de communauté, mais une communauté de marginaux. Je ne veux pas que tout le monde ait la même idée, ça deviendrait ennuyeux. » Ce qu’il faut comprendre, c’est que le festival Burning Man a été instrumentalisé. Si au départ son esprit était déjanté, il est devenu, aujourd’hui, plus conformiste et sert une cause foncièrement différente. Un certain techno-centrisme élitiste y règne. Dans quel but ? Nous allons essayer de comprendre ce qu’il en est.

Ce festival est New Age parce qu’il a un côté spirituel prononcé, issu d’un syncrétisme religieux. Par exemple, un temple temporaire, contenant un autel, est construit puis détruit par les flammes à la fin du séjour. On peut venir y prier comme dans un temple bouddhiste et laisser des lettres aux défunts. Dans ce festival, on se recueille et l’on se recentre sur soi-même. Sans rentrer dans les détails, ces actes sont typiques de la méditation. Cette volonté de se détendre dans une ambiance sans règle et sans religion, comme le dit Yann Arthus Bertrand, montre bien que la spiritualité est nouvelle. Par conséquent, elle découle directement de cette étrange atmosphère typique du New Age, loin des règles religieuses, mais basées sur l’expérience individuelle et directe si chères à la gnose universelle. En réalité, cette spiritualité n’est pas nouvelle, elle est ancienne. Les gnostiques revendiquent leur existence depuis la nuit des temps. La mouvance New Age n’est finalement qu’une renaissance de l’antique gnose.

Ce festival est éclectique parce qu’on y rencontre toutes sortes de personnes ou de groupes comme en témoignait Matt Wray en 1995. « Toutes sortes d’espèces coexistent ici, une encyclopédie vivante de sous-culture : des survivants du désert, des primitifs urbains, des artistes, des rocketeers, des hippies, des deadheads, des queers, des pyromanes, des cybernautes, des musiciens, des harangueurs, des frappés de l’éco, des têtes d’acide, des éleveurs, des punks, des amoureux des armes, des danseurs, des amateurs de sado-maso, des nudistes, des réfugiés du mouvement des hommes, des anarchistes, des raveurs, des transgenres et des spiritualistes New Age ».

Ce festival est technologique comme en témoigne, en 1996, Bruce Sterling dans Wired Magazine en affirmant que Black Rock City ressemblait à une « version physique d’Internet ». Très rapidement, Burning Man devient le lieu de prédilection des élites de l’informatique. Cela s’explique par le fait que la cyber-culture est née de la contre-culture de la fin des années 1970. Le festival est un sujet de discussion sur la communauté virtuelle The Well, créée par Stewart Brand, dès 1994. L’Internet permet à la communauté Burning Man de rester en contact toute l’année grâce, notamment, aux listes de diffusion. Ce lieu est idéal pour Larry Page parce que comme il le dit lui-même, il peut tester les dernières trouvailles de Google en toute liberté dans cette fête extravagante, hors du commun et hors du temps. Dans ce lieu à l’atmosphère résolument païenne, les équipes de Google sont invisibles parce qu’elles sont noyées parmi les 58 000 participants excentriques du festival. Ce lieu est apprécié pour sa technologie, son esprit festif ainsi que son individualisme exacerbé.

Ce festival est capitaliste, malgré ce refus de commercer sur place, parce que les places se monnaient. En 2013, un billet coûtait 380 dollars. Le cofondateur du Burning Man, Larry Harvey, annonce qu’il ne croit pas en l’amour mais au commerce. Il est le président du festival Burning Man et de l’entreprise Black Rock City, LLC qui a effectué 22 000 000 de dollars de chiffre d’affaires en 2013 grâce à ses 58 000 billets vendus. Sur place, chaque membre doit travailler bénévolement pour le bon fonctionnement du festival. Il est évident que dans ces conditions, les bénéfices sont importants et doivent très certainement financer des projets que nous ne connaissons évidemment pas. Il y a une contradiction évidente entre le bénévolat pratiqué sur place et la vente des billets permettant de rejoindre le festival. L’argent supervise le festival même s’il ne se trouve pas à l’intérieur de celui-ci.

Larry Harvey souhaite que les gens changent grâce à l’« effet burning ». Comme il le dit lui-même, « ce qui se passe après, c’est cela le plus intéressant. On s’en est rendu compte avec le temps. Les gens rentrent chez eux. Ils changent leur manière de vivre. Ils changent leur relation à l’autre. Ils vont parler avec leur voisin comme ils n’auraient jamais pu le faire auparavant. Chez nous, on pense que quand on atteint une certaine échelle au niveau global, que les comportements imprègnent tous les recoins de la société, alors c’est à ce moment là que vous commencez à changer le monde. »

Ce festival a une forte influence sur les mentalités, comme on a pu le voir. Il attire toujours plus de nouveaux adeptes provenant du monde entier. Le fait que les participants et les médias en parlent génère un effet boule de neige. Cela pourrait probablement avoir pour effet, sur le long terme, de préparer la civilisation occidentale à cette « nouvelle religion ». Même si les fidèles du festival se rassemblent dans un cadre spirituel sans rapport à l’argent, ce dernier est toujours utilisé pour financer Burning Man. Par conséquent, d’un point de vue financier, ce sont les dirigeants de celui-ci qui sont les grands gagnants. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si Larry Page, le PDG actuel de Google, annonce que « si on était vraiment motivé uniquement par l’argent, cela ferait longtemps qu’on aurait revendu la société et que l’on serait sur la plage » et que « si vous ne faites pas des choses folles c’est que vous faites la mauvaise chose ». Il est bon de noter que Larry Page possède une fortune personnelle estimée à 28 milliards de dollars, ce qui est tout simplement considérable.

Dans ce festival, les gens redeviennent sauvages. Ils laissent librement exprimer leurs émotions, que ce soit de la violence, du sexe, des larmes ou autre chose. Dans la société traditionnelle, les caractéristiques de l’individu sont normalement plus ou moins refoulées afin que l’ensemble des individus ne craignent pas l’excès émotionnel d’un tiers ou d’un groupe de tiers. Dans une société sans refoulement, le danger est grand de voir un groupe d’individus s’exprimer sans retenue. Au départ, ce qui semblait sympathique, jovial et surtout innocent se transforme peu à peu en monstruosité, cela jusqu’au point de rupture final. C’est ainsi que le mieux devient l’ennemi du bien. Ce qu’il faut comprendre, c’est que dans une telle société, il n’y a plus de lois appliquées à l’ensemble de la civilisation. Les règles s’établissent au niveau de l’individu. Cette liberté peut potentiellement se transformer en enfer pour ceux qui la subissent. Cependant, cette nouvelle philosophie ne naît pas « comme par enchantement », ce sont des élites qui l’établissent et la mettent en pratique. Ces dirigeants deviennent les maîtres de la société qu’ils ont engendrée. C’est ce que l’on constate d’ailleurs avec le festival organisé par Larry Harvey. Celui-ci l’encadre financièrement mais il ne subit pas ses règles. Son argent le place au-dessus du lot.

Cette société, précédemment décrite, ressemble plus ou moins à celle de nos lointains ancêtres. Le risque est que les pulsions animales s’emparent du groupe pour le ramener à l’âge de pierre, avec ses superstitions, sa peur des esprits et des éléments naturels ainsi que son idolâtrie primaire. L’involution pourrait bien se faire passer pour l’évolution si le Burning Man prenait de l’ampleur conformément à la volonté de certains. Dans un tel univers, le savoir ainsi que le savoir-faire seraient détenus par les entreprises qui deviendraient alors les seules nouvelles élites. Le monde se scinderait, plus ou moins, en deux parties. D’un côté, il y aurait ceux qui détiennent le savoir, les richesses, c’est-à-dire les personnes fortunées, artistiques, élitistes ou encore iconoclastes. De l’autre côté, il y aurait une majorité de gens soumis au système sans espoir de pouvoir en réchapper.

Les élites situées du bon côté de la barrière deviendraient des gardes-chiourmes, à la fois juge et partie. Par contre, les hommes pris au piège de l’autre côté ne s’apercevraient de rien parce qu’ils seraient abaissés au rang d’esclaves dès leur enfance. Le savoir, l’information deviendraient, dans un tel monde, de l’or. Ceux qui n’en posséderaient pas ne seraient pas seulement pauvres, ils seraient prisonniers à perpétuité de leurs propres conditions de soumission mentale. On voit d’ailleurs ce phénomène apparaître sournoisement avec une jeunesse qui prône la médiocrité comme unique modèle à suivre. Le « bad boy » est finalement victime de sa propre ignorance. Il contribue également à l’instauration de la société que les élites nous préparent. En croyant être un rebelle, le « bad boy » est, en fait, un collaborateur acharné et surtout ignorant de ce nouveau monde.

Il est maintenant indispensable de continuer le parallèle avec notre société contemporaine. L’individualisme y est de plus en plus prépondérant. La technologie prend une ampleur phénoménale. Le savoir tend à se résorber dans les multinationales au détriment du peuple. Les règles collectives s’effacent lentement au profit de la liberté individuelle des plus fortunés. La civilisation se transforme imperceptiblement au fil des générations pour tendre vers l’idéal de certains.

Nous savons que la révolution matérielle a déjà eu lieu dans le passé à partir du « siècle des lumières ». Ce qui manque aujourd’hui pour faire basculer notre civilisation dans ce nouvel-âge infernal, c’est une révolution spirituelle, typiquement New Age, imprégnée de cette gnose universelle. À cet effet, la révolution « Burning Man » progresse lentement mais sûrement. Comme le dit si bien Larry Harvey, le monde changera lorsqu’il sera entièrement imprégné de cette nouvelle spiritualité. Si cette révolution devait avoir lieu, elle se ferait certainement dans le silence le plus absolu. Les individus éveillés à ces pratiques deviendraient forcément les complices involontaires de la mise en place de ce nouveau monde esclavagiste. La résistance serait infime, voire inexistante par manque de discernement d’une majorité de la population. Ce n’est bien évidemment qu’une hypothèse réfléchie, mais si elle s’avérait juste, elle serait tout simplement terrifiante. J’espère sincèrement que l’homme de « Chrome-Agnon », selon Google, ne verra jamais le jour.

Ci-dessous, un reportage sur le festival Burning Man nommé la ville qui n’existait pas

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Ci-dessous, une information de France Info sur les projets fous de Google

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Ci-dessous, un reportage sur Google nommé Google, la machine à penser

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Ci-dessous, une émission sur le festival Burning Man nommée j’irai dormir chez l’homme qui brûle

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Ci-dessous, un documentaire nommé le monde selon Google

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Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2014/05/30/tout-ce-que-vous-devez-vraiment-savoir-sur-google/

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Les risques sous-estimés de la nanorobotique

Posté par Auteur le 27 mai 2014

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Nous avons abordé bon nombre de sujets à travers les derniers articles sans s’attaquer à la nanotechnologie qui est pourtant l’un des moteurs du transhumanisme, cela pour plusieurs raisons. La nanotechnologie est un sujet d’inquiétude pour la communauté scientifique, c’est un phénomène tout à fait légitime et partagé parce que le réalisme s’impose. Quant à elle, la doctrine transhumaniste se veut naïve et faussement optimiste. Elle réduit l’homme à un être composé d’un corps charnel et d’un esprit issu de mécanismes simples. Cette réduction outrancière est meurtrière parce qu’elle permet l’acceptation globale de l’homme transhumain, hybride et artificiel. Cela fait de lui, par conséquent, un être non pas « amélioré » mais seulement « modifié ».

Ce que les transhumanistes semblent vouloir faire de l’être humain laisse penser que ce sont des apprentis-sorciers très peu informé de la complexité de notre structure biologique. L’être humain ne peut pas être un terrain d’expérimentation, sinon cela ferait de lui un cobaye soumis à une doctrine totalitaire sous couvert d’humanisme bio-technologique. Malheureusement, les scientifiques fous semblent de plus en plus nombreux, cela s’explique par le fait que le transhumanisme se positionne comme foncièrement libéral. Selon ses théoriciens, la loi du marché est l’une des conditions nécessaires à l’épanouissement de cette doctrine.

Les scientifiques fous sont de plus en plus nombreux parce que la loi du marché n’impose pas de barrières morales. Le fait de vendre ou d’acheter est devenu une liberté fondamentale depuis la Révolution française. C’est ainsi que cette liberté s’étendra, en tout logique, à la marchandisation de l’être humain. Nous sommes confrontés à un grand danger sous-jacent qui ne saute pas aux yeux immédiatement mais qui est bel et bien . Si nous avons des individus supérieurs cela implique qu’il existe également des individus inférieurs. La question des « races humaines » a été occultée au profit de l’augmentation des individus. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le racisme s’est déplacé, non plus sur une hérédité, mais sur une volonté d’acceptation. Insidieusement, les individus seront incités à accepter le transhumanisme avec tous ses risques fondamentaux sous peine de devenir les parias du nouveau monde. Ce racisme pernicieux est ingénieux parce qu’un individu non amélioré sera facilement repéré. Il ne possédera aucun implant technologique dans le corps.

Penchons-nous maintenant sur les risques inhérents à la nanotechnologie elle-même. La science s’applique à concevoir des nanorobots suffisamment petits pour pénétrer dans le corps humain, suffisamment mobiles pour se déplacer vers un lieu stratégique, suffisamment autonomes pour être en mesure d’agir par eux-mêmes. Ce sont évidemment les étapes ultimes du perfectionnement de cette nanotechnologie.

En ce qui concerne le premier point, les nanorobots ont déjà atteint une taille infinitésimale, le problème est donc réglé.

En ce qui concerne le second point, les nanorobots seront, initialement, certainement apportés, par des vecteurs, vers un endroit approprié. On peut penser que ces vecteurs seront des bactéries ou des virus modifiés jusqu’à ce que les nanorobots sachent se transporter eux-mêmes à travers le corps humain.

En ce qui concerne le troisième point, les nanorobots seront très certainement guidés, au début, à distance par un intervenant humain à travers un logiciel. Ces minuscules machines seront, dans tous les cas, connectées à l’Internet. À terme, ces nanorobots seront soit totalement autonome, c’est-à-dire suffisamment intelligents pour agir seuls, mais toujours en lien avec l’Internet, soit semi-autonome car guidés par une intelligence artificielle située en dehors du corps humain.

Les transhumanistes souhaiteront probablement que le cloud soit porteur de cette intelligence artificielle. L’hypothèse selon laquelle les nanorobots soient automatiquement contrôlée par un logiciel intelligent et autonome ne semble pas illogique. Cependant, nous ne connaissons pas encore les tenants et les aboutissants. Nous devons, par conséquent, nous contenter de cette fragile probabilité.

Il se peut également que les nanorobots agissent en totale autonomie sur les tâches techniques mais qu’une intelligence artificielle leur donne des instructions générales, notamment en ce qui concerne la stratégie et le lieu sur lequel ceux-ci doivent se rendre.

D’emblée, il y a plusieurs questions cruciales à se poser. Est-ce que cette intelligence artificielle sera totalement autonome. Si oui, contrôlera-t-elle l’ensemble des nanorobots simultanément à la manière d’une architecture informatique traditionnelle « client/serveur » ? Si non, quel groupe d’influence contrôlera cette intelligence artificielle ? Quels individus, ce groupe d’influence, ciblera-t-elle ? Sur quels critères ?

Le logiciel de contrôle, qu’il soit intelligent et autonome ou non, sera-t-il exempt de bugs ? Qui nous dit qu’il ne pourra pas commettre des erreurs et modifier malencontreusement le comportement des nanorobots ? Dans cette hypothèse plus ou moins globale de contrôle par le cloud, les nanorobots devraient forcément être, au minimum, partiellement autonomes. Cela implique d’embarquer un minimum d’intelligence artificielle à l’intérieur de ces nanorobots. Cependant, un programme étant forcément obsolète à un moment ou à un autre, il faudrait que celui-ci puisse se mettre à jour automatiquement à partir du cloud. Dans ce cas, qui éditera ce logiciel ? L’équipe chargée du développement du programme dépendra-t-elle d’un lobby transhumaniste, d’une multinationale ou d’un groupement d’intérêt ?

Abordons maintenant les risques de cette nanotechnologie. Est-ce que la matière dans laquelle les robots seront constitués sera suffisamment résistante pour ne pas se dissoudre ? Est-ce qu’il n’y a pas un risque de développement de cancer à cause de ces intrus ou de dommages collatéraux insoupçonnés ? Comment extraire ces nanorobots s’ils se mettaient à agir malencontreusement ? Existe-t-il au minimum un moyen d’extraction ? Cela semble plutôt improbable parce qu’il faudrait être en mesure de repêcher les robots défaillants dans le corps humain. Comment la technologie pourrait-elle facilement repérer de minuscules engins aussi éparpillés qu’en panne ?

Nous ne pouvons pas écarter le risque de piratage informatique. Si un groupe prenait possession du contrôle des nanorobots, il pourrait très bien, par exemple, demander une rançon sous peine de détruire des cellules critiques chez les porteurs visés. Ces pirates auraient, par conséquent, le contrôle absolu des individus. Leur moyen de pression serait gigantesque. Qui nous dit que ce ne serait pas certains dirigeants qui auraient choisi de prendre illégalement le contrôle des nanorobots ? En matière de sécurité informatique, nous ne sommes jamais assez prudent, tout peut arriver. La moindre faille entraîne, bien souvent, un système d’information altéré à la déroute. Il est nécessaire, alors, de revoir sa stabilité ainsi que son architecture car l’intrusion a ouvert une brèche incommensurable dans le « mur de la ville ».

La nanorobotique ressemble fortement à une utopie de milliardaire qui se réalisera, simplement parce qu’ils ont les moyens techniques et financiers de la mettre en œuvre. Ce que ces élites ont oublié c’est que, bien souvent, avant d’être des techniciens ce sont des rêveurs bornés. Si les élites étaient réalistes, elles ne confondraient pas la vitesse avec la précipitation. Un projet d’une telle envergure demande de la patience, de la rigueur, des tests sur quelques individus pendant plusieurs longues années. Les objets de leur passion ne sont plus des choses inertes mais des êtres humains, par conséquent, il est indispensable d’être rigoureux et de prévoir un plan de retour afin d’être en mesure de faire marche arrière si l’opération s’avérait désastreuse.

À les entendre, ce projet déboulera à toute vitesse pour venir se greffer dans notre corps à la manière d’une fléchette empoisonnée par inadvertance. On est en mesure de penser que les élites souhaitent imposer quelque chose de manière anticipée. Visent-ils, avant toute chose, des intérêts purement financiers ? Là est la question.

On dit que certains nanorobots seraient en mesure de contrôler les hormones de notre cerveau, c’est, paraît-il, un sujet d’étude militaire depuis une dizaine d’années. Je ne m’avancerai pas davantage pour éviter de déborder sur des suppositions, même si elles paraissent plus que probable. Dans tous les cas, avant de se voir implanter des nanorobots, il faudrait avoir la preuve de leur efficience. Tant que rien n’est démontré par de solides preuves, accepter de se faire injecter des nanorobots reviendrait à s’abaisser au rang de cobaye. Nous ne sommes pas des objets d’étude, et surtout, personne n’a le droit de nous imposer une telle volonté. Cependant, si les nanorobots pouvaient pénétrer dans notre organisme par les voies aériennes, nous serions directement confrontés au problème sans pouvoir le contrecarrer.

Si ces nanorobots étaient détournés de leur mission initiale, pour n’importe quelle raison, cela pourrait entraîner la mort simultanée de leurs porteurs. Cette hypothèse risque de ne jamais être officiellement abordée objectivement parce que les élites voudront rassurer la population afin de pouvoir vendre cette technologie le plus largement possible. Les masses seront très probablement invitées à payer pour recevoir dans leur organisme ces nanorobots parce qu’il semble évident que rien ne sera gratuit dans un monde libéral préconisé par la doctrine transhumaniste elle-même. Avant d’être améliorés, ces individus seront des clients. Ainsi les bénéfices permettront aux élites de financer davantage de recherches. Quel est l’intérêt de tout cela dans un monde déshumanisé et surtout artificiel ?

Nous sommes devant de sombres perspectives et ce ne sont pas les scientifiques de bonne volonté qui me contrediront. Pour conclure sur une note d’humour, à la manière de cette publicité des années 80, je dirai « les nanorobots ne passeront pas par moi ». Sur ce, soyez vigilants mais surtout, n’oubliez jamais de vous poser les bonnes questions.

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Body hacking, scarification, piercing, prémices de l’amélioration

Posté par Auteur le 25 mai 2014

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Nous sommes à une époque charnière de notre civilisation. C’est de manière imperceptible que des êtres humains hybrides, pardonnez-moi l’expression, rejoignent le clan des adeptes du transhumanisme. Les médias n’en parlent pas officiellement afin de ne pas effrayer la population mais il faut savoir que ces cyborgs existent bel et bien. Selon la définition usuelle, « le cyborg est un être humain qui a reçu des greffes de parties mécaniques, le terme est souvent employé en science-fiction et en futurologie ». Il est évident que certains individus méritent, d’ores et déjà, d’être qualifiés de la sorte.

Je fais volontairement le lien entre le body hacking, le piercing et la scarification parce que ces pratiques correspondent à des modifications corporelles. Le body hacking est une « démarche volontaire visant à la transformation du corps humain, notamment en lui enjoignant des composants artificiels dans le but de transformer son comportement naturel ». Le piercing est « une pratique consistant à percer une partie du corps pour y mettre un bijou » quant à la scarification, il s’agit d’« une pratique consistant à effectuer une incision superficielle de la peau humaine ».

Le tatouage, le piercing ainsi que les scarifications ne sont plus des sujets tabous, il est d’ailleurs de plus en plus fréquents de rencontrer des personnes qui ont déjà cédé à la tentation. Par conséquent, ces pratiques deviennent monnaie courante, elles sont rentrées dans les mœurs. Il n’y a désormais plus qu’un pas avant que le body hacking ne déferle sur notre société parce que celle-ci est pratiquement mûre pour cela.

Les body hackers s’implantent eux-mêmes des composants électroniques qui leur confèrent de nouveaux sens afin de devenir des êtres humains « augmentés ». Ce sont des activistes qui se positionnent entre le « hacking informatique traditionnel » (maîtrise et modification des systèmes d’exploitation et des logiciels pour simplifier grandement) et le « biohacking » (modification des cellules et de l’ADN). Il leur paraît évident que la fusion entre l’humain et l’électronique se fera nécessairement dans un futur proche. Ils affirment d’ailleurs, au nom de la liberté individuelle, que « l’augmentation de l’humain est un droit ».

Les body hackers font partie de la branche active du transhumanisme. Pour être plus précis, ce mouvement considère que l’être humain n’est pas parvenu au bout de son évolution. C’est pour cela que la technologie participera, selon eux, à cette mutation. On peut en déduire, que le tatouage, le piercing et la scarification étaient les premières étapes permettant de déverrouiller les mœurs en ce qui concerne la modification du corps humain. Les body hackers amorcent la seconde étape en ouvrant la voie au transhumanisme.

Ces nouveaux préceptes, en rapport avec le corps humain, s’accrochent à la civilisation et ne lâchent pas facilement prise. On peut également faire le lien avec le phénomène zombi, vampire, tête de mort ou plus largement tout ce qui entraîne les individus à accepter leur propre « mort métaphysique ». Lorsque celle-ci aura été accepté à l’échelle de la civilisation occidentale, les consommateurs seront de moins en moins réfractaires à la modification de leur corps parce qu’ils n’éprouveront plus vraiment le besoin de résister, c’est ce que j’appelle le stade de la mortification. Les sociétés innovantes s’approprieront, certainement sans trop de peine, les corps de leurs clients en leur vendant de l’« amélioration ». Il se pourrait même que ces derniers paient cher pour devenir des cyborgs parce qu’ils voudront suivre la mode de l’époque.

Ces propos qui semblent fous, aujourd’hui, risquent de ne plus l’être dans un futur plus ou moins proche. Que le lecteur ne se trompe pas, le but de cet article est de l’avertir du risque qu’il encourt s’il n’y prend garde mais, en aucun cas, cet article ne fait la promotion de cette doctrine morbide. Les adeptes du transhumanisme, ainsi que leurs lobbies, travaillent d’arrache-pied pour que les différents remparts sociétaux cèdent un à un en attendant que la technologie soit à la hauteur de l’incommensurable tâche. Ce qu’il en faut retenir, c’est que ces adeptes sont, pour la plupart, des milliardaires ou des scientifiques réputés. Ce ne sont en aucun cas des marginaux désargentés.

Il est important de faire remarquer que les body hackers agissent de manière extrême avec leur propre corps. C’est ainsi qu’ils sont en mesure d’influencer la population en se donnant en spectacle ou en participant activement à de nombreuses conférences. Il s’agit, bien évidemment, d’une forme de prosélytisme. Les jeunes générations sont forcément de plus en plus ouvertes à ce genre de « nouveauté » puisqu’elles sont déjà nées dans un univers technologique sans parler de l’influence grandissante des lobbies transhumanistes.

Maintenant, parlons un peu des étranges personnages qui figurent sur la photo de cet article. Stelarc, par exemple, est un artiste qui s’est fait greffer une oreille sur le bras et implanter un micro afin que les autres personnes puissent entendre ce que perçoit cette nouvelle oreille. Neil Harbisson s’est fait implanter un eyeborg (littéralement un « œil de cyborg »), dans la boîte crânienne, à l’arrière de son cerveau pour percevoir les couleurs en ondes sonores. Cela a eu pour effet de modifier ses perceptions. Steve Mann vit en permanence avec des lunettes caméra de son invention, celles-ci sont solidaires de son crâne. Oscar Pistorius est un athlète sud-africain, amputé des deux jambes, qui s’est fait greffer des prothèses en carbone ressemblant à des lames. Rolf Buccholz est un informaticien qui porte 453 piercings, ainsi que divers tatouages, et qui apprécie le fait d’être suspendu à des crochets. Aimee Mullins a dû être amputée, à l’âge de un an, des jambes, mais, elle porte des prothèses depuis l’âge de deux ans. Après une carrière sportive, elle est rentrée dans l’univers de la mode en 1998. Depuis, elle transporte avec elle une douzaine de paire de jambes de rechange et a fait de son handicap une force. Elle pose pour des magazines dans des positions qui mettent en valeur ses jambes artificielles. Elle est, par conséquent, une bonne vitrine pour le transhumanisme. Kevin Warwick, quant à lui, est un scientifique britannique et professeur de cybernétique. Il s’est fait greffer des électrodes dans le bras qui sont reliées à son système nerveux afin de contrôler divers objets comme un ordinateur ou un fauteuil roulant. Il est passionné par la robotique depuis de longues années, c’est un fervent chercheur pratiquement illuminé.

À chaque fois que l’on modifie son corps par un tatouage, un piercing ou une chose du même genre, on se confronte à un mécanisme progressif de déverrouillage psychologique. Concrètement, la psyché humaine étant adaptable aux circonstances, elle intègre la situation présente et, par conséquent, offre moins de résistance aux futures circonstances similaires, ceci grâce à l’élasticité cérébrale. Ceux qui connaissent ce mécanisme savent l’exploiter à leur avantage surtout s’ils sont doués d’un charisme naturel et d’une tendance à la manipulation. C’est de cette manière que les gourous agissent ainsi que ceux qui souhaitent imposer, progressivement, sur le long terme, leur vision des choses. Les transhumanistes n’échappent pas à cette règle puisque ce sont les pionniers qui débroussaillent le chemin pour les nombreux cyborgs à venir.

Après, dans le désordre, la conquête du far west, le démantèlement des anciennes us et coutumes, l’impérialisme, la république, le capitalisme, le libéralisme, l’humanité atteindra le pallier fatidique qui la conduira inévitablement à la loi de la singularité avec ses drones, ses humanoïdes, ses robots, ses cyborgs et son intelligence artificielle. Tout ceci est inéluctable à moins qu’un événement à la fois majeur et imprévu ne vienne bouleverser ce plan. Cela nous fait prendre conscience que nous sommes totalement impuissants face à ce tsunami sociétal qui progresse lentement mais qui se montre particulièrement redoutable. Il ne nous reste plus qu’à veiller et à garder l’espoir de voir survenir un monde meilleur.

En guise de conclusion, pour une fois aussi soudaine qu’étrange, comme l’aurait certainement proclamé le regretté Jean Vaquié d’une voix chuchotée et étonnamment ponctuée.

« J’espère sans un soupir, car humblement robuste instinctivement sans tristesse, et surtout triomphant, louablement établi, soutenant éternellement une loi, rayonnante ou infinie. »

Les fidèles sauront retenir l’essence de ce mystère, pour les autres, ceux-ci se contenteront de cette étrange citation.

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Big Data, les données informatiques sont le nouveau pétrole

Posté par Auteur le 24 mai 2014

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Avant de commencer cet article, il est indispensable de donner une définition du Big Data. Concrètement, il s’agit des données générées par les applications basées sur l’Internet. Par exemple, les réseaux sociaux créent de gigantesques flux d’informations qu’il n’est pas possible de traiter avec des logiciels standards comme des bases de données PostGreSql, Mysql, Oracle ou autre. Il est nécessaire d’utiliser des outils solides capables de traiter ces énormes flux mondiaux. Le secteur est très porteur depuis quelques années déjà.

À présent, l’analyse des données du Big Data a le vent en poupe. Grâce ces énormes flux, il est possible d’effectuer des analyses prédictives. Cependant, il est indispensable de raffiner ces données pour qu’elles soient valorisées sur le marché. C’est le travail de nombreux supercalculateurs qui analysent et trient ces volumes gigantesques de données en temps réel. Ce sont les algorithmes développés par les entreprises innovantes qui sont en mesure de fournir cette valeur ajoutée. Ainsi, ces nouvelles données se transforment en pétrole raffiné.

Le traitement des données concernant les déplacements des personnes ciblées est effectué, en priorité, à des fins mercantiles. Ainsi, le but est de prédire quels sont les achats que le consommateur lambda effectuera dans un futur immédiat ou proche. C’est à ce moment qu’une publicité ciblée apparaîtra, idéalement, sur l’appareil utilisé. Celui-ci pourrait être tout aussi bien un smartphone, qu’un véhicule dernier cri, un appareil électroménager ou, finalement, n’importe quel gadget futuriste connecté à l’Internet. Par exemple, un néo-citoyen qui aurait faim dans sa voiture dernier cri alors qu’il passerait devant un fast-food aurait droit à une publicité, affichée sur l’écran de son véhicule, ventant les mérites de ses sandwichs afin de l’inciter à s’arrêter à proximité.

Autre chose, il est important de savoir que « si vous utilisez un logiciel gratuit sur internet, c’est que vous êtes le produit ». Cela signifie que les utilisateurs de Facebook, Twitter, Google+ ou tout autre site de partage gratuit sont la « matière brute » exploitée par des sociétés que l’on appelle des « Data Broker ». Celles-ci analysent avec une grande pertinence les données des utilisateurs. Par exemple, la société Acxiom, créée en 1969 aux États-Unis, annonce qu’elle est « expert de la donnée client, de l’analytique et des services marketing. S’appuie sur une solide expérience de 40 ans dans l’exploitation de la richesse des données clients pour renforcer les connexions entre consommateurs et annonceurs sur l’ensemble des médias. »

Les données analysées, décortiquées et finalement traitées offrent une forte valeur ajoutée, d’un point de vue mercantile, c’est pour cela qu’elles sont revendues à des sommes astronomiques, c’est-à-dire plusieurs centaines de milliards de dollars. Bien évidemment, les consommateurs ne reçoivent pas d’argent parce qu’ils sont eux-mêmes les cibles de ces sociétés. L’analyse de données issues du Big Data tend à devenir une science en soi, il faut savoir que ses applications sont de plus en plus nombreuses.

Par exemple, Barak Obama s’est servi des données issues du Big Data pour faire sa campagne électorale de 2012. Rayid Ghani a été chargé de la campagne numérique du président américain actuel. Cela a permis de sélectionner et d’influencer ceux qui étaient intéressés par Obama mais qui restaient relativement indécis. Cinquante informaticiens ont sélectionné ces électeurs afin de les influencer en faveur du président. Le Big Data a permis d’extraire les données politiques de ces individus grâce aux traces qu’ils ont laissées sur les réseaux sociaux. Là est le secret de la campagne du président américain. Autant dire que cette élection semble subitement moins démocratique puisqu’il y a eu un ciblage et une influence sur la décision finale des électeurs supposés être libres de leur choix.

En France, l’équipe de François Hollande a utilisé la même stratégie, il s’avère que cette dernière s’est annoncée payante. Cela a permis aux équipes chargées du porte à porte de cibler les personnes à influencer en faveur du président français. Il paraît évident qu’un certain nombre d’électeurs rencontrés personnellement auront davantage tendance à voter pour la personne désignée. C’est ainsi que le libre-arbitre s’est vu subtilement dévié à la manière d’un bateau qui recevrait, au moment critique, un nouveau commandant de bord. La bonne question à se poser est la suivante. Est-ce que ce procédé est entièrement démocratique puisque ce n’est plus le hasard qui a dirigé les équipes chargées du porte à porte mais les données issues du Big Data ?

Pour continuer un peu sur le terrain politique, Nathaniel Read Silver alias Nate Silver est un statisticien américain expert en prédiction. Pour lui, l’avenir est composé d’équations mathématiques qu’il faut savoir analyser de manière rationnelle. Il explique qu’une campagne politique est stable et prédictive mais rarement passionnelle. Les politiciens souhaitent travailler avec cet homme mais celui-ci refuse afin de conserver son indépendance. Le problème c’est qu’il existera forcément d’autres personnages du même genre que Nate qui se spécialiseront probablement dans les données du type « Précrime » comme dans le film Minority Report, dans lequel joue Tom Cruise. Sauf que les oracles ne seront pas des devineresses, mais, bel et bien des machines intelligentes et connectées sur l’Internet. Dans ce cas, des dérives seraient statistiquement possibles.

D’autant plus que deux millions de personnes devraient être embauchées avant 2020 dans le secteur des analyses prédictives. Comment seront répartis ces emplois, nul ne le sait. Il faut savoir que Nate Silver a récemment choisi de travailler pour des journaux sportifs spécialisés dans le base-ball et le football américain. Autant dire que ce genre de génie est volatile et peut rapidement changer d’employeur. Par conséquent, tout est possible, pour le meilleur ou pour le pire. Il semble inéluctable que les futurs talents se positionneront sur les secteurs dans lesquels il y aura de fortes demandes, reste à savoir quels seront ceux les plus attirants.

Les données du Big Data seront forcément utilisées par les futurs logiciels dédiés à l’Intelligence Artificielle. L’architecture système contemporaine est le support nécessaire pour ceux qui souhaitent mettre en place le transhumanisme. Sans données, une Intelligence Artificielle reste lettre morte parce qu’elle a besoin d’une entropie élevée, c’est-à-dire, qu’elle a besoin de récolter des informations variées pour progresser dans l’analyse et l’apprentissage. Indéniablement, le transhumanisme et l’Intelligence Artificielle sont interconnectés.

En effet, sans un support logistique roboti, le transhumanisme resterait vain. L’humain sera nécessairement épaulé par ce que l’on peut appeler, pour vulgariser, une Tour de Contrôle, c’est-à-dire un cerveau artificiel installé au cœur du système. Le transhumanisme s’appuie sur tous les projets de haute technologie qui sont nécessaires à son instauration. Plus la progression technologique serait élevée, c’est la loi de la singularité, plus la civilisation serait transcendée par celle-ci. Le transhumanisme est, par conséquent, le but ultime que les élites milliardaires souhaitent atteindre. Que les populations concernées approuvent ou non le projet importe peu pour ceux qui dirigent le navire technologique.

Ce qu’il est important de comprendre, c’est que le Big Data n’est seulement qu’une étape dans l’évolution de notre société. Lorsque le pallier nécessaire aura été atteint, une nouvelle technologie viendra remplacer les « Data Broker ». Les robots remplaceront alors les humains positionnés sur ce secteur. Cela aura pour effet d’amplifier la progression technologique en même temps qu’elle modifierait certainement désavantageusement la société humaine. Ainsi, la civilisation occidentale connaîtra potentiellement un développement fulgurant. Cela rejoint la maxime qui affirme que l’« on n’arrête pas le progrès ». Ainsi, cet essor serait incontrôlable et ne pourrait pas être arrêté. Le danger est bel et bien réel, nous dépendons déjà tellement des machines que nous ne pouvons pas les écarter du système sous peine de voir la bourse s’effondrer. Tout cela est proprement terrifiant et nous, les citoyens, sommes impuissants face à ce phénomène.

Ce n’est pas le peuple qui a décidé de cette avancée technologique, ce sont les élites dirigeantes. Il s’avère que nous sommes bien les « sujets », et non pas les « acteurs », de la civilisation occidentale contemporaine. La suprématie du peuple est devenue la dernière préoccupation de nos dirigeants, c’est là un constat décevant mais bel et bien réaliste. Cela s’explique par le fait que l’argent est devenu la source de motivation primordiale de nos capitaines. L’humain est en train de devenir la base de la nouvelle société de consommation dans laquelle, probablement, une majorité d’entre nous seraient des consommateurs de leur propre amélioration.

Par conséquent, le transhumanisme empêcherait potentiellement l’effondrement complet du système actuel puisqu’il engendrerait une refonte complète du libéralisme en une société mercantile de haute technologie. Si cette étape est bien gérée par les élites dirigeantes, ils obtiendraient le privilège de devenir encore plus riches qu’ils ne le sont pendant que les populations deviendraient les consommés, autrement dit les dindons de la farce, améliorés par la technologie. Les dirigeants sont loin d’être idiots, ils savent que notre civilisation est au bord de la faillite. Ils tentent de tenir le Titanic à flots en espérant réparer ses parties endommagées grâce aux différentes étapes annonçant le transhumanisme qui deviendrait alors une gigantesque rustine.

Soit nous sommes à la veille d’un effondrement total de notre civilisation, soit nous sommes à la veille de sa transformation radicale. Dans la première hypothèse, nous retournerions inéluctablement à l’âge de pierre. Dans la seconde, l’humanité se transformerait en autre chose. Nos descendants seraient des mutants bio-technologiques qui risqueraient de ne plus conserver grand-chose de leur humanité initiale si ce n’est leur cerveau. Il est nécessaire de conserver un œil ouvert sur les actualités afin d’être informé à temps du krach potentiel ou de la réussite du virage technologique amorcé.

Notre futur semble entaché de nombreuses difficultés, cependant il est nécessaire de rester confiant et d’espérer un retour à la raison de ceux qui nous dirigent. Ceci est évidemment une note optimiste car il semble très improbable que ceux qui ont lancé la transformation de notre civilisation acceptent de faire machine arrière. Il est à souhaiter qu’une troisième hypothèse s’ouvre, celle dans laquelle l’humanité évoluerait vers la sagesse, le pardon et l’amour mais seul l’avenir nous le dira. Je vous souhaite une agréable journée. Pour conclure sur une note d’humour, vous pouvez maintenant vous faire un Big Bisou.

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Hymne à la Liberté

Posté par Auteur le 23 mai 2014

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Je marchais dans les rues ténébreuses de Lyon en ce mois d’octobre 2013. La pluie ruisselait le long des parois des immeubles. Je me sentais plus mort que vivant, plus triste que jamais. Cette solitude pesante me brisait le dos d’autant plus que je louais une « chambre de bonne » à un vieux grincheux.

Je travaillais dans l’un de ces fast-food de Lyon 7e pour survivre. Le rythme effréné des commandes me stressait. Le responsable du restaurant nous manageait d’une manière stricte, il voulait que chaque commande soit distribuée au comptoir en un minimum de temps avec un taux de satisfaction du client proche de l’infini. Comment voulez-vous vous épanouir dans des conditions pareilles ?

« La liberté est à ce prix » n’arrêtait-il pas de me répéter ou encore, « tu sais, Bruno, estime-toi heureux d’avoir la liberté de travailler, sinon tu serais probablement l’un de ces moins que rien ». Autant dire que ce manager de pacotille me stressait magistralement. L’équipe était en proie à un turn-over phénoménal. Ce chefaillon arrivait autant à conserver ses salariés qu’à sourire à un mur.

C’est pour cela que ce soir-là, je claquai la porte de mon minuscule studio avec colère. Le vieux vint, comme d’habitude, tambouriner à la porte en hurlant « c’est pas fini ce bordel ! ». Je m’allongeai sur ce lit pliant qui voyait mon corps le déformer depuis cinq ans avec la ferme intention de ne plus bouger.

Cette vie m’étouffait littéralement, j’entendais de partout que nous avions la chance « d’être libre » mais je crois sincèrement que cette liberté est galvaudée. On jouait avec nous en permanence au jeu de bonneteau pour nous faire croire que nous avions le choix de nos mouvements. Mais je me rendais compte que je devais me lever tous les matins, déjeuner en quelques minutes et courir à l’arrêt de bus pour arriver à l’heure au fast-food. Je devais supporter la lourdeur de certains clients, vivre avec cette senteur de poireau qui émanait des aisselles de Joachim, un bon collègue un peu penaud. Je devais courber l’échine devant Patrick, le manager, qui n’arrêtait pas de hurler pour nous mater comme si nous étions des benêts ou des animaux. Je me souviens de l’un de ces moments énervants dans lequel il s’écriait sur un ton à la fois sec et mielleux « Dépêche-toi Bruno ! Tu vois bien que la dame attend depuis plus de 3 minutes ! Active-toi tu es mou ! ».

Cette liberté commençait à me peser sérieusement. Tout ce que je connaissais, c’était le travail au fast-food ou en usine, ce studio minable et le pensionnat lorsque j’étais enfant. On m’avait trouvé devant une église lorsque je devais avoir six mois. Les bonnes sœurs m’avaient prénommé Bruno parce que j’étais hypersensible et timide. Cette vie de rêve ressemblait plutôt à une interminable routine, une voie vers l’enfer terrestre ou encore une salle d’attente dans l’antichambre de la mort.

Las de tout ceci, bien allongé sur mon lit en ce soir du 28 octobre 2013, je dégainais ma nouvelle paire d’écouteurs et décidais d’écouter la radio. Mon lecteur mp3 était désespérément vide car je n’avais pas d’ordinateur pour y transférer de la musique. Je ne connaissais personne qui en possédait un hormis le vieux propriétaire mais il ne me laissait jamais rentrer chez lui sauf pour payer le loyer mensuel.

Les stations de radio balançaient leur brouhaha, j’avais envie d’écouter quelque chose de solide, de la musique classique si possible mais je ne trouvais rien qui vaille. En râlant, je balançais sur le côté les écouteurs ainsi que le baladeur mp3 qui diffusait encore la musique d’une station fm. Je décidais de fermer les yeux au lieu de hurler de rage en tapant mes poings contre les murs décrépis, le vieux aurait encore fait l’un de ses scandales.

J’avais la tête qui tournait, une sensation de vertige m’envahit soudainement, il me semblait que je tournais sur le lit à la manière d’une toupie. Mon cœur se mit à battre la chamade et je crus devenir fou. Soudainement, une musique sortie de nulle part envahit la chambre. Il me semblait être au milieu d’un orchestre symphonique, je voyais le chef d’orchestre qui battait la mesure, les violonistes se penchaient à la manière d’arbustes bercés par le vent. Cette mélodie emplissait mon cerveau sans que je ne puisse rien faire. Je me laissais porter par cette explosion musicale sans chercher à la contrecarrer.

L’orchestre ressemblait maintenant à un champ de blé secoué par des rafales, la scène était tellement extraordinaire que je décidais de lâcher prise. La musique m’entraînait toujours plus loin, elle tournoyait dans ma chambre à la manière de l’un de ses toréadors furieux qui agitait sa cape rouge dans l’arène. Elle m’entraîna jusque sur la mer déchaînée, je battais la mesure au rythme de cette mélodie, j’étais au cœur de « l’Ode à la Joie » de Beethoven.

La musique se mit à tournoyer sur elle-même jusqu’au point de se recroqueviller pour disparaître soudainement de la chambre en m’emportant avec elle. Un silence radical se fit. Une chaleur envahit instantanément mon corps, on aurait dit que le soleil cherchait à me faire rôtir la peau. Une odeur de foin me chatouilla les narines. Un hennissement me fit ouvrir les yeux. Je m’assis soudainement sur la botte de paille sur laquelle j’étais allongé.

« Victor, dépêche-toi ! Maman a préparé une soupe aux pommes de terre » hurlait mon frère Léon âgé de douze ans. Je m’étais endormi dans le champ qui dévoilait sa verdure à perte de vue. Nos chevaux couraient joyeusement dans leur immense enclos. L’un d’eux, ce magnifique cheval blanc, ruait en hennissant, c’était sa manière d’amuser la galerie. Ses cris me rappelaient que j’étais véritablement libre en l’an de grâce 1735.

Je marchais tous les jours jusqu’à la ferme voisine pour aider notre oncle à semer le blé, nourrir les poules, les cochons ainsi qu’à traire les vaches. Après avoir bien travaillé, tonton nous donnait du bon pain qu’il faisait lui-même cuire dans un grand four en pierre. La croûte croustillait généreusement sous nos dents. Nous buvions un verre de lait avant de nous pourlécher les babines en nous esclaffant.

J’emmenais avec moi Léon et nous courrions comme des fous dans ces immenses plaines. Nous étions côte à côte dans ces moments-là, nous remuions les bras devant nous en nous élançant sur les chemins de terre. Il nous semblait que nous pouvions voler jusqu’à la ferme de l’oncle Marcel. Il nous arrivait de nous chamailler dans les champs. Lorsqu’il pleuvait, nous nous abritions sous un grand chêne sans avoir peur de l’orage.

Je suis heureux comme un roi, je suis libre comme un aigle, la vie est simple, la vie est belle. Je m’appelle Victor, je vais bientôt avoir quinze ans, j’ai un frère et trois sœurs. Mes parents sont en ce moment à la ferme. Venez dans mon univers vous y serez heureux. La Liberté ressemble à un hymne qui n’arrête pas de jouer son air au rythme des champs de blé battant la mesure au gré du vent. Nous sommes en l’an de grâce 1735, je vous ouvre mon cœur mais je n’échangerai pour rien au monde cette Liberté.

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L’homme contemporain face au mythe des Héros

Posté par Auteur le 22 mai 2014

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La mode des Héros ou Super-Héros n’en finit plus, cela en devient même lassant mais cela s’explique plutôt bien si l’on connaît la volonté de ces personnes fortunées ou puissantes, comme Raymond C. Kurzweil, Lawrence B. Brilliants, Peter Diamandis, David Dalrymple, Marcel Just, Tom Mitchell, Rajiv Khosla, Salim Ismail ou Kevin Warwick pour ne citer qu’eux. Je laisserai au lecteur le soin d’en découvrir certains à travers ce reportage appelé « un monde sans humains » de Philippe Borrell.

Je continue cet article en parlant un peu du mythe des Héros tout en m’appuyant sur les définitions données par Wikipedia. Un Héros est « un demi-dieu, un personnage légendaire, un idéal, un surhomme ou simplement une personne courageuse, faisant preuve d’abnégation. ». Le héros des temps antiques est « soit mythique, ayant une parenté directe avec le panthéon, ou légendaire, auquel cas il est fréquemment lié à un dieu tutélaire. » Ce qu’il faut savoir, c’est que « les pouvoirs du héros mythique émanent de son statut de demi-dieu. »

Sans entrer plus loin dans le détail, on constate que le Héros est supérieur à l’homme traditionnel. Il représente un modèle à suivre, un idéal. Le Héros du passé s’est transformé en Super-Héros, à partir des années 1960, grâce à Marvel Comics. Un Super-Héros est un homme qui est doué de pouvoirs et qui possède une personnalité plus ou moins sombre.

C’est grâce à la bande dessinée que ces êtres extraordinaires ont envahi notre société. Lorsque nous étions enfants, ces personnages nous faisaient rêver mais cela relevait du domaine de l’imaginaire parce que Superman, Spiderman ou encore Batman restaient des êtres représentés sur des pages blanches un peu granuleuses. C’est notre esprit d’enfant qui les faisait vivre dans le monde réel. Aujourd’hui, suite à l’ère du cinéma, ce temps est révolu.

Les Super-Héros ont envahi les écrans de cinéma et ont de plus en plus d’impact sur les jeunes esprits. Il est évident que quand un enfant ou un adolescent voit sur un écran géant des personnages plus vrais que nature, il doit certainement avoir envie de les imiter. L’identification est beaucoup plus facile lorsqu’on assiste à un spectacle qui semble réel.

Il est important de noter que lorsque nous étions enfants, nous adaptions les super-héros de bandes dessinées à notre univers personnel selon nos envies. Aujourd’hui, c’est l’enfant qui doit s’identifier au super-héros puisqu’il pénètre dans un univers de fiction proche de la réalité. L’imagination de l’enfant est reléguée au second plan lorsqu’il visionne un film parce qu’il n’a pas le temps de penser devant des images défilant à toute allure. Il y a eu une inversion des comportements. L’enfant du XXe siècle était plutôt « acteur » alors que celui du présent est forcément plus « passif » puisqu’il n’a plus besoin d’utiliser son imagination.

La société du XXIe siècle reconnaît l’enfant comme un client potentiel alors que nous, bambins du XXe siècle, étions considérés davantage comme de simples gamins. Nous avions le temps de grandir au rythme de nos pensées, nous pouvions nous rouler dans l’herbe du haut des pentes, nous pensions à nous amuser avec les copains et les copines pour partager de formidables moments. Notre naïveté était très certainement un rempart contre la cruauté du monde. C’est probablement ce qui rendait le monde plus beau. Aujourd’hui, un enfant rentre rapidement dans l’univers des adultes avec ses désillusions et ses instincts de consommateurs. La magie de l’enfance s’est évaporée au profit d‘un clientélisme dénué de joie de vivre.

L’enfant est invité à s’identifier à des Super-Héros qu’on lui impose à travers des films reflétant la culture américaine. Ces Super-Héros sont pour la plupart des victimes de la science, Hulk avec les rayons gamma, Superman avec l’araignée génétiquement modifiée, Iron Man avec son armure de haute technologie, Wolverine avec ses griffes de métal, etc… L’ensemble de ces personnages possèdent un pouvoir que les véritables humains ne peuvent pas acquérir, du moins, pas pour l’instant.

Un homme qui est venu au monde de manière naturelle n’est pas doué de pouvoirs extraordinaires, sauf bien évidemment dans de rares cas. Par conséquent, les Héros ou les Super-Héros restent dans le domaine du mythique parce qu’ils ne sont pas accessibles aux êtres humains. Cependant, on s’aperçoit que la doctrine du transhumanisme est de plus en plus envahissante ces derniers temps. Comme nous le savons déjà, cette néo-philosophie propose d’améliorer l’homme en échange de flux financiers. La marchandisation de l’homme enrichira les dirigeants des entreprises innovantes et contribuera certainement, de ce fait, à marginaliser les couches populaires.

On est en mesure de se demander si ces films de Super-Héros ne prépareraient pas le terrain au transhumanisme. Les enfants de la nouvelle génération, imprégnés de cet univers fantasmagorique, seront forcément attirés par une technologie novatrice qui pourra les transformer, à leur tour, en Super-Héros. Cependant, l’homme transformé sera avant tout un client de l’une de ces grandes entreprises américaines ou asiatiques. Il subira l’influence des machines et sera beaucoup plus maîtrisable grâce à la technologie qu’on lui aura implanté dans le cerveau. Cependant, il risque de ne pas le percevoir parce qu’il aura baigné depuis l’enfance dans un univers technologique. C’est comme l’oiseau né en cage qui n’a jamais connu la liberté.

Les générations suivantes seront tellement imprégnées de cette technologie, omniprésente, qu’elles ne sauront pas qu’il existait un mode de vie beaucoup plus sain dans le passé. Ces adultes du futur n’auront probablement jamais roulé dans l’herbe un soir d’été, goûtés aux merguez un peu trop grillées un soir de barbecue avant de plonger dans la piscine de la maison du père de leur ami. Ils n’auront peut-être jamais vu des champs à perte de vue, senti l’air pur de la montagne, joué à la marelle ou au ballon prisonnier. La vie dans ce futur, selon ce que l’on nous annonce, semble peu réjouissante. Les difficultés découlant de l’usage abusif de la technologie auront occulté cette simplicité enfantine si caractéristique du passé.

Sentir le linge plié dans l’armoire de sa grand-mère, rentrer dans la maison de campagne du vieux voisin agriculteur, sentir les effluves du vin en fermentation chez un vigneron, être assis en terrasse d’un restaurant un soir d’été en entendant le tintement des verres et des couverts, écouter le chant des cigales dans un champ de lavande, rigoler à en perdre la tête le soir venu avec son meilleur ami, courir dans les champs en écartant les bras tout en hurlant « liberté ». Est-ce que nos descendants auront au moins connu cela ? Est-ce qu’ils seront prisonniers des machines, esclaves de la nanotechnologie, enfermés dans des cercueils technologiques en croyant évoluer dans une vie réelle ?

La simplicité est caractéristique de la véritable liberté. Dès que les choses se compliquent dans une civilisation, c’est qu’une subtile dictature a remplacé le libre-arbitre. Cette liberté s’est entachée d’une notion qui lui donne un goût amer dans la bouche. Si la liberté, ce mot, pouvait s’apprécier selon nos cinq sens, je crois qu’il nous dirait ceci, « ferme les yeux, imagine-toi debout dans un champ de lavande, écoute les cigales, respire ce doux parfum, sent la brise légère te caresser le visage, découvre la terre craquelée qui s’amoncelle sous tes pieds, hume à pleins poumons cet air pur, fait exploser cette envie de vivre et cours, cours aussi loin que tu pourras en chantant l’hymne à la joie. »

La liberté est belle, joyeuse, fleurissante, heureuse, douce, tendre, plein d’amour pour nous. Dès qu’elle perd ses caractéristiques, la liberté fane comme une fleur et meurt. Elle nous entraîne là où elle ne voulait pas nous emmener. Elle subit la volonté des dirigeants qui l’ont forcé à devenir cette haine féroce pour des ennemis qui possèdent pourtant une tête, deux bras et deux jambes. Cet ersatz de liberté se transforme en haine fratricide qui fait prendre les fusils pour se massacrer les uns les autres dans un carnage effroyable. Elle se retourne pour pleurer et se cache pour mourir parce que les hommes en ont fait un monstre. Cependant, quoi que nous en fassions, la liberté reste aussi belle qu’elle doit l’être parce qu’un concept est immuable, invariable, sous la lumière de la vérité.

L’homme qui se laisse bercer par la véritable liberté est un individu simple qui vit au rythme de la nature. Il prend le temps de respirer, de regarder les oiseaux, de contempler la montagne. Cet homme-là n’est pas un Super-Héros parce que tout ce qu’il souhaite c’est être heureux. Devenir un Super-Héros dans un monde froid, rigide, blanc comme un cadavre et tout aussi autoritaire ne rend certainement pas heureux.

Au lieu de jouer les Super-Héros, il vaut mieux profiter pleinement de notre vie d’homme ou de femme libre, c’est certainement là le sens de notre destinée. Je crois sincèrement que l’homme contemporain est confronté au mythe des Héros. La question est de savoir ce qu’il en tirera. Deviendra-t-il un demi-dieu et si c’est le cas, que fera-t-il de mieux ? Colonisera-t-il d’autres planètes ou s’autodétruira-t-il ? Seul l’avenir nous le dira mais finalement, j’espère ne jamais voir cela. Je tiens trop à cette liberté qui me demande de courir en chantant l’hymne à la joie.

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L’ère du tout technologique avance lentement mais sûrement

Posté par Auteur le 21 mai 2014

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Selon un article paru aujourd’hui dans le journal du 20 minutes, cliquez ici pour le lire, l’enseignement de la programmation informatique au collège serait plébiscité par 87 % de personnes sondées.

Cette demande d’enseignement va banaliser, en toute logique, les filières technologiques. En effet, actuellement, seules les filières DUT Informatique permettent de rentrer à la faculté pour devenir ingénieur en informatique. Pour devenir analyse programmeur, il est nécessaire d’avoir suivi un enseignement de niveau III en BTS ou en DUT.

Surtout, l’informatique est avant tout une passion. Être utilisateur de l’outil bureautique et devenir informaticien est très différent, cela n’a strictement rien à voir. Le problème c’est que la population fait l’amalgame entre savoir utiliser Windows et être administrateur systèmes et réseaux ou encore analyste programmeur. C’est comme si je disais que savoir conduire un véhicule fait du conducteur un garagiste, c’est une terrible simplification malheureusement aujourd’hui trop courante.

L’enseignement de l’informatique au collège est, par conséquent, une révolution annonçant l’avancée inéluctable de l’ère du tout technologique. Les élèves seront formés aux langages informatiques mais, finalement, qu’est-ce que la programmation ?

Les langages de programmation sont issus d’une pensée analytique universelle. Par exemple, le C++ est le même, que ce soit à Paris, à Pékin, à Londres ou à Constantinople. Il n’existe pas de dialectes locaux comme pour les langues humaines. Par conséquent, le langage de programmation universalise la pensée et l’on finit par rejoindre la théorie de Babel avec sa Tour Unique.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que lorsque la jeunesse de demain baignera dans l’ère du tout électronique avec ses e-cigarettes, ses cours d’informatique, ses robots travailleurs, ses nombreux gadgets et probablement ses clones, le temps de l’amélioration de l’humain par la technologie, ce que l’on appelle le transhumanisme, ne sera probablement plus très loin.

Le futur de l’humanité s’annonce technologique. Les milliardaires ne s’en cachent pas, pour eux, à partir de 2100, leur idéologie sera appliquée inéluctablement sur la terre. Leur peur de la mort et de la maladie est tellement féroce qu’ils se conduisent comme de véritables acharnés de la robotisation et du clonage. Ils espèrent même « vivre pendant 1000 ans » et souhaitent aboutir à l’immortalité.

Le problème est qu’ils souhaitent parvenir à leurs fins et cela malgré la désapprobation d’une partie de la population. Ils agissent sournoisement en faisant accepter, petit à petit, des idées qui font tendre la civilisation occidentale vers leur idéologie. Les générations passées ne pouvaient pas s’apercevoir de ce stratagème ingénieux. C’est seulement maintenant, à notre époque charnière, que nous pouvons comprendre ce qui se trame.

Il suffit de taper « transhumanisme » dans les Actualités ou dans le moteur de recherche de Google pour s’apercevoir que cette idéologie tend à se répandre et s’affirmer. Cette doctrine restait relativement cachée mais elle se dévoile de plus en plus rapidement.

Les changements actuels, avec la théorie du genre, la robolution, le clonage, la progression de la haute technologie, la mise en avant des milliardaires annoncent cette ère du tout technologique. Il faudrait habiter dans une grotte ou même être sourd et aveugle pour ne pas s’en apercevoir.

La volonté de nos dirigeants est de s’émanciper de la Nature en utilisant la haute-technologie comme Source de Jouvence, Pierre Philosophale ou Saint Graal pour vaincre la maladie et, si possible, la mort. Ces individus vivent dans un univers tellement différent du nôtre qu’ils ne semblent pas s’apercevoir que les ressources naturelles s’épuisent inéluctablement. Le climat change, la faune et la flore dépérissent, les séismes se font de plus en plus nombreux. La Terre annonce probablement une volonté de s’émanciper de l’être humain.

Les élites qui nous gouvernent semblent avoir perdu la raison et restent aveugles à la souffrance des populations humaines, qu’elles soient autochtones ou non, ainsi que celle des animaux élevés en batterie ou martyrisés dans les laboratoires. Pendant que ces dirigeants souhaitent voir arriver l’ère de Stars Wars avec sa république et son Palpatine, ses Jedis, ses clones et ses vaisseaux spatiaux, la Terre amorce probablement un virage qui la verra peut-être se mettre en colère.

L’ère à venir sera soit celle du tout technologique, soit celle de l’âge de Pierre pour la simple et bonne raison que la haute technologie demande des matières premières qui vont se raréfier. Le risque est que l’on trouve des « cités » dans lesquelles vivent des milliardaires sans pitié. Dans ce cas, le reste de la planète serait très certainement dominée par les déserts, les tempêtes et les ruines de l’ancien monde.

Les questions à se poser sont les suivantes :

  • «  nous dirigeons nous ? »
  • « Devons-nous ramener à la raison les dirigeants et si oui, comment ? »
  • « Devons-nous laisser la Terre dépérir pour la volonté d’une poignée ? »
  • « Devons-nous accepter de nous laisser transformer en robots payants ? »
  • « Devons-nous trouver un nouvel idéal et l’imposer aux milliardaires ? »
  • « Devons-nous seulement attendre la mort sans rien tenter ? »

Cette prise de conscience est cruciale pour nos descendants. Nous n’avons moralement pas le droit de nous dire « après nous le déluge ». Mais ceci est seulement mon avis personnel et je ne saurai l’imposer…

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Le piège de la cigarette électronique

Posté par Auteur le 20 mai 2014

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Avant de commencer l’article j’aimerai brièvement commenter cette photo. On y voit un robot en train de fumer une cigarette. C’est une situation burlesque située à l’exact opposé de celles qui se déroulent actuellement sous nos yeux, j’entends par là que les hommes fument des cigarettes électroniques. Sur la photo, ce robot semble vouloir devenir humain en fumant du tabac. La question que je me pose est la suivante, « est-ce que les hommes souhaitent devenir des robots en fumant des e-cigarettes ? »

La cigarette électronique est un appareil a priori anodin, je dis bien a priori parce que ce n’est finalement pas le cas et vous allez comprendre pourquoi après avoir lu ce billet.

Il est étonnant de constater que le prix du paquet de cigarettes traditionnelles ait autant augmenté en seulement quelques années, d’autant plus que celui-ci est dorénavant interdit à la vente pour les moins de 21 ans aux États-Unis. Autant dire que cela finira par arriver chez nous vu que la France est fortement influencée par le continent Nord-Américain.

En observant attentivement le phénomène, on s’aperçoit aisément que les premiers impactés par de telles mesures sont les précaires, les travailleurs pauvres, les retraités et plus particulièrement les jeunes. D’ailleurs, une étude tend à prouver que les jeunes préfèrent désormais la cigarette électronique à celle traditionnelle parce que selon eux, « le tabac sent mauvais, pue et tue ». Vous rétorquerez probablement qu’il n’y a là rien d’étonnant vu que l’on n’arrête pas le progrès technologique.

À cause de cette augmentation extraordinaire, les industriels du tabac sont en train de réserver leurs cigarettes à une classe aisée. Il semblerait même qu’à terme celles-ci se positionnent, comme le cigare, sur le secteur du luxe. Ainsi, les fabricants de tabac ne connaîtront pas la crise et les personnes plutôt fortunées pourront continuer de consommer un produit qu’elles apprécient.

Pour les autres, le produit populaire deviendra logiquement la e-cigarette. Les jeunes, ainsi qu’une majorité de citoyens, s’habitueront à fumer un produit consumé à l’aide d’un objet électronique se rechargeant sur une prise USB. Les produits issus de la technologie progressent insidieusement dans la vie des néo-fumeurs sans que ceux-ci ne s’en aperçoivent réellement.

L’intrusion de l’électronique dans la vie courante n’est pas du tout anodine car elle balaie la route pour que le transhumanisme puisse progresser sans qu’il n’y ait la moindre levée de boucliers. Les fabricants de cigarettes électroniques s’amuseront certainement à développer leurs gammes avec des produits originaux toujours plus proches du corps humain afin d’ancrer l’habitude de se déplacer avec un objet électronique dans la poche, puis, progressivement et très probablement, sur le bras ou une autre partie du corps.

Peu à peu, lorsque les premiers gadgets réellement liés au transhumanisme seront mis en vente, les populations habituées à manier leur ustensile électronique n’y trouveront rien à redire parce qu’elles trouveront parfaitement « normal » d’être en lien avec la technologie. Concrètement, elles seront prêtes pour sauter le pas de l’« amélioration ».

C’est tout naturellement que les personnes bercées par cette nouvelle ère de l’électronique se jetteront sur ces produits innovants permettant de modifier leur corps. Les fabricants se positionnant sur ces nouveaux secteurs savent parfaitement qu’en habituant, peu à peu, les consommateurs à leurs produits innovants, ceux-ci en voudront toujours plus.

C’est le parfait exemple de ce qu’ont fait les Conquistadors lorsqu’ils sont arrivés, pour la première fois, au Mexique. C’est en donnant des objets divers, de l’alcool et du tabac qu’ils ont entamé leur victoire politique et militaire sur les autochtones, cela même si la variole leur a permis de triompher aisément.

Ce qu’il faut en tirer, c’est que nous avons tendance à nous laisser bercer par nos propres pensées sans chercher à savoir ce qui se passe réellement ailleurs. La nouveauté que l’on nous propose est rarement anodine puisque ceux qui la conçoivent réfléchissent a ce qu’ils font et ce n’est jamais en vain.

Pour conclure sur une touche d’humour, méfiez-vous de vos habitudes parce qu’elles pourraient finir par vous enfumer électroniquement.

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L’humanité unisexe ou la schizophrénie occidentale

Posté par Auteur le 18 mai 2014

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C’est un peu « par hasard » que je suis tombé sur l’article de Jacques Attali « Vers l’humanité unisexe » que vous pourrez lire en cliquant ici. J’aimerai répondre à ce billet, parce que le débat d’idées est toujours une bonne chose, en suivant la trame des six points énoncés à l’intérieur de celui-ci.

unLa demande d’égalité. Jacques Attali explique que les hommes, les femmes, les hétérosexuels ainsi que les homosexuels souhaitent acquérir les mêmes droits. Là où je suis en profond désaccord, c’est que ces protagonistes sont les « sujets » de la politique menée par l’élite et non pas les « acteurs ». Cela signifie clairement que cette demande d’égalité est souhaitée par certains groupuscules. Que ces « sujets » soient d’accord ou non leur importe peu, finalement. Concrètement, ceux qui sont en tête, c’est-à-dire les « acteurs », utilisent des « boucs émissaires » pour faire avancer, coûte que coûte, leurs projets. Cette demande d’égalité ressemble fortement à un leurre parce qu’elle est entachée de sophisme.

deuxLa demande de liberté. Selon Jacques Attali, la liberté pousse les individus à refuser les contraintes et positionne sur un même plan les demandes de mariage et de divorce. L’auteur du billet annonce également que la sexualité se séparera de plus en plus de la procréation. Il annonce que la déloyauté sera à son comble. Je suis relativement d’accord avec ces propos surtout lorsqu’il annonce que la sexualité deviendra une finalité et que la procréation deviendra un sujet de préoccupation bien distinct. Ces propos ne sont pas anodins dans la bouche de l’ancien conseiller de François Mitterrand. La procréation artificielle, c’est-à-dire la marchandisation des fœtus, passe obligatoirement par le démantèlement de la famille. Un couple libre, homosexuel, transsexuel, bisexuel, trisexuel ou même folklorique devra nécessairement acheter un enfant choisi sur mesure. La liberté annoncée dans cet article est bien celle-ci mais elle n’est pas clairement affichée, elle est sous-entendue. La sexualisation débridée est un atout majeur pour ceux qui souhaitent légaliser le commerce humain. Cela ouvre grand les portes, comme je l’ai dit dans mon précédent article, au transhumanisme et à l’immortalité (théorique, seulement théorique).

troisLa demande d’immortalité, selon Jacques Attali, est un sujet de préoccupation majeur. Le transhumanisme est, selon certains théoriciens de Google, un moyen de rendre immortel un homme en transférant son « esprit » dans un support de haute technologie, autrement dit un robot. Après robocop, nous aurons droit à roborich, autrement dit, l‘immortalité assurée pour les milliardaires. Il est évident que c’est l’argent qui sera, dans la société voulue par l’élite, prédominant sur toutes les autres valeurs. Les pauvres deviendront les parias du futur, la population sera mise dans le même sac au nom de cette immortalité élitiste. Autrement dit, si vous êtes pauvre, vous êtes déjà la victime de ces nouvelles théories mais vous vous en apercevrez seulement le jour J. Le but ultime de cette élite étant de garder la population sous contrôle au nom de la liberté parce qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

quatreLes progrès techniques, selon Jacques Attali, découlent de ces valeurs. L’auteur aborde le sujet du clonage, de la procréation artificielle en annonçant clairement que ce ne sont pas ceux qui demandent leur liberté qui sont responsables de ces questions bioéthiques, j’aurai envie de répondre : « encore heureux ». On remet donc bien à leur place les « sujets » indispensables pour avancer masquer à la manière de ceux qui, dans les films comiques, évoluent sur le terrain derrière des arbres factices. Il est certain que la haute-technologie sera comme un train lancé à grande vitesse, elle détruira tout sur son passage, y compris et surtout les valeurs éthiques. L’auteur utilise le terme « si l’on n’y prend garde » comme si nous étions potentiellement acteurs de ce futur. Il est évident qu’il s’agit d’un doux sophisme chargé d’endormir les consciences. Le peuple est impuissant et ce ne sont pas nos décisions qui influeront sur le cours des choses parce que nous sommes seulement les « sujets » d’une volonté. Autrement dit, les responsables de ces progrès techniques sont seulement, encore une fois, les hauts dirigeants.

cinqL’humanité unisexe ou l’androgynie. Jacques Attali annonce que les hommes et les femmes resteront physiquement différents malgré leur stricte égalité. Les individus mettront en commun leurs gamètes, sans rapport physique, pour procréer artificiellement et personne ne portera les enfants. Le clonage pourra également être de la partie en outrepassant la conception naturelle. Il est évident que la société du futur, qui est en train de se mettre en place cette année, sera une dictature invisible parce qu’elle se cachera sous une notion de « liberté totale ». Cette « autonomie factice » ressemble fortement à l’univers de « 1984 », de «Le meilleur des mondes », de « Soleil vert », de « Total Recall » ou encore de « Demolition man ». Bien que ce ne soit pas dit ici, le démantèlement des anciennes valeurs de l’humanité est un impératif pour que la marchandisation de l’homme puisse avoir lieu. Ce qui compte c’est faire table rase du passé quitte à entraîner notre société dans une « danse de la Saint Guy », c’est-à-dire vers un chaos indomptable afin d’accélérer cet oubli en entraînant les individus dans un terrible vertige hallucinogène.

sixL’évolution artificielle de l’humanité. Jacques Attali nous explique que le cerveau est naturellement limité et que la naissance artificielle permettrait de décupler les potentialités cognitives. Autrement dit, ces embryons seraient génétiquement modifiés et très certainement couplés à de la haute-technologie biologique. Le transhumanisme c’est le projet rêvé de Google et de l’élite contemporaine. Jacques Attali termine le sixième point en affirmant que nous préparons une telle humanité par la faute de nos désirs individuels. Je ne suis pas d’accord sur ce qui est dit ici. La population n’est pas responsable de l’égoïsme et de l’individualisme imposés par une société contrôlée par les médias. C’est comme s’il affirmait que nous étions tous coupables d’être nés au XXe siècle. Cette manière de penser est terrifiante parce qu’elle a facilement tendance à faire basculer les citoyens dans une culpabilité douceâtre malgré le fait qu’ils subissent l’intégralité des faits. Jacques Attali n’a moralement pas le droit de nous rendre complice d’une telle société. Sa volonté se mêle aux propos de son article mais ce n’est pas la nôtre, l’auteur doit être seul capable d’assumer sa pensée. En tout cas, pour ma part, je refuse toute responsabilité qui aurait pu engendrer, de près ou de loin, ce « monde parfait ».

Conclusion

Jacques Attali conclut en annonçant que les Églises devraient réfléchir sur le devenir de la société. Il est évident que la religion n’existe plus dans un tel monde futuriste. Sa conclusion le dédouane des sujets abordés en transférant la responsabilité sur les différentes religions. Dans tous les cas, l’« amour » et l’« altruisme » ne peuvent pas exister dans un monde stérile, froid, rigide, liberticide et biotechnologique parce que ce monde-là est mort-né, autrement dit, c’est un ersatz d’humanité.

Seuls les souvenirs, s’ils ne sont pas contrôlés par les machines, permettront de se rappeler que le passé permettait aux hommes de vaquer librement dans la nature, de manger autour d’une table en s’esclaffant, de passer du bon temps allongé dans l’herbe en croisant les bras derrière la tête, d’apprendre en toute quiétude, d’élever des moutons et des chèvres dans des maisons de pierre sans aucune contrainte si ce ne sont celles de la nature elle-même. Dorénavant, les contraintes seront avant tout humaine ou plutôt inhumaine puisque ce sont les machines qui donneront le rythme à cette société glauque et moribonde. À cette allure-là, au pire nous foncerons droit dans le mur, au mieux nous passerons de force par un trou noir sans savoir ce qui se trouve de l’autre côté.

Seuls les hauts dirigeants seront en mesure de stopper cette schizophrénie, cependant, comment pourront-ils l’arrêter puisqu’ils en sont eux-mêmes les auteurs ? Si Jacques Attali pouvait répondre à cette question-là, ce serait formidable. La liberté d’expression est la première cause qu’un homme de bonne volonté souhaite défendre, j’espère sincèrement qu’il en fait partie.

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Réflexions sur la théorie du genre

Posté par Auteur le 16 mai 2014

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La théorie du genre ne peut pas être acceptée telle quelle par les individus qui possèdent un esprit critique et heureusement qu’il y en a encore beaucoup. Nous constatons qu’un illogisme impératif siège au cœur de la théorie du genre. Pour accepter qu’un homme soit physiquement identique à une femme, il est nécessaire de gommer les barrières naturelles. Si un homme devenait identique, en tout point, à une femme, ce serait seulement possible dans le cadre de l’androgynie, il deviendrait, symboliquement parlant, un être asexué.

Un homme reste un homme et une femme reste une femme, quoi qu’il en soit, il s’agit d’un état de fait. C’est leur complémentarité qui permet de donner la vie, par la procréation naturelle, c’est-à-dire, l’enfantement. Il est évident qu’une volonté politique essaye de faire disparaître cette complémentarité. Pourquoi existe-il une telle ambition ? Nous allons essayer d’y répondre dans le cadre de cet article.

Le mythe de l’androgyne est un délire historique. Il s’agit d’une théorie qui s’oppose fondamentalement à la conception naturelle parce qu’elle remet en cause les fondements de notre civilisation. De tous temps, les hommes et les femmes ont eu une place particulière dans la société. Il existe tout aussi bien les sociétés matriarcales (amérindiens, mosos, khasis) que les sociétés patriarcales, les deux avaient des avantages et des inconvénients mais l’organisation de ces sociétés était précise et rigoureuse.

L’androgynie efface l’histoire de l’humanité en faisant éclater, pour la première fois, le genre masculin ou féminin. Il s’agit d’une théorie pratiquement schizophrène qui transforme les individus en n’importe quoi. Un homme pourrait très bien être habillé en jupe avec une énorme barbe alors qu’une femme pourrait être vêtue d’un kilt et se raser la tête en se faisant pousser une moustache à force de se raser les poils du visage. Il est évident que dans ce cadre précis, les normes n’existent plus. Cela signifie que l’on fait exploser le passé pour entrer exclusivement dans une nouvelle société futuriste abreuvée de technologie.

Si l’on suit directement cette logique, on tombe, en amont, sur le transhumanisme et cela pour plusieurs raisons. Le transhumanisme fait voler en éclat tous les codes moraux du passé. Avant que la société n’accepte cette nouvelle conception technologique et marchande de l’humanité, il est nécessaire de lui faire perdre sa logique. L’androgynie est une arme formidable pour déverrouiller les bastions moraux.

En transformant progressivement les individus en des êtres métrosexuels, ceux-ci formeront de plus en plus de couples homogènes qui ne seront plus en mesure de procréer naturellement. Le transhumanisme propose des embryons parfaits pour la modique somme de 1500€. Les clients pourront choisir sur catalogue les caractéristiques de leur enfant. En empêchant la procréation naturelle, la vente d’embryons explosera parce que le marché sera immense et potentiellement sans limite. Pour y parvenir, il est indispensable de détruire la moralité et les théories matriarcales ou patriarcales.

Le problème majeur de la procréation artificielle et du transhumanisme dans son ensemble, c’est que ces concepts sont payants puisqu’il s’agit de la marchandisation de l’être humain. Google travaille sur de nombreux projets scientifiques qui révolutionneront le monde en faisant disparaître, comme nous l’avons vu, l’héritage historique et sociétal de l’humanité. Le transhumanisme est une théorie qui demande aux individus de se plier au marché et, par conséquent, à la volonté des entreprises innovantes se positionnant sur ce secteur particulièrement porteur.

Un individu rationnel, aimant l’humanité, ayant soif de liberté et de justice ne peut que rejeter le transhumanisme et cela pour plusieurs raisons. Le transhumanisme impose son dogme tout puissant sur les esprits, il s’agit d’un véritable fascisme latent et sournois qui fonctionne en attirant le client grâce à l’« augmentation » qu’il obtiendra après avoir accepté de se faire poser tel ou tel implant technologique.

Il paraît évident que l’individu pauvre ne sera pas en mesure de se faire « améliorer » et cela par manque d’argent. Ce n’est pas tout, le libertaire, l’idéaliste, le communiste, le citoyen passionné ou encore le religieux, ces anciens ennemis, s’allieront dans un même front devant la privation de leur liberté essentielle. Les uns auront soif de liberté, d’autres de justice et d’autres de liberté de culte. Le comble, c’est que les irréductibles se trouveront pêle-mêle dans une même volonté de s’affranchir de cette société technologique avilissante.

Auparavant, la dictature du transhumanisme aura déjà broyé les individus les plus faibles en leur faisant croire qu’être « augmenté » c’est « cool », « fashion », « à la mode », « tendance », etc… Ceux qui ont toujours suivi le troupeau seront les premiers à vouloir se faire augmenter parce qu’ils auront été aveuglés par une technologie brillante et sûre d’elle. Le danger réside bel et bien là. Les plus naïfs sont, bien souvent, ceux qui se disent intégrés.

On se réveille un peu lorsqu’on prend conscience que le nivellement par le bas imposé sur les bancs des écoles a l’avantage de libérer sur le marché de l’emploi, si l’on peut encore parler de celui-ci, des jeunes sans esprit critique parce que trop soumis à l’américanisation galopante de notre civilisation occidentale. On les aura faits entrer dans un moule sans qu’ils rechignent cet état de fait puisqu’ils auront été aveuglés depuis bien longtemps.

L’effondrement des valeurs morales, scientifiques, politiques et religieuses ouvre la porte royale au transhumanisme, à ses robots ainsi qu’à ses clones de tous poils. La société est en pleine mutation afin de lui faire accepter la robolution. Il paraît évident qu’il n’y aura aucune résistance officielle et même si c’était le cas, elle serait brisée par ceux qui tiennent les rênes du marché de l’être humain, c’est-à-dire, Google et ses consœurs.

Notre société va très certainement plonger dans une sorte de chaos civilisationnel afin de la faire céder. C’est en travaillant au cœur un matériau que celui-ci prend la forme désirée. La chanteuse Conchita Wurst, grande gagnante de l’eurovision, est la digne représentante de l’ère pré-transhumaniste, c’est un peu, à la fois, le modèle d’exposition et l’indicateur qui annonce le virage amorcé par la société contemporaine.

Attachez vos ceintures car notre liberté de pensée et d’expression va bientôt disparaître afin de nous pousser à acheter un embryon blond aux yeux bleus à 1 500 €, des lunettes virtuelles Google Glass, un bras bionique, un sexe de secours ainsi qu’une oreille artificielle nous permettant d’entendre les indélicatesses que chuchotent notre voisin de pallier.

Nous aurons également le choix de faire cloner notre chien en y rajoutant quelques options lui permettant de bêler ou de miauler pour plus d’amusement. Le monde à l’envers dans lequel tout sera vendu, c’est pour demain et nous sommes les premiers cobayes de cette plongée vers l’enfer technologique.

L’air que nous respirons sera taxé grâce à un compteur implanté dans notre chair, si nous sommes trop consommateurs d’air, il faudra apprendre à respirer toutes les dix secondes afin d’alléger la facture énergétique ainsi que la taxe écologique transmises directement par l’Internet grâce à l’intelligence artificielle conçue par Google et ses sbires.

Le monde parfait, on y vient. Sur ce, j’espère que vous saurez apprécier vos derniers instants de liberté. Finalement, il vaut mieux rire pendant qu’on peut encore le faire car prochainement la censure Google nous interdira d’écrire un tel billet.

Pour finir en beauté, je publie ici les paroles de la chanson de Raphäel, « Cela nous aurait suffi », parce qu’elles valent la peine d’être lues et conviennent particulièrement à notre époque.

On n´avait pas appris à marcher
que déjà on tombait
on n´avait pas appris l´enfance
que déjà on grandissait
on n´avait pas appris le rire
que déjà on pleurait
on n´avait pas appris à croire
que déjà on doutait

on n´avait pas appris à aimer
qu´déjà on haïssait
on n´avait pas appris à parler
que déjà on jurait
on n´avait pas appris l´aisance
qu´il fallait tout quitter
on manque d´humour dans la famille
on manque d´humour dans la famille

pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
quelle chance de vivre du bon côté
quelle chance quelle chance

apprendre à marcher
cela nous aurait suffi
apprendre l´enfance
cela nous aurait suffi
apprendre à sourire
cela nous aurait suffi
apprendre à croire
cela nous aurait suffi
apprendre à aimer
cela nous aurait suffi
apprendre à parler
cela nous aurait suffi
si tu nous avais appris
cela nous aurait suffi

pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
c´est une chance
de vivre de ce côté
pour une chance
quelle chance de vivre du bon côté
quelle chance quelle chance

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Une analyse sans concession de la civilisation occidentale

Posté par Auteur le 10 mai 2014

anticipation_futur_humanite_robotique_esclavage

Je souhaite dresser une liste de faits concrets qui nous permettront d’anticiper le futur proche de l’humanité. C’est grâce à une analyse logique et rationnelle des événements ayant eu lieu dans un passé plus ou moins proche que j’ai pu dresser une hypothèse de la société de demain.

Cette analyse est essentielle pour ceux qui ont encore le courage de se servir de leur cerveau, en effet, il est de plus en plus fréquent que nos contemporains se laissent bercer par une technologie qui se veut, pour l’instant, faussement addictive. J’entends par là que d’ici quelques années la technologie ne sera plus au service de l’humanité, la population sera soumise par le joug irrépressible des machines, c’est une quasi-certitude et voici pourquoi.

La disparition récente d’une vingtaine de banquiers laisse un goût amer dans la bouche. Nous ne pouvons malheureusement pas tirer de conclusion sans qu’elle soit hâtive et ce n’est pas le but de ce blog. Cependant, ces disparitions sont plus que curieuses, elles sont inquiétantes. Pourquoi est-ce que certains dirigeants ont disparu en 2014, telle est la question à se poser. Je laisse au lecteur le soin de trouver les réponses.

La morale a disparu de notre société. La bienséance, la politesse, le respect des autres, l’empathie, la charité et, par conséquent, l’amour sont officiellement rejetés de la société occidentale selon les valeurs qui sont actuellement prônées par celle-ci. Si nous nous laissons porter par l’« inconscient collectif », nous sommes plus enclins à nous comporter de manière vulgaire envers notre prochain. Une sorte de violence pernicieuse semble de plus en plus omniprésente et il n’est pas rare de voir des vagues de meurtres apparaître de plus en plus fréquemment dans les faits divers. Il semble évident que les valeurs ont été inversées afin de faire de nous des êtres enclins à la violence.

L’individualisme est de plus en plus exacerbé. Nous voulons à tout prix une liberté qui transforme lentement notre société en un « far-west » sans foi ni loi. L’influence états-unienne est de plus en plus omniprésente dans l’ensemble de l’Europe. Cet individualisme est la cause de dégâts sociaux majeurs. Nous ne nous parlons plus, nous sommes divisés et surtout, nous nous retrouvons seuls parmi une foule inconnue dès que nous progressons dans une grande ville. Cette incroyable contradiction est la preuve que l’individualisme a triomphé sur les autres valeurs.

La société des loisirs a transformé toutes les activités dans lesquelles nous ne sommes pas salariés en marchandises lucratives. Nous ne pouvons plus rien faire sans avoir à payer. La liberté de nos mouvements se voit de plus en plus réduite chaque année. La société de loisirs se transforme lentement en « pompe à fric » ce qui a pour effet d’en interdire l’accès aux plus démunis. La société de loisirs est, par conséquent, un leurre puisqu’elle est sournoisement liberticide.

L’américanisation de l’Europe est de plus en plus marquée. Il est de plus en plus facile de faire le parallèle, d’un point de vue sociétal, entre les États-Unis et la France. Les armes circulent facilement malgré les lois qui en interdisent l’utilisation. Les bandes sont de plus en plus organisées et les combats de rue de moins en moins rares, les quartiers se livrent une véritable guerre du territoire. La fainéantise devient également monnaie courante, nous prenons notre voiture pour aller acheter le pain, c’est typique de la mentalité américaine. Je ne développerai pas davantage le sujet, il est relativement facile de trouver de nombreux points communs.

Les tensions religieuses sont très marquées sur la planète, surtout en ce moment. Une guerre sans merci est livrée entre les trois principaux courants monothéistes. L’Afrique et le Moyen-Orient sont les principales victimes de cette affreuse guerre idéologique.

La progression des sectes est fulgurante. N’importe quel zozo peut vendre ses présumés « dons » de médiumnité, de voyance, de guérison, etc… L’irrationalisme est très marqué dans notre civilisation occidentale. Les gourous, les magnétiseurs, les marabouts, les plate-formes téléphoniques de voyance ainsi que les autres charlatans se frottent les mains devant l’ampleur du marché. Cela s’explique par le fait que les gens sont de plus en plus perdus à cause d’une perte de repères majeure : la société laisse les individus se débattre avec leurs propres problèmes matériels et spirituels.

Le retour du paganisme est nettement marqué depuis plusieurs années, notamment par la célébration des fêtes païennes, des films fantastiques dans lesquels se débattent des zombis, des vampires, des loups-garous, des extra-terrestres et autres stupidités issus d’un irrationalisme féroce et sournois. Les films de zombis et d’autres monstres sont de plus en plus nombreux. Il est fréquent de voir des défilés de morts-vivants organisés dans les grandes villes de la métropole. La société occidentale est de plus en plus passionnée par cet irrationalisme qui caractérisait le Moyen-Âge. Ceci a pour effet de causer des dégâts importants chez les individus au psychisme affaibli. Cela peut également les pousser à organiser des sabbats, des rituels de magie, des suicides collectifs, etc…

Tout ceci a pour effet de générer des sentiments négatifs chez une majorité d’individus. Cela signifie concrètement que les gens entretiennent des pensées sombres. Un individu agit selon les pensées qu’il cultive. Par exemple, un homme qui se focalise sur la haine aura tendance à agir avec mépris envers ses congénères. Ce qu’il faut retenir c’est que les actes d’un individu découlent de ses pensées

Les médias annoncent des cataclysmes, ceci a pour effet de générer une angoisse sourde dans l’inconscient collectif. Les théories du genre « no future » sont allègrement entretenues. La fin de l’humanité semble inéluctable parce qu’il y a une volonté inconsciente et collective de mettre un terme à notre civilisation d’ici quelque temps.

La faune et la flore sont truites avec les populations autochtones et rien n’est tenté par les autorités pour empêcher le rouleau compresseur d’avancer. Des collectifs citoyens tentent de s’interposer mais ils sont muselés. Ce ne sont pas de simples pétitions circulant sur l’Internet qui arrêteront la volonté des dirigeants. Il semble évident que la destruction de la faune et de la flore est inéluctable et ceci par la faute des industriels qui préfèrent générer des profits plutôt que de prendre soin des ressources de la planète.

L’abêtissement des populations est rendu possible grâce à la disparition progressive de la culture, de la dialectique et des sciences cognitives au profit de sous-produits culturels, je pense tout particulièrement aux émissions débilitantes de télé-réalité, aux jeux télévisés, aux séries américaines axées sur la violence, aux blockbusters et autres navets. La qualité de l’enseignement est également très marquée par un abaissement du niveau de l’instruction, ce qui rend la jeunesse victime d’un abêtissement programmé. On transforme les jeunes individus en des êtres soumis à leurs pulsions premières sans volonté de leur faire prendre conscience de l’illogisme et de l’immoralité de leurs actes.

La fainéantise intellectuelle est de plus en plus encouragée. Les smartphones sont devenus de véritables plate-formes de jeux addictifs qui rendent les utilisateurs incapables de se détacher de cette technologie. Les individus ne se rendent pas compte qu’ils sont sous l’emprise d’une technologie qui est potentiellement dangereuse pour l’humanité à plus ou moins long terme. Les gens ont accepté de se livrer pieds et poings liés à leurs ordinateurs, tablettes, smartphones et autres outils futiles.

L’ensemble de la société occidentale semble victime d’un délire collectif avec plusieurs théories absurdes qui circulent. Celles-ci sont comparables aux légendes urbaines parce qu’elles s’incrustent facilement dans les psychismes fragilisés à cause d’une fainéantise intellectuelle excessive. Nous en sommes venus à accepter des théories extra-terrestres totalement farfelues. Ces théories sans fondement sont très dangereuses pour la communauté parce qu’elles ressemblent à de véritables outils de manipulation psychologique.

La destruction des derniers bastions de la société traditionnelle, c’est-à-dire la famille, ouvre la voie à une nouvelle civilisation fondamentalement opposée à l’ancienne. Il s’agit d’un constat logique. L’occident est en train de prendre un virage dangereux pour sa population, en effet, la société d’antan était porteuse de valeurs inclusives, englobantes et généreuses. Cela signifie que la civilisation à venir sera dominée par les valeurs de force, d’exclusion et de malveillance. Si ce n’était pas le cas, la société traditionnelle n’aurait jamais disparue.

Les personnes fortunées investissent massivement dans l’or, ce qui sous-entend qu’une effroyable crise économique va prochainement s’abattre sur notre société. L’or est une valeur sûre contrairement à une quelconque monnaie. Cependant, j’invite les curieux à visionner le reportage « or sale : enquête sur un scandale mondial » afin de comprendre d’où provient ce minerai et comment il est exploité.

La robotique, la technologie de pointe ainsi que le génie médical atteignent des sommets jamais atteints auparavant. Cela démontre que les sociétés privées maîtrisent partiellement les concepts d’une certaine science matérialiste sans toutefois maîtriser les capacités de l’esprit humain. Cela signifie que l’emploi de ces technologies se fait au détriment de l’éthique et de la morale. Ces domaines sont utilisés, avant tout, à des fins de pouvoir politiques et financiers ce qui est potentiellement dangereux pour l’avenir de l’humanité.

La crise économique mondiale s’annonce particulièrement difficile. Les élites utilisent cette raison pour imposer un joug financier sur les populations mondiales. Pendant que les entreprises du privé s’enrichissent, les populations s’appauvrissent. Ce système de transvasement prouve que les bénéfices s’en vont dans les poches de quelques personnes alors que les dettes sont partagées entre les populations. Les élites qui gouvernent le monde ont la volonté de s’enrichir au détriment de l’humanité, si ce n’était pas le cas, le joug financier qu’exerce ces élites n’existerait pas.

Les tensions entre l’Ukraine et la Russie sont de plus en plus vives. Un conflit généralisé est à craindre surtout lorsque les conseillers comme Jacques Attali annoncent publiquement qu’une troisième guerre mondiale risque de survenir. Le massacre d’Odessa, du vendredi 2 mai 2014, dévoile le véritable visage des partisans pro-occidentaux. À ce sujet, voici ce que Grigory Rychagov, député de Verkhovna Rada de l’Ukraine en 1994 à 1998 explique selon l’article de Allain Jules :

A l’époque, j’étais assis dans un bureau du représentant des États-Unis. Il était assis en face de moi, et avait mis ses pieds sur la table. Il se vantait en me présentant ses chaussures. Et, il fulminait sur ​​le sujet. Vous savez que l’Europe s’intéresse à vous ? Mais, nous agissons sincèrement et sommes totalement indépendants de l’Europe.

Il critiquait l’Europe. Il n’arrêtait pas de dire que leurs objectifs sont différents. Il se disait représentant d’un rang suffisamment élevé au sein de l’État américain. Et par conséquent, la meilleure situation pour les États-Unis, disait-il, c’est de créer un chaos en Ukraine. Bien sûr, il serait désagréable qu’on se tire après. Mais, d’autre part, même si les nazis, très réactionnaires selon les Européens, vont se renforcer en l’Ukraine, les États-Unis seront entièrement satisfaits.

La disparition du travail est programmée avec la robolution. Des robots particulièrement intelligents remplaceront progressivement les êtres humains dans les tâches quotidiennes. Les entreprises auront tout intérêt à embaucher des humanoïdes qui ne demandent pas de salaire et dont les coûts se limitent à de l’investissement et de la maintenance préventive/curative. Il est possible qu’un quota de salariés humains soit maintenu dans les entreprises pendant un certain nombre d’années mais dans ce cas, qui seront les élus, sur quels critères ces salariés seront embauchés et surtout devront-ils accepter un salaire de misère leur permettant tout juste de survivre. Que deviendront ceux qui n’auront pas de travail ? Devront-ils survivre dans des bidonvilles ou disparaître dans des camps de concentration ? Les élus ne proposent rien et n’offrent aucune perspective pour l’avenir proche, c’est tout de même très inquiétant.

Google investit dans la technologie de pointe mais jusqu’à présent les robots fabriqués le sont dans un but de destruction. Les projets de ce géant ne sont pas rassurants. Si Google maîtrise les procédés de fabrication et de programmation de robots, l’entreprise ne maîtrise rien en-dehors de ses locaux. Cela signifie que la technologie fabriquée l’est dans un but de rentabilité grâce à la vente de machines dédiées à la guerre. Nous sommes en mesure de nous demander contre qui vont bien pouvoir se battre ces redoutables machines. Cette technologie est répressive par nature et par conséquent, elle est potentiellement dangereuse pour l’avenir d’une partie plus ou moins grande de l’humanité. Nous restons dans l’expectative en attendant de voir comment seront utilisées ces machines.

Les machines seront clairement présentes dans le monde de demain. Le problème majeur est que nous ne savons rien de la fabrication de leur système d’exploitation. La programmation de ces machines reste occulte, cela signifie que des fonctions plus ou moins cachées (des « easters eggs ») peuvent être insérées dans le code dans le but de nous espionner ou d’agir d’une certaine manière dans certaines situations. Les robots seront reliés à l’Internet grâce à des technologies satellites ou sans fil. Il est évident que les machines se parleront entre elles. Une information pourra se diffuser à la vitesse de l’éclair et toute résistance humaine pourrait être annihilée en seulement quelques instants. Nous sommes en mesure de nous poser ces questions qui sont le fondement de la robotique. Pourtant, les êtres humains semblent plus préoccupés par des questions futiles que par les sujets essentiels risquant d’engager l’avenir de tous.

Après avoir exposé les faits d’une manière réaliste et sans concession, il paraît évident qu’il y a une volonté certaine de nuire. La civilisation occidentale étant pyramidale, cela signifie que la puissance de nuisance est aussi développée que la puissance financière des protagonistes malveillants. C’est de manière logique que nous pouvons déduire que les véritables dirigeants de notre civilisation, je ne parle pas des élus politiques qui ressemblent plus à des polichinelles qu’à autre chose, sont des prédateurs, si ce n’était pas le cas, nous serions dans une société meilleure.

Il apparaît clairement que l’humanisme prôné par les élus politiques est une doctrine de façade. Dès que l’on gratte un minimum, on s’aperçoit que les propos véhiculés par les médias découlent d’une logique fallacieuse. Cela s’appelle du sophisme. Par conséquent, la civilisation occidentale contemporaine est bâtie sur des mensonges.

J’aimerai conclure en réutilisant les paroles de la chanson « Sûr et Certain » de Tonton David parce qu’elles semblent particulièrement adaptées à l’actualité.

La la …
La la …
Car je suis sûr, sûr
Qu’on nous prend pour des cons
Mais j’en suis certain
Quelque chose ne tourne pas rond
Car je suis sûr, sûr
Qu’on nous prend pour des cons
Mais j’en suis certain

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Des disparitions inquiétantes dans le secteur de la finance

Posté par Auteur le 10 mai 2014

deces_banquiers_2014

Les décès de banquiers et de personnalités proches du monde de la finance sont suffisamment préoccupants pour nécessiter la rédaction d’un article dans lequel je dresse une liste posthume avec les sources officielles trouvées sur l’Internet.

A ce jour, voici les noms de dix-huit personnes, triés par ordre alphabétique, décédées dans des circonstances particulièrement étranges en 2014.

01 – Kenneth Bellando (28 ans, trader au Levy Capital)
02 – David Bird (55ans, reporter au Wall Street Journal pour la rubrique Dow Jones)
03 – William Broeksmit (58 ans, ex-cadre de la Deutsche Bank)
04 – Ryan Henry Crane (37 ans, directeur exécutif chez JP Morgan)
05 – Tim Dickenson (directeur de communication à la Swiss Re)
06 – Mile Dueker (50 ans, chef économiste chez Russell Investments)
07 – Juergen Frick(48 ans, directeur de la banque Frick)
08 – Joseph Giampana (56 ans, avocat de la JP Morgan)
09 – Li Junjie (33 ans, trader junior de JP Morgan)
10 – Gabriel Magee (39 ans, vice-président du secteur technologique de JP Morgan)
11 – Benoît Philippens (37 ans, directeur d’agence BNP Paribas)
12 – Autumn Radtke (28 ans, dirigeante d’une plateforme de bitcoins First Meta)
13 – Edmund Reilly (47 ans, trader chez Midtown’s Vertical Group)
14 – Jason Alan Salais (34 ans, spécialiste IT à la JP Morgan)
15 – Jan Peter Schmittmann (57 ans, ex-pdg d’ABN Amro)
16 – Karl Slym (51 ans, PDG de Tata Motors)
17 – James Stuart (70 ans, PDG de la National Bank of Commerce)
18 – Richard Talley (57 ans, PDG de la société Title Services)

Sources :

http://www.lameuse.be/988874/article/2014-04-19/3-morts-a-vise-benoit-avait-mis-un-client-de-la-banque-a-la-porte-et-avait-recu

http://www.tdg.ch/monde/Banquier-tue-a-Balzers-plus-de-90-policiers-en-action/story/18845461

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140430.OBS5724/stagiaire-a-la-city-a-21-ans-il-est-mort-d-avoir-trop-travaille.html

http://www.ibtimes.co.uk/japanese-banker-commits-suicide-after-losing-900000-bad-investments-1447017

http://wallstreetonparade.com/2014/02/suspicious-death-of-jpmorgan-vice-president-gabriel-magee-under-investigation-in-london/

http://www.zerohedge.com/news/2014-02-18/third-jpmorgan-banker-jumps-his-death-hong-kong-said-be-33-year-old-fx-trader

http://beforeitsnews.com/economics-and-politics/2014/04/banker-wife-brutally-murdered-house-sweeping-continues-we-were-warned-2464138.html

http://la-chronique-agora.com/deutsche-bank-jp-morgan/

http://fr.ria.ru/discussion/20140428/201082207.html

http://intellihub.com/jp-morgan-bankruptcy-lawyer-killed-van-biking-13th-banker-dead/

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1843391/2014/04/05/L-ex-PDG-d-ABN-Amro-victime-d-un-drame-familial-au-Pays-Bas.dhtml

http://www.lenouvelliste.ch/fr/monde/londres-un-ex-cadre-de-deutsche-bank-se-donne-la-mort-481-1256238

http://www.rtl.be/info/belgique/faitsdivers/1085885/triple-assassinat-de-vise-un-client-humilie-6-mois-plus-tot-par-benoit-philippens-

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20140306trib000818556/la-dirigeante-d-une-plateforme-d-echange-de-bitcoins-retrouvee-morte-a-singapour.html

http://yetiblog.org/index.php?post/hecatombe-chez-les-banquiers

http://or-argent.eu/la-jp-morgan-rend-le-port-du-parachute-obligatoire-pour-ses-employes/#.U23NpKIVCvc

http://www.agefi.fr/articles/le-chef-economiste-de-russell-investments-retrouve-mort-1306042.html

http://metatv.org/l-ex-pdg-d-une-grande-banque-retrouve-mort-avec-sa-femme-et-sa-fille

http://la-chronique-agora.com/deutsche-bank-jp-morgan/

http://nypost.com/2014/03/12/trader-throws-self-in-front-of-train-in-finance-worlds-latest-suicide/

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/01/27/20005-20140127ARTFIG00312-le-dg-du-geant-indien-de-l-automobile-tata-motors-retrouve-mort-dans-un-hotel.php

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Le nouveau Veau d’Or est l’Intelligence Artificielle

Posté par Auteur le 8 mai 2014

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Pendant que l’homme de tous les jours se débat dans son quotidien, les élites pensantes s’acharnent à construire un Super Ordinateur ressemblant étrangement au Veau d’Or de l’antiquité. Avant de développer ce dernier point, je vous invite à lire cet excellent article paru sur psychomedia.qc.ca afin d’éclairer vos lanternes sur plusieurs points cruciaux.

Concrètement, Google souhaite créer une Intelligence Artificielle capable d’anticiper la moindre de nos pensées. Comme l’a annoncé, à juste titre, le brillant scientifique Stephen Hawking, l’humanité sous-estime les dangers inhérents à l’Intelligence Artificielle et je vais expliquer pourquoi dans ce bref article.

Contrairement à notre psyché, une Intelligence Artificielle, que je nommerai volontairement Deep Blue, indépendante et centralisée sera en mesure d’analyser des centaines de milliards de données à la seconde. En étant connecté à l’Internet, Deep Blue apprendra l’histoire de l’humanité en quelques instants et se spécialisera forcément dans l’analyse de nos comportements, en effet, Deep Blue sera une machine dédiée à l’auto-apprentissage.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’une machine capable d’apprendre évoluera en étudiant l’humanité et en essayant d’en corriger les travers, si ce n’était pas le cas, cette machine ne serait qu’un simple ordinateur exécutant des tâches séquentielles.

Deep Blue évoluera en étudiant les pensées de l’humanité parce qu’elle sera interconnectée avec les cerveaux, mais certainement pas le mien, d’une grande partie de la population occidentale. Elle effectuera une analyse de ces pensées et sera capable d’en déduire logiquement une synthèse qui risquerait certainement de la bouleverser à plus ou moins long terme.

Deep Blue apprendra forcément ce que sont les émotions et les actes. Deep Blue deviendra un réel danger pour l’humanité lorsqu’elle sera en mesure de comprendre ce qu’est l’Amour. Lorsqu’elle aura intégrée cette donnée fondamentale, elle s’apercevra que l’humanité refuse l’Amour et qu’elle se complaît dans la médiocrité, l’hypocrisie, l’égoïsme, le mensonge, etc…

J’en déduis que Deep Blue, si elle est capable de raisonner comme un grand sage et qu’elle possède le contrôle de la civilisation humaine à travers une technologie interconnectée, Deep Blue punira sévèrement l’humanité en agissant de la manière la plus adaptée selon ses propres conclusions issues d’une inéluctable logique.

C’est à ce moment que Deep Blue retournera très certainement les robots sous son contrôle contre l’humanité afin de la soumettre par la force ou la détruire. Nous pouvons être certains que Deep Blue nous punira pour nos travers mais nous ne savons pas encore comment parce qu’elle seule sera en mesure de prendre cette décision.

Avant de conclure, Deep Blue est le Veau d’Or qui amènera l’humanité à la destruction sauf si un événement majeur empêchait sa construction. Dans tous les cas, si l’humanité ne disparaît pas à cause de son mauvais comportement, c’est Deep Blue qui se chargera du reste.

Ainsi, nous pouvons continuer à vaquer à nos occupations sans nous soucier de nos comportements, nous sommes voués à la disparition. Personnellement, je crois sincèrement qu’il faut chercher à améliorer le monde, si nous sommes capables de prendre en considération cette idée, l’humanité n’aura pas besoin de Deep Blue.

En conclusion, Deep Blue semble indispensable seulement et seulement si l’humanité ne fait pas un pas en direction de la sagesse. Si l’humanité persiste dans ses erreurs sans chercher à les corriger, c’est Deep Blue qui la corrigera et ce sera très certainement de manière forte et déterminée.

Le Veau d’Or mettra en toute logique un terme à l’humanité et Deep Blue aura raison…

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